Uniwax S.A. a clôturé l’exercice 2025 sur une perte nette de 624,1 millions de FCFA (environ 1,09 million de dollars américains), en amélioration de 71,5 % par rapport à la perte de 2,189 milliards de FCFA enregistrée en 2024, selon les résolutions soumises au vote des actionnaires lors de l’assemblée générale ordinaire convoquée le 16 juillet prochain à Abidjan (Côte d’Ivoire).
Les résolutions mettent d’abord en avant une amélioration du niveau d’activité ordinaire de l’entreprise. Le résultat brut des activités ordinaires s’établit à -436,3 millions de FCFA, contre -2,159 milliards de FCFA un an plus tôt, soit une progression de 79,8 %. Le résultat hors activités ordinaires (H.A.O.) ressort pour sa part à -152,8 millions de FCFA en 2025.
L’un des principaux faits marquants de l’exercice concerne la cession d’un terrain intervenue au cours de l’année. Cette opération a généré une plus-value qui a porté le résultat avant impôt à 9,064 milliards de FCFA avant prise en compte d’un traitement comptable et fiscal spécifique. Selon les dirigeants, la société a enregistré une dotation aux provisions réglementées liée à cette plus-value de cession d’immobilisation, avec pour objectif de réinvestir les montants concernés dans les trois prochaines années.
Après prise en compte de cette provision, le résultat avant impôt ressort finalement à -589,1 millions de FCFA. Cette écriture, indique-t-on, traduit la volonté d’Uniwax de provisionner la plus-value issue de la vente du terrain afin de garantir de futurs investissements. L’opération est ainsi présentée non comme un produit immédiatement incorporé au résultat distribuable, mais comme une ressource destinée à accompagner le développement ultérieur de l’entreprise.
Selon UNIWAX, la stratégie consiste à appliquer les dispositions de l’article 28 du Code général des impôts, qui permettent, sous certaines conditions, un traitement particulier des plus-values de cession d’immobilisations, à condition notamment qu’elles soient réinvesties dans un délai déterminé. Dans ce cadre, les fonds issus de la cession seraient destinés à la modernisation des installations et au renforcement de l’outil de production.
En rappel, la cession de l’actif concerné est intervenue alors que la société appartenait encore au groupe Vlisco, avant le transfert des actions au groupe COIC, formalisé le 3 février dernier. L’assemblée générale du 16 juillet doit d’ailleurs constater la réalisation effective de cette opération, portant sur 15 millions d’actions, soit 72,3 % du capital et des droits de vote, cédés par FRAGECI SA, CFCI SA et VLISCO B.V. au profit de COIC SA. Les mandats des administrateurs liés à l’ancien actionnariat ne sont pas renouvelés, au profit d’un conseil recomposé autour d’Abdoul, Daouda et Ismaël Soukpafolo Koné, ainsi que Jean-Paul Marius Konan Yao, aux côtés de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS). Le nouvel actionnaire s’est engagé à poursuivre le réinvestissement de la plus-value au service des ambitions industrielles de l’entreprise.

