Paris, le 9 juillet 2026 – Pendant deux jours, la salle plénière du Paris Marriott Rive Gauche Hotel a été le théâtre d’un rendez-vous majeur pour l’avenir du continent : la 9e édition du Mining On Top Africa (MOTA 2026). Organisé par AME Trade, l’événement a réuni les délégations ministérielles africaines, les institutions financières et les compagnies minières internationales de premier plan (Montage Gold, First Quantum Minerals, Nimba Mining Company, Rio Tinto, Fortuna Mining, Aura Energy, Kamoa Copper et Emiral Mining).
Au cœur de cette édition, sous le thème « Sécuriser l’avenir minier de l’Afrique : Souveraineté, durabilité et partenariats globaux », les échanges ont acté un changement de paradigme fondamental, scellant le passage définitif d’une logique d’extraction brute à une stratégie de co-développement, de création de valeur locale et de raffinage sur le continent. Fort du succès de ce hub d’affaires unique, les organisateurs ont officialisé la tenue de sa 10e édition anniversaire, qui se déroulera les 7 et 8 juillet 2027 à Paris.
L’édition 2026 en quelques chiffres clés :
- 260 participants de haut niveau issus de 32 pays.
- 5 délégations officielles de haut niveau : Mauritanie, République Démocratique du Congo, Sénégal, Côte d’Ivoire, Ghana et Guinée.
- 53 experts et décideurs mobilisés au cours de 11 sessions thématiques de travail. « Mining On Top Africa est une plateforme neutre et hautement stratégique de dialogue, d’écoute et de partage, conçue pour vous permettre de comparer vos visions économiques », a rappelé la direction d’AME Trade lors des discours d’ouverture. La conférence s’est ouverte sous la modération de Philippe Ngamou avec les interventions de Talibouya Diagne (Directeur général Afrique de l’Ouest d’AME Trade), de Jean-Luc Assi (Président du Conseil d’administration de la SODEMI), et de Jean-Claude Guillaneau (coordinateur PanAfGeo et représentant du BRGM). Ce dernier a d’ailleurs martelé en préambule que l’Afrique n’occupe plus la périphérie mais s’impose désormais « au centre de la transformation minérale mondiale ». Présidée par Mariame-Yolande Bah de l’ALSF, la table ronde ministérielle a immédiatement donné le ton du sommet en réunissant des leaders gouvernementaux clés, dont S.E. Edy Ould Zeine (Ministre des Mines et de l’Industrie de la Mauritanie), S.E. Urbain Fiacre Opo (Ministre des Industries Minières et de la Géologie de la République du Congo), S.E. Yusif Sulemana (Deputy Minister du Ghana), et le Secrétaire Général Aboubacar Kourouma (Guinée). Les échanges ont mis en lumière le refus catégorique du continent d’être un simple réservoir géologique au profit d’une industrialisation locale :
- En Mauritanie : S.E. Edy Ould Zeine a déclaré que la stratégie nationale mise sur la confiance des investisseurs plutôt que sur la contrainte légale, annonçant un plan de doublement de la production d’électricité propre d’ici deux ans.
- En République du Congo : S.E. Urbain Fiacre Opo a insisté sur l’urgence de lever les verrous logistiques avec une formule claire : « extraire, évacuer, transformer », tout en engageant le pays à mettre en production une deuxième société de potasse d’ici la fin de l’année 2026. Au cours des sessions de travail, experts et financiers ont exploré les solutions concrètes pour le secteur :
- Financement & Capitaux : Animée par Stéphane Brabant, la session dédiée au financement (Banque mondiale, AFC, DFC, IEA) a mis en exergue l’existence de 4 000 milliards de dollars de capital domestique africain largement sous-mobilisés, poussant le modérateur à rappeler aux opérateurs qu’il faut « creuser le droit autant que le sol ».
- Focus Côte d’Ivoire : Modéré par Marie Badiane-Mbuyu, ce panel (avec la SODEMI et Montage Gold) a exposé une multiplication par dix des investissements en une décennie. Montage Gold y a annoncé la première coulée d’or du projet Koné avant la fin de l’année grâce à un capital bouclé d’un milliard de dollars, tandis que la SODEMI rappelait qu’il ne peut y avoir de souveraineté sans formation de base et équipements performants.
- Focus Guinée : Mené par Hervé Theveniaut, le panel a prouvé la maturité industrielle nationale via le mégaprojet Simandou. Patrice L’Huillier (Nimba Mining Company) a valorisé un écosystème opérationnel évoluant vers une entreprise privée 100 % guinéenne, complété par François Phopho Kamano qui a souligné comment les rails et le port en eaux profondes du projet créent déjà des opportunités majeures pour le secteur agricole.
