La Banque Centrale de Namibie a revu à la baisse ses perspectives de croissance économique, tablant désormais sur une expansion de 2,6 % en 2026 et 2,9 % en 2027, selon un communiqué publié lundi 14 avril.
Ces nouvelles estimations représentent des révisions négatives de 1,2 point de pourcentage pour 2026 et 1,4 point pour 2027 par rapport aux projections de décembre 2025, principalement en raison d’une performance plus faible qu’attendu dans les industries primaires.
La Banque Centrale souligne que le ralentissement est largement imputable à une contraction marquée de la production de minerais métalliques et à la faiblesse persistante du secteur diamantifère, dans un contexte de demande mondiale atone.
L’économie de la Namibie, fortement dépendante des ressources naturelles, continue de subir les effets d’un ralentissement prolongé du marché du diamant, bien que la hausse des prix de l’or et de l’uranium en atténue partiellement l’impact. La production d’uranium devrait ainsi rester un soutien clé à l’activité, portée par les opérations existantes.
La croissance devrait toutefois être soutenue par les secteurs secondaire et tertiaire, notamment la construction, l’énergie, le commerce, les services financiers ainsi que l’administration publique et la défense.
Les prévisions de la Banque faîtière pour 2026 restent inférieures à celles du ministère des Finances, qui anticipe une croissance de 3,1 %, reflétant des hypothèses plus optimistes établies avant une montée des tensions géopolitiques internationales.
Par ailleurs, l’institution met en garde contre plusieurs risques baissiers, dont une volatilité accrue des prix des matières premières et l’impact potentiel d’une épidémie de fièvre aphteuse dans des pays voisins comme le Botswana et l’Afrique du Sud, susceptible de peser sur la production animale et les exportations.

