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Michel Sapin, ministre français des Finances.

Il ne s’est rien passé à Yaoundé, les 8 et 9 avril, lors de la réunion de la zone Franc. Le FCFA reste arrimée à l’euro pour le meilleur et le pire. Voici quelques déclarations à propos de cette monnaie qui unit et divise. 

Intérêt.

Si nous ne trouvions pas notre intérêt à cet accord de coopération, nous n’aurions aucune raison d’y rester”
L’ivoirien Tiemoko Meyliet Koné, gouverneur de la BCEAO à propos de l’accord monétaire de la zone Franc.


 

Inévitable

Tôt ou tard, c’est une discussion qu’il faudra ouvrir, au regard également des difficultés que traverse l’Europe depuis quelques années
Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, à propos d’une monnaie à 100% africaine


 

Parfaite

Aucune structure monétaire n’est parfaite, nous en sommes conscients. Mais le franc CFA a fait ses preuves en termes de stabilité monétaire”.

Le ministre camerounais des Finances, Alamine Ousmane Mey


 

Ouverte

La France n’est pas là pour décider à la place des pays concernés. Si des idées, si des propositions sont faites par les responsables politiques des pays concernés, la France est évidemment ouverte à toute évolution”,
Michel Sapin, ministre français de l’Economie et des Finances.


 

Souveraineté
“Ces dépôts privent les pays concernés de liquidités et leur fait perdre une partie de leur “souveraineté. Vous imaginez la banque centrale européenne déposer 50% de ses réserves à Washington? Cela paraît impensable”

L’économiste sénégalais Demba Moussa Dembele.


 

 

Convertibilité
je suis farouchement opposé au blanchiment d’argent, raison pour laquelle avant d’aboutir à une convertibilité du CFA entre les deux zones monétaires, il faudra s’assurer de toutes les précautions, question « d’éviter de tomber dans le financement du terrorisme »

Lucas Abaga Nchama, gouverneur de la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique Centrale), en prélude à la réunion de la zone Franc


 

 

Clauses 


“Il y a des clauses qui sont dépassées. Ces clauses-là, il faudra les revoir dans l’intérêt de l’Afrique et dans l’intérêt aussi de la France. Ces clauses tirent l’économie de l’Afrique vers le bas »

Idriss Deby, président du Tchad, en 2015 lors de la célébration des 55 ans de l’indépendance de son pays.

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