L’Égypte s’apprête à appliquer une nouvelle série de réformes fiscales après l’adoption par le Parlement des textes correspondants, a annoncé le ministre des Finances, Ahmed Kouchouk. Ces mesures visent à alléger la fiscalité, soutenir les entreprises et renforcer l’attractivité du pays pour les investisseurs.
Les nouvelles dispositions prévoient notamment une exonération de TVA sur les marchandises en transit et les services associés, dans le but de renforcer le positionnement du pays comme plateforme logistique régionale. Les services financiers non bancaires et ceux assurés par la Poste égyptienne bénéficieront également d’une exonération de cette taxe.
Le texte prolonge par ailleurs de deux à quatre ans le report du paiement de la TVA sur les machines et équipements destinés à la production industrielle. La TVA applicable aux dispositifs médicaux sera ramenée à 5 %, contre 14 % actuellement, tandis que les remboursements des crédits de TVA seront accélérés afin d’améliorer la trésorerie des entreprises.
Les réformes portent également sur le marché des capitaux, avec des incitations fiscales en faveur des introductions en Bourse et le remplacement de l’impôt sur les plus-values des titres par un droit de timbre. Elles prévoient aussi la suppression de la double imposition sur les dividendes entre sociétés résidentes ainsi que la prolongation, jusqu’à fin 2026, du dispositif de règlement amiable des litiges fiscaux.
Ces mesures devraient renforcer l’attractivité de l’économie égyptienne auprès des investisseurs, notamment dans l’industrie, les services financiers et les infrastructures. Elles s’inscrivent dans la stratégie des autorités visant à soutenir l’investissement privé et à accroître la compétitivité du pays.

