La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) a tenu, ce lundi 28 septembre, sa 101ᵉ session ordinaire du conseil d’administration, à son siège de Lomé (Togo). Quatre projets, pour un montant de plus de 400 millions de dollars, ont été approuvés dans les secteurs des mines, de l’agriculture et des infrastructures routières.
L’institution financière régionale, créée par les États membres de la CEDEAO, accueillait à Lomé les membres de son conseil d’administration représentant l’ensemble des pays de l’organisation sous-régionale. A la fin des travaux, les administrateurs ont tenu à exprimer la gratitude de la Banque envers le pays hôte : « Je voudrais d’ores et déjà remercier Son Excellence le président du Conseil, le président Faure Gnassingbé, pour les facilités accordées à la BIDC depuis toutes ces années. Le conseil d’administration se réunit ici au Togo, représentant tous les pays membres de la CEDEAO, et le Togo nous a reçus avec toutes les facilités qui vont avec. Nous voulons remercier le gouvernement et le peuple togolais pour cela », a déclaré le président de la banque, George Agyekum Nana Donkor.
Quatre projets, plus de 400 millions de dollars
En ce qui concerne les travaux de la session, le président de la BIDC a informé les médias que quatre projets ont été approuvés pour un montant de plus de 400 millions de dollars dans les secteurs des mines, de l’agriculture et des infrastructures routières.
Au-delà des chiffres, M. Donkor a souligné la dimension régionale des opérations : « Certains de ces projets sont, bien évidemment, des projets d’interconnexion entre plusieurs pays. Tout cela va contribuer à faciliter le commerce dans la sous-région. » Un réseau d’affaires transfrontalier facilité, donc, mais aussi un effet d’entraînement attendu sur l’emploi : « Tout ceci contribuera à la création d’emplois et à l’amélioration de l’activité économique dans la sous-région », a-t-il assuré.
Des opérations alignées sur la stratégie GRO 2026-2030
Interrogé sur l’inscription de ces opérations dans la stratégie GRO 2026-2030 de la Banque, approuvée lors de la 24ᵉ assemblée générale annuelle de l’institution, Dr Donkor a déclaré : « ces contribuent à la stratégie GRO, qui vise à optimiser notre bilan et à investir dans les secteurs de développement des différents pays de la sous-région (…). Nous avons, par exemple, dans le secteur de l’agriculture, financé les petits exploitants agricoles dans les pays membres », a-t-il détaillé.
Dans un contexte mondial marqué par des insécurités économiques et climatiques, Dr Donkor a dressé la feuille de route de l’institution. « Le secteur de l’agriculture est un secteur important, surtout dans une sous-région frappée par les questions de sécurité alimentaire. Les priorités pour la BIDC dans les années à venir, c’est d’abord d’investir dans la sécurité alimentaire et d’investir dans les infrastructures », a-t-il affirmé, avant de chiffrer le besoin : « On a un déficit de financement des infrastructures d’environ quatre milliards de dollars par an en Afrique. »
« La BIDC, en tant qu’institution de financement de développement, doit se concentrer sur ces secteurs, ce qui s’aligne aussi sur les ODD », a conclu le président de la Banque, qui a cité l’agriculture, l’énergie et les infrastructures comme les trois chantiers majeurs des années à venir.