- Europe & Partenariats mondiaux : Jean-Claude Guillaneau a décrypté l’alignement du CRM Act européen et les 150 milliards de dollars de la stratégie Global Gateway, session durant laquelle Christophe Thillier (ERAMET) a insisté sur l’urgence d’accélérer l’exploration grâce à l’intelligence artificielle.
Le panel sur les infrastructures et les énergies, animé par Yocoli Grace-Milca Konan, a démontré que la compétitivité d’un projet dépend de son acceptabilité sociale. Ekaterina Autet (IFC) a prévenu qu’une mine sans le soutien des populations ne peut réussir. Jed Benjamin Goldstein (First Quantum Minerals) a évoqué la fragilité des systèmes hydro-dépendants face au climat, rappelant que la mine doit prioritairement profiter au pays hôte. Boubacar Ousmane Mbaye (Chambre des Mines du Sénégal) a ajouté que « l’avenir du secteur minier viendra de ce que l’on construit en surface et non de ce que l’on puise sous terre », alors qu’Adrian Mill (ESS) rappelait la dimension purement financière des critères ESG.
La seconde journée a confirmé ces mutations sur les minéraux critiques et l’or :
- Minéraux critiques : Louis Maréchal (OCDE) a prévenu que sans effort immédiat d’exploration et de logistique, il n’y aura pas d’exploitation demain. Samuel Gahigi (Rio Tinto) a affirmé que l’Afrique devient un marché de consommation et plus seulement une source d’approvisionnement, tandis qu’Anass Joudy (BERD) a comparé ces métaux au nouveau pétrole, exigeant une structuration stricte en chaînes de valeur.
- Marché de l’or : Kirill Kirilenko (Groupe CRU) a acté une mutation géopolitique : le métal jaune passe du statut de marchandise d’exportation à celui de stratégie de réserve souveraine. Le Dr Abdoul Karim Kabele Camara (Fortuna Mining) a rappelé avec pragmatisme l’importance de l’attractivité économique pour les affaires.
- RDC & Mauritanie : Le focus sur la Mauritanie a valorisé la SNIM comme l’exemple même du contenu local réussi. En RDC, Popol Mabolia Yenga (Cadastre Minier) a interpellé les donneurs d’ordres occidentaux sur leurs exigences environnementales, déclarant que « les efforts locaux servent parfois simplement à donner bonne conscience à l’Occident », tandis qu’Éric Kalala (Entreprise Générale de Cobalt) replaçait l’humain et l’après-mine au centre des défis.
En clôture, le panel animé par Sheraz Neffati (ICDA) et James Wallbank (Ibaera) a scellé le sommet sur une mise en garde économique : il faut impérativement bâtir les capacités d’enrichissement locales avant de décréter des interdictions d’exportation. MOTA 2026 s’est achevé sur l’affirmation claire qu’aucune transition énergétique globale ne pourra se faire sans un développement territorial équitable. L’organisation de MOTA 2026 tient à remercier chaleureusement l’ensemble de ses sponsors, partenaires institutionnels et associations pour leur confiance renouvelée et leur contribution technique essentielle au succès de l’événement : Les sponsors et compagnies Minières : SODEMI, Fortuna Mining, Montage Gold, ALSF, First Quantum Minerals, Nimba Mining Company, Rio Tinto, Aura Energy, Kamoa Copper et Emiral Mining (Allocution… p. 1). Les associations et Institutions Partenaires : MEDEF International, VDMA, CIAN et ICDA, EVOLIS, IMnl. Les médias Partenaires : Nos remerciements à nos médias partenaires, aux réseaux de presse et aux journalistes spécialisés pour leur couverture et leur engagement indispensable au rayonnement des enjeux du secteur minier africain. Rendez-vous est pris pour la 10e édition anniversaire du MOTA, les 7 et 8 juillet 2027 à Paris.
À propos d’AME TRADE Ltd
Fondée en 2006, AME Trade Ltd s’est imposée comme un acteur de premier plan pour faciliter le commerce et l’investissement sur les marchés émergents d’Afrique. Forts de plus de 20 ans d’expérience, nous sommes spécialisés dans les événements B2B sectoriels, les conférences et les services de marketing digital, en particulier dans les secteurs des mines, de l’énergie, de la finance et du pétrole et du gaz. Présents dans 29 pays africains, nous collaborons avec les meilleurs experts de l’industrie et les PME locales pour organiser des événements à fort impact qui favorisent le développement durable et la croissance économique à travers le continent. Notre mission est de faciliter les relations d’affaires significatives, de former et de rassembler les principales parties prenantes afin d’aborder et de résoudre les problématiques clés pour une collaboration et un progrès accru dans chaque secteur d’activité. Notre présence sur le terrain nous confère un avantage concurrentiel et un savoir-faire inégalé. Notre offre de services à valeur ajoutée comprend des programmes de formation sur mesure pour le renforcement des capacités, des services de marketing digital connecté et des rapports de veille économique stratégique. Rejoignez-nous dans nos efforts

