L’Afrique prête à financer son développement

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Le rapport 2015  sur les indicateurs de capacités en Afrique, a révélé, que 73% des 54 pays du continent ont développé, jusque là, des capacités techniques moyennes. C’est pourquoi, la 24 ème session annuelle du conseil des gouverneurs de la fondation pour le renforcement des capacités en Afrique(Acbf), a insisté sur l’impérieuse nécessité de booster la mobilisation des ressources  pour la mise en œuvre des programmes de développement.

Le conseil des gouverneurs de l’Acbf, qui s’est tenu du 02 au 04 septembre 2015 à Addis-Abeba, a soutenu que les faiblesses de capacités, représentent le défi majeur du continent pour la mobilisation des ressources intérieures (Mri).Le rapport 2015  de l’Acbf , souligne d’ailleurs que 73 % des pays africains n’ont pu développer que des capacités moyennes au profit de leurs compatriotes, avec seulement 17 % dans la fourchette haute et 8,9 % dans la tranche basse. Le secrétaire exécutif de l’Acbf, Pr Emmanuel Nnadozie, a relevé toute l’importance de cette problématique, car il s’agit tout d’abord de mobiliser des ressources pour mettre en œuvre les objectifs de développement durable (ODD)  et l’agenda 2063. Bien que cela n’exclut pas que l’Afrique doive mobiliser des ressources internes.

De même, les pays africains sont invités à ne plus dépendre de l’aide publique au développement (Apd). Les toutes dernières statistiques informent que la part de cette aide extérieure dans les flux extérieurs totaux (estimée à 55,2 milliards  de dollars) a été en diminution, passant de 38% en 2004  à 27 % en 2014. Les données montrent  que les pays africains  éprouvent  un besoin sérieux en termes de capacités pour intensifier la Mri,  car, dans tous les domaines, pour assurer une Mri efficace et durable, il ya un besoin exprimé notamment en matière de lutte contre les flux financiers illicites ou la lutte contre la corruption. Un défi important à relever, d’autant plus que les volumes de flux financiers illicites  ont dépassé ceux de l’aide publique au développement  et des investissements directs étrangers. Des estimations  récentes ont d’ailleurs montré que l’Afrique a perdu une moyenne de 60, 3 milliards de dollars ; ce qui représente environ 4 % du PIB  à travers les flux financiers illicites au cours de la période 2003-2012.

En tous les cas, l’Acbf a retenu les impératifs de capacités institutionnelles  et humaines pour augmenter la Mri. En plus des règles et des règlements, les capacités des institutions dans la chaîne doivent  être renforcées. Ces paradigmes, englobent la saine gestion des finances publiques, qui fait partie intégrante du processus d’amélioration de la mobilisation des ressources intérieures. De même que la garantie que les ressources intérieures sont utilisées  pour assurer un développement inclusif et durable.

 

Par Albert SAVANA

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