Retrait de la Guinée sur la liste des pays tiers non coopérants: une réouverture sur le marché de l’UE

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Mamadou Aliou Diallo

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La Guinée a été inscrite en 2013 par la commission de l’Union européenne sur la liste des pays tiers non coopérants (PTNC) en matière de lutte contre la pêche illicite non légale et non règlementaire (INN), à cause de la déficience de son système de surveillance des pêches et du faible niveau d’application de la réglementation en termes d’actions à l’égard des navires de pêche en infraction.

Trois ans après, et suite à de nombreux efforts consentis pour redresser la situation, la commission de l’Union européenne a décidé de retirer la Guinée de sa liste noire des pays tiers non coopérants le 10 octobre 2016.

Les conséquences de cette décision sont, entre autres, l’accès potentielle de la Guinée pour l’exportation des ses ressources halieutiques au marché des 28 pays membres de l’Union européenne. L’annonce a été faite ce mardi 29 novembre, en marge de la cérémonie de remise du carton vert au chef de l’État guinéen Alpha Condé, pour les efforts consentis pour le retrait de la Guinée de ” la black list” de l’UE en matière de pêche INN.

Le ministère guinéen des pêches a toutefois soulevé des préalables pour accéder de façon  effective à ce marché ” Nous devons répondre aux critères et normes de l’Union européenne, nous sommes entrain d’œuvrer dans ce sens” a réagi André Loua. Il s’agira notamment, d’après lui, de la construction d’un laboratoire moderne d’analyse des produits halieutiques répondant aux critères de l’UE.

L’inscription de la Guinée sur la liste des PTNC avait engendré des conséquences fâcheuses dans le secteur de la pêche. Parmi elles, il y a entre autres, l’interdiction des navires de l’UE et des pays alliés de pêcher dans les eaux guinéennes; la suspension de la coopération technique et financière, la perte des parts de marché des opérateurs guinéens, co-signataires de navires de l’Union européenne ; la perte de centaines d’emplois ; le gel de la contrepartie financière due au titre de l’accord de pêche entre l’UE et la Guinée.

Malgré tous les progrès enregistrés dans ce secteur, les défis restent immenses. En témoigne la manifestation, il y a deux semaines, des femmes mareyeuses des débarcadères du littoral, dénonçant ”la cherté , le manque de poisson sur le  marché, le monopole et la main mise des opérateurs étrangers, notamment des chinois sur la filière”.

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