Le conseil des ministres du Togo a autorisé le lancement du processus de fusion de l’Union togolaise de banque (UTB) et la Banque togolaise pour le commerce et l’industrie (BTCI), a-t-on appris vendredi 31 mars de sources officielles.

Les deux banques n’ont pas trouvé preneurs lors de la tentative de privatisation des banques publiques, sur recommandations du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque Mondiale.

En effet, dans le cadre de sa politique de libéralisation de l’économie, l’Etat a décidé en 2010 de se désengager des quatre banques publiques que sont la BIA-Togo, la BTD, la BTCI et l’UTB.

A terme, seules la BTD et la BIA ont été reprises respectivement par Oragroup (pour un montant d’environ 20 milliards de FCFA) et le marocain Attijariwafa Bank (pour un montant de 15 milliards de F CFA). Pour leur part, les offres financières avancées par les intéressés de l’UTB étaient en deçà des attentes des autorités togolaises – qui ne voulaient pas vendre à perte, tandis que la BTCI jouissait d’une situation financière assez préoccupante, dissuadant au passage les quelques rares potentiels acquéreurs.

Pour rappel, le FMI avait déjà donné son avis sur cette nouvelle opération envisagée par Lomé depuis 2014. En août 2015, l’institution mondiale avait notamment recommandé la mise en œuvre d’un plan de vente des actifs et de transfert des passifs de la BTCI, ce qui serait, selon elle, « l’option de résolution la moins coûteuse, à environ 1% du PIB ».


Par Nephthali Messanh Ledy

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