Le sous-secteur de l’assurance à long terme (LTI) en Namibie est resté globalement stable en 2025, malgré un environnement moins favorable. Les primes brutes émises se sont établies à 14,4 milliards de dollars namibiens (environ 880 millions de dollars américains), soit un léger recul de 0,1 % par rapport à 2024. Ce résultat marque un net ralentissement après la hausse de 26,8 % enregistrée l’année précédente, en partie liée à des transferts d’actifs de fonds de retraite vers un assureur-vie, selon le rapport publié en avril 2026 par la Banque centrale et la NAMFISA, le régulateur des assurances.
Les cessions en réassurance sont restées limitées à 666 millions de dollars namibiens (environ 40,7 millions de dollars américains), soit un ratio de 4,6 %. Ce niveau reste cohérent avec la structure du secteur, dominée par les activités d’épargne et de placement.
L’actif total du sous-secteur a atteint 97,1 milliards de dollars namibiens (environ 5,9 milliards de dollars américains) à fin 2025, en hausse de 15,8 %, après 12,9 % en 2024. Les engagements envers les assurés à long terme ont progressé de 17,5 % pour s’établir à 79,8 milliards de dollars namibiens (environ 4,9 milliards de dollars américains). Les fonds propres et réserves ont, pour leur part, atteint 13,2 milliards de dollars namibiens (environ 808 millions de dollars américains), soit 13,6 % du total de l’actif.
Un secteur largement adossé aux revenus de placement
Le portefeuille d’investissement totalisait 88,9 milliards de dollars namibiens (environ 5,4 milliards de dollars américains), soit 91,6 % de l’actif total. Sa répartition se faisait entre les marchés domestiques (49,2 %) et les marchés internationaux (50,8 %).
Les indicateurs prudentiels font apparaître une situation globalement stable : solvabilité, liquidité et adéquation des fonds propres sont restées dans leurs fourchettes historiques. En revanche, la rentabilité technique et la structure des risques se sont écartées de leurs niveaux habituels, ce qui appelle une vigilance accrue de la part des autorités.
Le rapport souligne que la rentabilité du secteur repose en grande partie sur les revenus de placement, tandis que les résultats techniques des activités de transfert de risques demeurent structurellement négatifs. Une telle configuration est fréquente dans l’assurance vie, mais elle rend le secteur plus exposé à une dégradation durable des conditions de marché.
Le segment LTI fait partie du secteur financier non bancaire namibien, aux côtés de l’assurance à court terme, des fonds de retraite, des fonds d’aide médicale et des organismes de placement collectif.

