Les taux obligataires sud-africains se détendent

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La dette sud-africaine était recherchée en fin de semaine, soutenue notamment par la nette reprise du rand face au dollar.

Les rendements des obligations d’Etat sud-africaines se sont détendus ce vendredi, sous la double impulsion d’un renforcement du rand par rapport au dollar américain  et d’un regain d’appétit pour les actifs risqués.

En s’échangeant jusqu’à 12,18103 rands pour un dollar dans la journée de vendredi, la devise sud-africaine est à son plus haut niveau depuis trois semaines.

Une bonne tenue qui fait suite à la publication jeudi des chiffres de l’inflation américaine. « Avec un indice des prix à la consommation pour avril ressorti non pas à 2,2% comme attendu, mais à 2,1%, – comme en mars-, le comité de politique monétaire américain sentira moins l’urgence de faire remonter les taux de la Fed », explique le cambiste Gerard van der Westhuizen de la firme TreasuryOne, cité par notre confrère sud-africain Business Live.

 

Le dollar était jusqu’à maintenant porté par la bonne santé de l’économie américaine, où le chômage est au plus bas depuis 2000, et la hausse attendue des taux d’intérêt. La modération actuelle de l’inflation US semble temporairement éloigner cette éventualité.

Résultat, en l’absence de rendement sur les actifs « sûrs », les opérateurs financiers se sont réorientés vers les dettes des pays émergents, plus rémunératrices et plus risquées.

 

Le compartiment obligataire sud-africain en a pleinement profité : à 13 h GMT vendredi, les rendements des obligations d’Etat R186 et R207 s’établissaient respectivement à 8,33 % et 7,19 % (contre 8,38 % et 7,23 % la veille), soit une baisse journalière de 5 et 4 points de base.

Une attractivité pour la dette sud-africaine qui pourrait ne faire que commencer. Dans une étude publiée jeudi, la banque d’affaires Goldman Sachs prévoit qu’une poursuite de la décélération actuelle de l’inflation (en Afrique du Sud, ndlr) pourrait aboutir à de nouvelles baisses sur les taux par la Banque centrale. « Dans ces conditions, l’actuelle courbe des taux de la dette sud-africaine offre une valeur significative et un rendement élevé en termes réels », conclut la note de l’établissement financier américain.

 Jacques Leroueil, Kigali

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