La CNUCED a remis, le 26 octobre 2026, les prix Empretec Women in Business, dans le cadre du 9e Forum mondial de l’investissement, tenu à Doha du 25 au 27 octobre sur le thème « Investir dans l’avenir ». Les cinq lauréates, retenues parmi 52 candidates présentées par les centres Empretec, ont été distinguées dans quatre catégories — leadership, durabilité, innovation et technologie.
Le palmarès récompense des entreprises à forte croissance, le plus souvent dirigées par leurs fondatrices. Sandra Letio, directrice générale de l’ougandaise Pelere Group Limited, remporte le prix du leadership pour son travail dans la filière karité auprès de 5 000 petits exploitants. Paula Gianserra, cofondatrice et directrice des opérations de l’argentine ReForest Latam, reçoit le prix de la durabilité : son entreprise combine analyse satellitaire, intelligence artificielle, biotechnologie des semences natives et semis par drone pour restaurer des terres dégradées. Le prix de l’innovation est co-attribué à Aisha Albinali, cofondatrice de la qatarie Wafir, qui numérise les pratiques d’épargne traditionnelles, et à Adriana Fernandes, fondatrice et directrice générale de la brésilienne Mátrika Special Foods, société paulista créée en 2015 et devenue une référence des aliments adaptés aux régimes spécifiques. Enfin, Biobele Oyibo, cofondatrice et directrice générale de la nigériane Earlybean, est primée dans la catégorie technologie pour une plateforme d’éducation financière destinée aux enfants et aux adolescents.
Pour Sandra Letio, le prix couronne un parcours de dix ans : elle avait déjà reçu, en 2016, le Best Pitch Award de la CNUCED-Empretec.
Au-delà de la célébration, le forum a mis en lumière les obstacles à la croissance des entreprises dirigées par des femmes, à commencer par l’accès au financement, aux marchés et aux réseaux internationaux. Pour y répondre, la CNUCED et la Qatari Businesswomen Association ont signé un protocole d’accord destiné à renforcer leur coopération en faveur de l’autonomisation économique des femmes.
Les sessions consacrées à la mobilisation du capital féminin ont réuni investisseurs, décideurs et chefs d’entreprise. Elles traduisent un déplacement du regard : les femmes entrepreneures n’y sont plus seulement destinataires de programmes d’accompagnement, mais identifiées comme des actrices économiques à part entière, capables d’investir et de financer la croissance.

