Nimba Mining Company (NMC) accélère son développement en Guinée. La société minière, créée en 2025, a signé le 4 novembre 2026, à Kamsar, un accord avec l’Agence nationale d’aménagement des infrastructures minières (ANAIM) lui permettant d’accéder à un deuxième corridor logistique. Objectif : soutenir une production de 10 millions de tonnes de bauxite d’ici fin 2026 et renforcer ses capacités d’exportation.
Cet accord officialise l’adhésion de NMC à la Route Minière multi-utilisateurs, une infrastructure de 56 kilomètres reliant le sud de son permis minier de Tinguilinta aux installations portuaires de Dapilon. Déjà emprunté par plusieurs opérateurs, notamment SMB, CDM, KBM, Dynamic Mining et Ashapura, cet axe constitue désormais une alternative au corridor ferroviaire reliant la mine au port de Kamsar.
L’enjeu est avant tout industriel. Avec une production qui devrait atteindre 9 millions de tonnes à fin novembre, puis 10 millions de tonnes au 31 décembre 2026, NMC doit adapter ses capacités de transport au rythme d’extraction de la bauxite. L’accès à Dapilon permettra de diversifier les itinéraires d’évacuation du minerai et de réduire la dépendance à une seule chaîne logistique. « L’ouverture de ce deuxième corridor logistique est un événement stratégique pour NMC. Elle nous permet de lever un goulot logistique et d’augmenter la production et l’export de la bauxite de Tinguilinta », souligne Patrice L’Huillier, directeur général de Nimba Mining Company.
L’opération présente également un intérêt économique pour le secteur minier guinéen. Plutôt que de développer une nouvelle infrastructure, NMC intègre un réseau existant, partagé entre plusieurs producteurs. Cette mutualisation permet théoriquement de limiter les investissements logistiques, sous réserve des conditions d’accès et des capacités disponibles, tout en améliorant l’utilisation des infrastructures nationales.
Fondée en 2025, Nimba Mining Company se présente comme une entreprise à capitaux entièrement guinéens. Elle exploite le gisement de Tinguilinta et opère des installations portuaires à Kamsar.
Avec ce deuxième corridor, la société franchit une étape dans sa stratégie de croissance. Reste désormais à convertir cette nouvelle capacité d’acheminement en volumes effectivement exportés. Le seuil annoncé de 10 millions de tonnes concerne en effet la bauxite extraite, et non nécessairement les quantités expédiées à l’international. Cette distinction sera déterminante pour mesurer la performance industrielle et commerciale de NMC à la clôture de l’exercice 2026.

