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Par Thierno Seydou Nourou SY, Banquier, Président et Fondateur de Nourou Financial Consulting (NFC) Dakar-Sénégal Alors que la régulation bancaire internationale entre dans une nouvelle phase avec la finalisation de Bâle III – souvent appelée “Bâle 4” par les praticiens –, les pays de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) sont confrontés à une question stratégique : est-il opportun de renforcer encore les exigences prudentielles dans une zone où le système bancaire est déjà solide, alors même que le besoin de financement de l’économie réelle reste massif ? Contrairement à une idée répandue, “Bâle 4” n’est pas un nouvel accord international. Il…

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Par Seynabou Dia Sall*, Founder & CEO, Global Mind Consulting, Strategic Advisory & Public Affairs. Africa – Europe – Middle East. L’Afrique n’est pas seulement évaluée sur ses performances économiques. Elle l’est tout autant sur la manière dont ces performances sont perçues, interprétées et traduites en confiance. Cette perception influence directement le coût du capital, les décisions d’investissement, la crédibilité des institutions et, in fine, la marge de manœuvre de nos États. Maîtriser son narratif n’est donc ni un luxe ni un exercice d’image. C’est un enjeu économique et stratégique majeur, au cœur de la compétitivité et de la souveraineté du…

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Les entreprises familiales constituent l’épine dorsale de nos économies, générant près de 70 % du PIB du continent. Pourtant, seule une minorité d’entre elles survit au-delà de la deuxième génération. Lorsque ces entreprises s’effondrent, les conséquences dépassent largement le cadre familial : des emplois disparaissent, les chaînes d’approvisionnement s’affaiblissent et les économies locales perdent des forces de stabilisation essentielles. Cette vulnérabilité n’est pas une fatalité. Elle est le résultat direct de deux faiblesses chroniques qui continuent de miner les entreprises familiales à travers le continent : une gouvernance mal structurée et l’absence de planification de la succession. Tant que ces…

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Par Dr Abderrahmane Mebtoul, Professeur de universités, expert international en management stratégique Les tensions entre les États-Unis et l’Iran, pourtant membre des organisations des BRICS+ et de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) — deux ensembles cosmopolites réunissant des régimes politiques et des alliances stratégiques hétérogènes — montrent clairement que l’architecture actuelle, et très probablement future, des relations internationales repose non sur des sentiments, mais sur des intérêts. L’expérience récente du Venezuela en constitue une illustration parlante. Dans ce contexte, l’ONU apparaît largement impuissante à influer sur les grands événements mondiaux contemporains, se limitant le plus souvent à des condamnations…

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Par Bart Willems, Directeur Général du groupe OMOA L’UEMOA vit une véritable révolution financière. La monnaie électronique redessine le paysage, devenant l’un des outils les plus efficaces pour démocratiser l’accès aux services financiers. Les résultats parlent d’eux-mêmes. Les établissements de monnaie électronique (EME) comptent 53,6 millions de comptes actifs en 2024, contre 52,6 millions l’année précédente. L’encours a bondi à 1 411,7 milliards de FCFA, soit une progression de 25,6 % en un an. Mais il y a un paradoxe. Malgré ce succès, le secteur peine à trouver son équilibre économique. Pour la troisième année d’affilée, les EME enregistrent des…

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Par Benoit S NGOM, président de l’Académie Diplomatique Africaine . L’année 2026 doit être solennellement célébrée comme marquant le 40ᵉ anniversaire de l’entrée en vigueur de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, intervenue en octobre 1986. Cet anniversaire constitue un moment de mémoire, mais surtout de réflexion critique sur la trajectoire africaine en matière de promotion et de protection des droits humains. En effet, en se dotant de cet instrument juridique fondamental, l’Afrique affirmait, dès le milieu des années 1980, à la face du monde qu’elle était pleinement sensible à la question des droits de l’homme, tout en revendiquant le droit d’en proposer…

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Pr Amath Ndiaye – FASEG/UCAD Le débat sur le FMI revient très fort au Sénégal parce que la dette publique est devenue un sujet central. Dans l’opinion, on entend souvent deux positions extrêmes : certains pensent que le FMI est un “sauveur”, d’autres le voient comme un “outil pour dominer les pays pauvres”. En réalité, il faut sortir de ces jugements rapides. Le FMI n’est ni un ami, ni un ennemi : c’est une institution financière internationale. Et la dette du Sénégal n’est pas d’abord une question de patriotisme, mais une question simple : est-ce que l’État a encore les…

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Dans un contexte où les relations économiques entre l’Afrique et l’Europe sont scrutées à l’aune de l’exigence, de la durabilité et de la transparence, la Note 35 du SYSCOHADA pourrait bien constituer une révolution silencieuse. Encore largement méconnue, non publique et non publiée, cette trop discrète disposition spécifique et unique ouvre la voie à un réel reporting extra-financier africain, centré sur les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Or, dans un monde où les investisseurs comme les régulateurs et les partenaires économiques exigent toujours plus de transparence, l’Afrique dispose ici d’une arme normative de premier plan dont l’Union Africaine…

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Par Thierno Seydou Nourou SY , Banquier, Président et Fondateur de Nourou Financial Consulting (NFC), Dakar . Depuis plus de vingt ans, le Sénégal a inscrit l’autosuffisance en riz au cœur de ses priorités stratégiques. Tous les régimes successifs ont consenti des efforts importants : aménagements hydro-agricoles dans la Vallée du Fleuve Sénégal et à l’Anambé, subventions des intrants, mécanisation, recherche variétale, encadrement des producteurs. Ces progrès sont réels et mesurables. Pourtant, le riz demeure aujourd’hui le premier produit alimentaire importé du pays, avec une facture annuelle comprise entre 250 et 315 milliards de FCFA selon les années. Une autosuffisance complète améliorerait d’environ trois…

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Par Charles Blondin Depuis la prise de pouvoir d’une junte militaire à la suite desmanifestations de la génération Z à Madagascar, un durcissement du climat politique s’est opéré ces derniers mois. A rebours d’une transition politique pacifique, le pouvoir semble s’être lancé dans une révolution de palais qui pourrait nuire durablement aux intérêts des Malgaches....

