Le portefeuille de projets de la Banque mondiale au Togo a été multiplié par douze, passant de 174 millions de dollars en 2017 à 2,1 milliards de dollars en 2026, a déclaré le ministre des Finances et du Budget du Togo, Georges Barcola, le 16 juillet 2026 à Lomé.
S’exprimant lors de la cérémonie de signature de cinq accords de financement entre la République togolaise et le Groupe de la Banque mondiale, le ministre a estimé que cette progression reflète l’ampleur prise par la coopération entre les deux parties. Ajoutant qu’elle traduit également un accès accru du pays à des financements concessionnels et un renforcement de sa crédibilité auprès de ses partenaires.
Dans le détail, a précisé Georges Barcola, le portefeuille national actif comprend six projets majeurs totalisant 760,08 millions de dollars de financements. À cela s’ajoutent 325,20 millions de dollars au titre des Programmes axés sur les résultats (PforR) et 150 millions de dollars d’appui budgétaire (DPO). À l’échelle régionale, le Togo participe à dix projets, pour une enveloppe globale de 831 millions de dollars.
Pour leur part, les cinq accords de financement signés à Lomé entre le Togo et le groupe de la Banque mondiale, représenté par Anna Bjerde, directrice générale des Opérations, portent sur un montant global de 429 millions de dollars. Dans son allocution, le ministre des Finances et du Budget a présenté ces financements comme un levier pour la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale 2026-2031, articulée autour des priorités « Protéger, Rassembler, Transformer ».
Anna Bjerde pour sa part a apprécié la collaboration que la Banque mondiale entretient avec le Togo dans le cadre de la Vision 2040 et le programme de la Banque en pleine expansion dans notre pays. « Cette vision porte une ambition majeure pour le pays : accélérer la croissance économique, réduire considérablement la pauvreté et créer davantage d’emplois, notamment des emplois de qualité pour les Togolaises et les Togolais. À la Banque mondiale, nous sommes convaincus que l’emploi est le meilleur moyen de sortir durablement de la pauvreté. Un emploi ne procure pas seulement un revenu ; il apporte aussi de l’espoir, de la 2dignité, de la stabilité et de la sécurité. Les projets signés aujourd’hui s’inscrivent pleinement dans cette ambition de création d’emplois », a-t-elle dit.
Sur le plan politique, cette séquence diplomatique et financière intervient dans un contexte international incertain, que Lomé utilise pour valoriser la confiance maintenue des bailleurs envers ses réformes macroéconomiques. Dans la tonalité de son allocution, le ministre Barcola a d’ailleurs défendu l’idée que ces financements ne constituent pas seulement des lignes budgétaires, mais des investissements appelés à produire des effets concrets sur les infrastructures, l’inclusion sociale, l’emploi des jeunes et la transformation durable de l’économie togolaise.

