La Namibie a consolidé sa position extérieure en juillet 2026. Les réserves internationales officielles du pays ont augmenté de 1,62 milliard de dollars namibiens (NAD, environ 101 millions de dollars américains), soit une hausse de 2,9 % par rapport au mois précédent, pour s’établir à 58,04 milliards NAD (3,6 milliards USD) à fin juillet, contre 56,42 milliards NAD en juin, selon les données publiées par la Banque de Namibie (BoN).
Cette progression s’explique principalement par l’augmentation des recettes issues de l’Union douanière d’Afrique australe (SACU) — traditionnellement le plus gros contributeur aux entrées de devises — et par d’importants placements en devises étrangères de la clientèle (CFC — Clients’ Foreign Currency) effectués par les banques commerciales auprès de la BoN, précise IJG Securities dans sa note mensuelle. La dépréciation du dollar namibien face au dollar américain ainsi que la revalorisation des avoirs en or — liée à la hausse du cours — ont apporté un soutien supplémentaire au niveau des réserves exprimées en monnaie nationale.
L’amélioration de la position extérieure s’est traduite par un renforcement de la capacité du pays à couvrir ses besoins d’importation. La couverture estimée des importations est ainsi passée à environ 3,6 mois à fin juillet 2026. En excluant les importations liées aux activités pétrolières et gazières, cette couverture atteint 4 mois — un niveau qui constitue un indicateur important pour la stabilité extérieure, à un moment où les investissements et les besoins d’importation liés au secteur énergétique continuent de peser sur les comptes extérieurs.
La structure des réserves confirme la prédominance des avoirs en devises étrangères. Sur les 58,04 milliards NAD d’actifs de réserve officiels à fin juillet, la BoN retient 53,74 milliards NAD de réserves en devises étrangères ; 3,72 milliards NAD de droits de tirage spéciaux (DTS) ; 573,4 millions NAD d’avoirs en or ; et 3,4 millions NAD de position de réserve au Fonds monétaire international (FMI).
L’or conserve une place limitée mais symbolique dans le dispositif de réserves namibien. À fin juillet, les avoirs aurifères étaient évalués à 573,4 millions NAD, soit environ 0,99 % des réserves officielles, pour une quantité d’environ 8 570 onces troy fines (0,00857 million d’onces). Sur la base d’un cours de 4 046,15 USD l’once, leur valeur était d’environ 34,7 millions USD.
Par ailleurs, les réserves internationales représentaient 10,1 fois la valeur de la monnaie en circulation à fin juillet. Ce ratio continue de soutenir l’ancrage du dollar namibien à parité fixe 1:1 avec le rand sud-africain — pilier de la stabilité monétaire — et contribue à couvrir les obligations extérieures à court terme du pays.
Cette amélioration de la position extérieure intervient toutefois dans un contexte de recul de la liquidité bancaire. La liquidité moyenne des banques commerciales a reculé de 32,5 % sur un mois, passant de 9,77 milliards NAD en juin à 6,69 milliards NAD en juillet. Ce contraste entre le renforcement des réserves de change et la baisse de la liquidité du système bancaire constitue un point de vigilance pour les prochains mois, dans une trajectoire où la stabilité financière dépendra étroitement de l’évolution conjointe de ces deux indicateurs.

