Gelsomina Vigliotti, vice-présidente de la Banque européenne d’investissement (BEI), a rencontré lundi 26 octobre 2026, au Caire, Hassan Abdalla, gouverneur par intérim de la Banque centrale d’Égypte (CBE). La visite officielle a porté sur les perspectives de coopération, le partenariat stratégique entre les deux institutions et le développement de la finance durable.
Selon le communiqué de la banque centrale, Hassan Abdalla a salué la solidité des relations institutionnelles avec la banque de l’Union européenne et présenté l’évolution récente des agrégats macroéconomiques égyptiens ainsi que la situation du secteur financier national, dans un contexte régional marqué par les tensions.
De son côté, la vice-présidente de la BEI a estimé que la résilience du secteur bancaire égyptien se reflétait dans ses indicateurs de solidité financière. Ces indicateurs sont documentés : à fin 2025, le ratio d’adéquation des fonds propres des banques égyptiennes atteignait 19,6 %, très au-dessus du minimum réglementaire de 12,5 %, tandis que le ratio de prêts non performants (NPL) reculait à 1,9 % du total des crédits et s’y maintenait en mars 2026. Le total de bilan du secteur s’élevait à 26 887 milliards de livres égyptiennes au premier trimestre 2026.
Cette rencontre s’inscrit dans un partenariat ancien : la BEI finance des projets en Égypte depuis 1979, pour un portefeuille que les autorités égyptiennes chiffrent à près de 14 milliards d’euros et 127 projets, secteurs public et privé confondus. Elle intervient aussi dans le cadre du partenariat stratégique et global UE-Égypte, qui structure la coopération financière entre Le Caire et Bruxelles.
Aucun nouvel accord de financement, ligne de crédit ou montant n’a toutefois été annoncé à l’issue de la réunion. Les deux parties se sont bornées à examiner des « pistes de coopération » : la portée concrète de l’échange reste, à ce stade, déclarative.

