Côte d’Ivoire: à couteaux tirés dans l’antre du PDCI

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Henri Konan Bedié qui a demandé à son parti de soutenir le président Alassane Ouattara aux présidentielles de 2015 se heurte à une vive résistance en interne. C’est ce que nous avons constaté jeudi 18 décembre lors de la réunion du bureau politique du PDCI, Parti démocratique de Côte d’Ivoire,  qui partage le même ideal houpheitien que le RDR d’Alassane Ouattara.

Cette réunion du BP a tourné en affrontements parfois musclés entre partisans du président Bedié et partisans de son désormais rival, Amara Essy, soutenu par la puissante coalition des planteurs. Arrivé en milieu d’après midi, le président  Bedié a eu droit à une standing ovation de la part des partisans de l’appel de Duokro avant d’être plusieurs fois interrompu dans son adresse par les chauds partisans d’Amara Essy.

L’on reconnaissait aussi dans la salle un petit groupe de militants acquis à Charles Konan Bany, président de la Commission Justice et Réconciliation et ancien ministre du président Laurent Gbagbo. Candidat  déclaré aux présidengielles, Charles Konan Bany a vu ces dernières 48 heures deux de ses soutiens financiers recevoir une notification de justifier des  mouvements “suspects” constatés  dernièrement dans leurs comptes en banque.

L’enjeu pour les jours à venir sera pour le camp du président Bedié de maintenir l’appel de Duokro appelant à soutenir Ouattara quitte à violer les résolutions du dernier congrès du PDCI appelant à présenter un candidat. L’annulation de la Convention du 12ème Congrès ordinaire qui prévoyait d’investir “un militant actif du parti” à à presidentielle de 2015 est abrogé en attendant un Congrès extraordinaire prévu en février 2015 et devant désigner Ouattara, chef de l’État sortant et candidat du RDR, sous la bannière du PDCI-RDA.

Démocratique ou pas, la décision ne fera pas l’unanimité.  C’est dans cette brèche ouverte qu’entendent s’engouffrer les candidats déclarés dont le diplomate Amara Essy de loin le plus à même de secouer le leadership déclinant du président Bedié. Des risques de scission ne sont pas à écarter.

Serge Koffi, Abidjan 

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