L’Afrique parle d’intégration économique, de souveraineté et de panafricanisme. Mais lorsque les intérêts économiques sont en jeu, les solidarités affichées résistent-elles à l’épreuve des faits ?De la raffinerie Dangote au Nigeria aux controverses autour de la Senelec au Congo et de la cession de Société Générale Cameroun à Coris Bank, plusieurs affaires posent la même question : jusqu’où les États africains sont-ils prêts à ouvrir leurs marchés à leurs voisins ?Ces enjeux renvoient à la circulation des capitaux, des entreprises et des compétences sur le continent.La ZLECAf ambitionne de faciliter les échanges entre pays africains. Pourtant, l’intégration commerciale n’efface ni les rivalités économiques, ni le protectionnisme, ni les tensions identitaires.Le panafricanisme est-il compatible avec la défense des intérêts nationaux ? Le nationalisme freine-t-il l’intégration ou répond-il aux inquiétudes des populations ? Et le panafricanisme est-il un projet concret ou reste-t-il un idéal ?Alors une question majeur se pose : l’Africain aime-t-il l’Africain lorsque leurs intérêts entrent en concurrence ?

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