Par Nephthali Messanh Ledy

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En Afrique, les coûts économique et humain de la pollution de l’air reste en hausse constante : 447 milliards de dollars par an pour 712.000 décès prématurés, selon une nouvelle étude publiée par l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE).

Les pertes économiques, évaluées sur la base des données épidémiologiques contenues dans le « Global burden of disease study 2013 », se répartissent comme suit : 215 milliards de dollars pour la pollution de l’air extérieur et 232 milliards de dollars pour la pollution de l’air intérieur. Ces conséquences « sont très importantes et nécessitent une action vigoureuse des pouvoirs publics », commente l’étude.

Cette publication fait suite à un récent rapport de l’Agence Internationale pour l’Energie qui estime l’impact de la pollution de l’air à près de 6,5 millions de décès prématurés par an au niveau mondial. « La production et l’utilisation d’énergie sont de loin les premières sources humaines d’émissions de polluants atmosphériques », précise-t-il.

D’ailleurs, la pollution de l’air occasionne plus de décès que la pollution de l’eau (542.000), la malnutrition (275.000) et la piètre qualité des installations sanitaires (391 000), conclue l’OCDE dont l’étude souligne le manque d’informations précises sur la composition exacte des sources de pollution de l’air en Afrique.

A noter que l’Ethiopie, deuxième pays d’Afrique par sa population, reste l’un des pays les plus touchés par le fléau, avec environ 77.600 décès en 2013. Le pays connaît un taux de croissance démographique d’environ 10% par an depuis une décennie.

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