Un nouveau chapitre s’ouvre pour la gouvernance du secteur énergétique ivoirien. Nommé directeur général de l’Autorité nationale de régulation du secteur de l’Électricité (ANARE-CI) par le décret n° 2026-684 du 30 septembre 2026, Henri Pépin Krou a officiellement pris ses fonctions le 13 octobre. La cérémonie de passation de charges s’est tenue à Abidjan, sous la présidence de Souleymane Soro, directeur de cabinet adjoint du ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, représentant le ministre Mamadou Sangafowa-Coulibaly. Le nouveau directeur général succède ainsi à Amidou Traoré, lui-même nommé en juillet dernier à la tête de la société d’État CI-Énergies.
S’inscrivant dans la continuité des réformes engagées, Henri Pépin Krou a salué le bilan de son prédécesseur tout en dévoilant ses orientations pour l’institution. Il entend axer son mandat sur la modernisation de l’ANARE-CI et le renforcement de l’efficacité opérationnelle de la régulation. Face à un marché en pleine mutation, il a réaffirmé son engagement à faire prévaloir les principes de transparence, de rigueur et d’équité dans l’ensemble des missions d’arbitrage et de contrôle dévolues à l’autorité régulatrice.
Au cœur de cette feuille de route figurent également la protection des consommateurs d’électricité et la préservation d’un équilibre économique soutenable entre les différentes parties prenantes du secteur. Passant le témoin à son successeur, Amidou Traoré a exprimé sa disponibilité à l’accompagner et a invité l’ensemble des collaborateurs à lui accorder un soutien sans faille pour garantir le succès des missions de l’organe de régulation.
Cette transition, indique-t-on, s’inscrit plus largement dans la vision du gouvernement ivoirien visant à consolider la performance des services publics de l’énergie. Au nom du ministre Sangafowa-Coulibaly, le représentant du ministère a insisté sur la nécessité pour tous les acteurs de l’écosystème électrique de travailler en étroite synergie. Dans un contexte de forte demande socio-économique, cette harmonisation institutionnelle apparaît comme une condition essentielle pour garantir un accès équitable et durable à l’électricité pour l’ensemble des populations.

