La fondatrice et Présidente du groupe ZABBAAN spécialisé dans la production de jus de fruit, confitures, tisanes, boosters à partir des fruits et plantes du Sahel est l’invitée de la 10eme édition de Mon Heure d’Afrique. Entrepreneure visionnaire, consultante internationale et figure emblématique d’une nouvelle génération de leaders africains, Aïssata Diakité a fait de la transformation agricole, de l’innovation et de l’autonomisation des femmes son combat quotidien.
Dans cette nouvelle édition consacrée à « L’agriculture, nouvel eldorado de l’Afrique ?»,
elle répond sans détour sur les déclics, les obstacles et les succès qui ont jalonné sa carrière
d’ingénieure agronome. Aujourd’hui, à travers le programme Barra Challenge Women 360°
porté par l’Institut Zabbaan qu’elle a créé, elle accompagne l’émergence d’une nouvelle
génération d’agricultrices engagées. En plus de produire et d’exporter depuis le Mali — où
son unité de transformation emploie des dizaines de femmes —elle conseille désormais les
gouvernements et institutions de la sous-région et au-delà sur la résilience climatique, la
structuration des filières et la souveraineté alimentaire au Sahel.
Réalisée en coproduction avec SOS Sahel / A Better Life, l’émission est diffusée sur Financial Afrik ce jeudi 5 novembre à 09H00 et sur l’Office de Radiotélévision du Mali (ORTM) à Bamako.
Le parcours d’Aïssata Diakité, originaire de Mopti (Mali) et devenue cheffe d’entreprise agro-
industrielle entre son pays et la France, illustre l’immense potentiel des filières agricoles de
niche. Partout sur le continent, des cultures dites « oubliées » (fonio, sorgho, pois de terre) ne
demandent qu’à être développées. Pour célébrer 2026, Année internationale des
agricultrices, Mon Heure d’Afrique propose trois reportages exclusifs mettant en avant des
femmes déterminées à transformer le secteur :
En Guinée, Maïmouna Diallo érige la première usine de décorticage du fonio du pays
grâce à l’aide de partenaires internationaux qui l’accompagnent depuis ses débuts,
structurant un réseau de récolteuses pour promouvoir la « graine des Dieux » aux
vertus diététique avérées au-delà d’une simple consommation locale.
En Gambie, l’activiste Isatou Ceesay remet le sorgho au goût du jour en mobilisant
les villageoises pour le transformer en farine alimentaire, luttant ainsi contre la
dénutrition infantile. Pour les rallier à sa cause, elle prône un usage extensif de cette
plante miracle qui nourrit le bétail et couvre le toit des cases.
En Côte d’Ivoire, Dr Alimata Coulibaly valorise le pois de terre grâce à une
marque de légumineuses précuites innovante issue de 15 ans de recherche. Présidente-
fondatrice du RET-PACI (Réseau National des Agro-transformatrices de Côte
d’Ivoire) elle est une figure majeure de l’entrepreneuriat agricole et de l’autonomisation
des femmes en Afrique de l’Ouest.
Pour challenger Aïssata Diakité sur ces enjeux stratégiques, Mon Heure d’Afrique a réuni
trois experts de haut niveau :
-Rémi Hemeryck (Délégué général de SOS Sahel / A Better Life) l’interpelle sur le
sourcing et la durabilité au Sahel. Il interroge l’équilibre entre cultures de niche et de
rente, ainsi que les synergies à développer autour de l’agroforesterie (karité, baobab) et
de la Grande Muraille Verte (GMV), -un projet panafricain pour préserver les sols
dans lequel son ONG est très impliqué-, tout en luttant contre la surproduction non
transformée.
-Jean-Marc Gravellini (Directeur de la Chaire Modernisation agricole en Afrique
à la FERDI) la confronte à la compétitivité face aux importations à bas coût. Face aux
produits asiatiques subventionnés qui inondent le continent, il pointe l’urgence de
politiques publiques fortes : protection des marchés locaux, création de fonds
d’investissement dédiés et écosystèmes favorables au Made in Africa.
Claude Fischer Herzog (Présidente d’Open World) pose la question des leviers de
productivité et des dynamiques géopolitiques. L’ancienne directrice des Entretiens
européens et euro-africains, pour lesquels Aissata Diakité a travaillé à ses débuts,
aborde l’accès au foncier pour les femmes, la nécessité de faire évoluer les partenariats
Europe-Afrique avec l’appui de la diaspora et le rôle pivot des intégrations régionales
(ZLECAf) pour renforcer la souveraineté alimentaire du continent.
Interpellée en fin d’émission par Léonce Houngbadji (Fondateur de la SAS – Semaine
Afrique des Solutions) sur la portée réelle de la « Génération Solution » face à l’immensité de
la pauvreté rurale, l’agri-entrepreneure malienne défend un engagement « pragmatique », à
condition qu’il soit adossé à des réformes structurelles profondes — formation technique,
financements locaux et mentorat — et qu’il transforme les réussites individuelles en un
véritable levier systémique. « Notre génération solution n’est pas une génération perdue, elle
est très engagée », rétorque-t-elle, réaffirmant ainsi que l’Afrique détient les clés de sa propre
souveraineté.
A propos de Mon Heure d’Afrique :
Conçue, produite et réalisée par Christine Holzbauer — grand reporter spécialiste de l’Afrique de
l’Ouest et du Centre —, l’émission Mon Heure d’Afrique (MHA) valorise un regard africain souverain
et indépendant à travers des reportages de terrain réalisés par un réseau de télévisions partenaires.
La production exécutive de l’émission est assurée par Olivier Segbo qui est aussi trésorier de
l’association.
Créée en 2021, celle-ci défend la liberté d’expression par l’amélioration des contenus audiovisuels
produits en Afrique et au sein des diasporas. Ses missions s’articulent autour de deux axes majeurs :
– Renforcement des compétences : accompagner les Journalistes Reporters d’Images (JRI) et
les équipes des rédactions africaines partenaires dans la réalisation des reportages diffusés
dans ses émissions
– Lutte contre la désinformation : aider les chaînes du continent à créer et pérenniser des
rubriques de vérification des faits (fact-checking / « Vrai ou Faux ») en leur sein

