2 665 athlètes en compétition, 204 comités olympiques représentés, 25 sports de compétition, 153 épreuves à médailles, 6 000 volontaires mobilisés et 3 villes hôtes.
Ce samedi 31 octobre 2026, le Sénégal entre dans l’histoire du sport mondial en accueillant les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ). Pour la première fois, une compétition olympique se déroule sur le continent africain. Pendant deux semaines, Dakar, Diamniadio et Saly seront les vitrines d’un événement dont les enjeux dépassent largement les performances sportives : infrastructures, tourisme, économie, rayonnement international et héritage pour la jeunesse africaine.
Les dix informations essentielles
1. Une première historique pour l’Afrique. Désigné en 2018 par le CIO, le Sénégal accueille la quatrième édition des JOJ d’été, après Singapour (2010), Nanjing (2014) et Buenos Aires (2018). Initialement prévus en 2022, les Jeux avaient été reportés à 2026 dans le contexte de la pandémie de Covid-19.
2. Deux semaines de compétitions. Les Jeux se déroulent du 31 octobre au 13 novembre 2026, certaines épreuves ayant débuté le 30 octobre. La cérémonie d’ouverture officielle est programmée ce samedi au Stade Abdoulaye-Wade de Diamniadio.
3. Trois pôles géographiques. Dakar accueille notamment l’athlétisme, la natation et le basketball 3×3 ; Diamniadio concentre plusieurs compétitions en salle ainsi que le village olympique ; Saly accueille les sports de plage et certaines disciplines nautiques.
4. Un programme sportif adapté au contexte africain. Les 25 sports de compétition comprennent la lutte de plage, le beach handball, le baseball5, le breaking, le futsal et le wushu, en plus des disciplines olympiques traditionnelles. Dix autres sports sont proposés sous forme d’activités de découverte. Site officiel CIO+1
5. La parité intégrale. Le CIO annonce une répartition égale des quotas entre filles et garçons, avec 73 épreuves masculines, 73 féminines et sept mixtes. C’est une première à cette échelle pour les JOJ.
6. Un dispositif humain important. Le programme de volontariat Jambaar26 a enregistré 23 000 candidatures pour 6 000 places. Plus de 700 collaborateurs participent également à l’organisation.
7. Des infrastructures destinées à durer. Les installations sportives modernisées, notamment les complexes Iba Mar Diop et Tour de l’Œuf, devraient servir après les Jeux. Le village olympique, implanté à l’Université Amadou Mahtar Mbow, doit être restitué aux étudiants.
8. Une forte mobilisation scolaire. Plus d’un million d’élèves de 11 000 établissements ont bénéficié du programme éducatif olympique. Près de 300 000 jeunes ont participé aux initiatives « Jeunesse en Jeux ».
9. Une ambition populaire. Plus de 960 000 billets ont été mis à disposition, dont 300 000 billets solidaires destinés notamment aux élèves, étudiants, associations et clubs sportifs.
10. Une visibilité mondiale. Environ 507 heures de retransmission sont prévues, avec 19 détenteurs de droits médias et plus de 70 sous-licenciés. Pour le Sénégal, il s’agit d’une occasion de renforcer son attractivité internationale. Olympiques
L’enjeu économique : des investissements importants, des retombées encore à mesurer
L’État sénégalais a prévu au moins 91 milliards de FCFA pour le programme d’infrastructures des JOJ dans son budget 2026. Il s’agit d’une enveloppe budgétaire, et non du coût total consolidé des Jeux. Gouvernement du Sénégal De son côté, Mamadou Diagna Ndiaye, président du Comité d’organisation, a évoqué un budget opérationnel de 32 milliards de FCFA.
Les retombées économiques potentielles concernent l’hôtellerie, la restauration, les transports, la communication, l’événementiel et les entreprises locales. Mais aucun bilan consolidé ne permet encore de quantifier précisément les recettes générées, les marchés attribués aux entreprises sénégalaises ou les emplois pérennes créés.

