SADC UEEn signant un accord de partenariat économique (APE) avec l’Union Européenne, la  Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) montre en filigrane qu’elle accorde peu de crédit au traité de libre-échange continental signé en juin 2015 et engageant, pensait-on, tous les Etats de l’Union Africaine.

Pour le commissaire UE en charge du Commerce, Cécilia Malmström, cet accord montre la volonté de l’Europe de fonder ses relations commerciales avec ses partenaires de la région d’Afrique australe sur des règles stables et « décidées d’un commun accord’. Les pays africains signataires bénéficient d’un accès européen en franchise de droits et de douanes.

Seul hic, cet accord donne à l’Europe plus de priorités qu’à l’Afrique et, à notre sens, participe  de la fragmentation du continent en zones compartimentées. L’accord de partenariat économique (APE) avec le Botswana, le Lesotho, le Mozambique, la Namibie, l’Afrique du Sud et le Swaziland – le «groupe APE SADC» – devrait être suivi d’un accord analogue avec l’Afrique de l’Ouest (où le Nigeria et la Gambie refusent de signer)  et la Communauté de l’Afrique de l’Est.

En Europe, l’accord sera soumis à l’approbation du Parlement européen et devra être ratifié par les 28 États membres de l’UE selon les procédures nationales de ratification ainsi que par les pays d’Afrique australe.  Quid donc de la SADC ?

 

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