imageDNES à Washingon, Seck Amadou.


Le président de la Banque Mondiale (BM), Jim Young Kim, a déploré la faiblesse de l’intégration entre les différents pays d’Afrique jeudi, à l’occasion du démarrage des assemblées générales de printemps du Fonds Monétaires International (FMI) et de la BM.
Ces assises ont débuté jeudi à Washington sur fond d’une croissance mondiale «morose» et de scandales des paradis fiscaux.
Au rang des freins à l’intégration des économies du continent africain, le haut responsable de l’institution financière internationale note «une absence de synergie transfrontalière. Les faibles capacités des administrations douanières, une multiplication injustifiée des taxes et diverses autres formes de tracasseries policières et administratives, qui représentent une véritable source d’étouffement du commerce inter africain, de l’investissement et de la création des richesses».
Pour dépasser ces obstacles, Mr Kim plaide en faveur d’une volonté politique plus concrète, de la fin des égoïsmes nationaux «du renforcement des capacités du personnel des douanes» et diverses autres mesures incitatives au niveau de la réglementation visant à ouvrir les frontières et «qui permettront un plus grand dynamisme au niveau de l’investissement».
Le continent africain de manière générale souffre de l’absence d’une économie intégrée malgré l’existence de plusieurs Communautés Economiques Régionales (CER).
L’exemple parfait de cette absence de dynamique intégrative est l’Union du Maghreb Arabe (UMA), regroupant l’Algérie, la Libye, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie. Un ensemble dont les échanges internes ne représentent que 3% du volume globale du commerce.


Amadou Seck à Washington

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