Bénéfices: la belle affaire des banques de l’UMOA…en 2019

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La Société générale de banques en Côte d'Ivoire (SGBCI) a été fondée en 1962 avec la participation de l'État et de plusieurs partenaires financiers internationaux.

En 2019, les banques de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) ont réalisé une très bonne affaire avec des bénéfices après impôts de 542,3 milliards de FCFA (813,450 millions d’euros) , selon les données de la Commission bancaire, l’organe de supervision des banques basée à Abidjan. Par rapport à l’exercice 2018 où il se situait à 379,4 milliards de FCFA, le résultat net global des banques a affiché une croissance de 42,9%.

«Toutes les places bancaires ont contribué à cette orientation favorable», note la Commission bancaire dans son rapport annuel. Par ordre d’importance, la Côte d’Ivoire se taille la part du lion avec 227,5 milliards de FCFA des bénéfices, suivie du Sénégal (94,2 milliards), du Burkina (77,9 milliards), du Mali (52,1 milliards), du Togo (31 milliards), du Niger (26,6 milliards), du Bénin (20 milliards) et de la Guinée‑Bissau (12,9 milliards).

Quant au produit net bancaire (PNB), il s’est situé à 2 057,3 milliards de FCFA contre 1 969,1 milliards de FCFA au 31 décembre 2019, soit une progression de 4,3% en rythme annuel contre +6,0% en 2018. Selon la Commission bancaire, le résultat de la période sous revue est principalement composé « des revenus nets des opérations avec la clientèle et de ceux relatifs aux opérations sur titres et opérations diverses, qui en représentent respectivement 68,3% et 27,7% contre 70,4% et 26,8% en 2018». Les produits nets des opérations avec la clientèle ont progressé de 1,1% pour s’établir à 1 404,2 milliards de FCFA en 2019.

De leur côté, les produits nets des opérations sur titres et opérations diverses ont augmenté de 8,0%, atteignant 570,1 milliards de FCFA en 2019. Quant au résultat des opérations de trésorerie et opérations avec les établissements de crédit et assimilés, il est ressorti déficitaire de 192,4 milliards de FCFA en 2019 contre 210,2 milliards de FCFA un an plus tôt. «Cette évolution est induite par une baisse de 8,5 milliards de FCFA des charges, combinée à une progression des produits de 9,2 milliards de FCFA», souligne la Commission.

S’agissant des revenus des autres opérations (change, hors‑bilan, prestations de services financiers et divers), ils se sont accrus de 9,6 milliards de FCFA, soit 3,6%, en passant de 265,8 milliards de FCFA en 2018 à 275,4 milliards de FCFA en 2019. La croissance du PNB a permis de porter le produit global d’exploitation à 2 141,0 milliards de FCFA en 2019 contre 2 043,0 milliards de FCFA un an plus tôt, soit une variation annuelle de 4,8%. Le résultat brut d’exploitation a progressé de 15,1% en ressortant à 829,1 milliards de FCFA, en raison principalement d’une progression plus importante du PNB (+4,3%) par rapport aux frais généraux (+0,5%).

En prenant en compte les dépréciations nettes sur risques et pertes sur créances irrécouvrables chiffrées à 235,2 milliards de FCFA, le résultat d’exploitation s’est établi à 603,4 milliards de FCFA à la fin de l’exercice 2019 contre 436,4 milliards en 2018. Le taux de marge nette (qui mesure la profitabilité en rapportant le résultat net au produit net bancaire), a progressé de 7,1 points de pourcentage, d’une année à l’autre, pour se fixer à 26,4% au 31 décembre 2019 contre 19,2% un an plus tôt. Quant au coefficient de rentabilité (ROE), qui est un indicateur du rendement des fonds propres par rapport au résultat net, il a augmenté de 2,7 points de pourcentage en ressortant à 14,6% à fin 2019 contre 11,8% en 2018. Le taux de rentabilité des actifs (ROA), qui détermine le rapport entre le résultat net et le total des actifs, a, de son côté, progressé de 0,3 point de pourcentage pour atteindre 1,3% au terme de l’exercice sous revue contre 1,0% au terme de l’exercice précédent.

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