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Pourquoi accepte-t-on la règle… et pourquoi sa transgression choque-t-elle tant ? Par Idrissa Diabira, Fondateur Sherpafrica  La finale Sénégal–Maroc n’a pas seulement suscité de l’émotion sportive. Elle a provoqué un trouble plus profond, presque collectif. Ce qui s’est joué à Rabat a dépassé le score et les décisions arbitrales pour toucher à quelque chose de beaucoup plus fondamental : notre rapport à la règle, à l’ordre, à la justice et à la légitimité de la contestation. La sociologie des organisations rappelle une évidence trop souvent oubliée : la règle n’est jamais neutre. Comme l’ont montré Michel Crozier et Erhard Friedberg,…

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Par Paul Villerac, économiste et expert des transitions politiques africaines La prise de pouvoir par une fraction de l’armée malgache le 14 octobre 2025, dans le sillage des manifestations du mouvement Gen Z Madagascar, a replongé la Grande Île dans une séquence politique qu’elle connaît trop bien. Présenté par ses auteurs comme une intervention correctrice face à l’impasse institutionnelle, le putsch a surtout ravivé les inquiétudes d’une communauté internationale désormais échaudée par la multiplication des régimes militaires de transition. La réaction extérieure a été immédiate : suspension de Madagascar par l’Union africaine, pressions explicites de la SADC, appels répétés de…

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L’Afrique subsaharienne devra procurer du travail aux 620 millions d’africains qui rejoindront d’ici 2050 les autres populations en âge de travailler. Mais la Chine concurrence l’emploi local artisanal et industriel en submergeant la région de ses produits. Moins isolés et plus puissants, des Etats-Unis d’Afrique subsaharienne dotés d’un projet commun pourraient ainsi mieux protéger leurs intérêts. Les importations chinoises détruisent des emplois et l’aide publique au développement en crée peu   Dans son rapport publié en 2025, la Banque Mondiale indiquait que « le rythme de la croissance reste trop faible pour réduire sensiblement l’extrême pauvreté et pour créer des emplois…

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Par Gilles Zeh Dima Dans le tumulte de l’économie mondiale, le Cameroun affiche une résilience macroéconomique qui interroge. Alors que les crises se succèdent — de la volatilité post-pandémique aux ondes de choc de la guerre en Ukraine, en passant par le retour des barrières tarifaires — le PIB national maintient son cap. Pourtant, derrière cette stabilité agrégée, un indicateur plus révélateur, le Π (Pi), tire la sonnette d’alarme. En mesurant la part du revenu national issue de la consommation nette de notre capital (naturel, physique et humain), l’analyse sur trente ans révèle que l’économie camerounaise a régulièrement franchi le…

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Par Thierno Seydou Nourou SY Président et Fondateur de Nourou Financial Consulting (NFC) – Dakar, Sénégal www.nouroufinancial.com Depuis des décennies, la filière arachidière sénégalaise évolue dans un cycle presque immuable : produire, collecter, stocker, arbitrer dans l’urgence, puis recommencer. Ce système, hérité d’une époque où l’État structurait l’ensemble de la chaîne de valeur, est aujourd’hui à bout de souffle. La question n’est plus de savoir qui doit acheter l’arachide, mais comment la transformer durablement en valeur économique, sociale, industrielle et environnementale. Une filière historiquement intégrée, aujourd’hui fragmentée La création de l’ONCAD, puis de la SONACOS, reposait sur une vision systémique…

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Par Thierno Seydou Nourou SY, Président et Fondateur de Nourou Financial Consulting (NFC) Dakar-Sénégal. L’année 2026 s’annonce comme un moment décisif pour les finances publiques du Sénégal. Elle mettra à l’épreuve non seulement la stratégie budgétaire du pays, mais aussi sa capacité à concilier ambitions de développement, consolidation budgétaire et soutenabilité de la dette dans un environnement économique mondial de plus en plus volatile. À la fin de l’année 2024, la dette publique du Sénégal atteignait 119 % du PIB, ce qui signifie que les engagements de l’État dépassent la richesse produite par l’économie nationale en une année. Dans le…

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Par Pr Amath NDIAYE, FASEG-UCAD. Dans l’UEMOA, la question de la liquidité bancaire est souvent évoquée sans être clairement expliquée. Pourtant, les chiffres arrêtés au troisième trimestre 2025 livrent un enseignement central : les banques commerciales de la zone sont structurellement dépendantes de la Banque centrale, et cette dépendance est étroitement liée au financement des déficits budgétaires des États. La liquidité bancaire correspond à la capacité des banques à faire face à leurs obligations immédiates : retraits des déposants, paiements interbancaires, règlements avec l’État et octroi normal de crédits. C’est, en quelque sorte, le carburant quotidien du système bancaire. Une…

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Dans cette analyse poussée, le banquier d’affaires et essayiste  Seydina Alioune Ndiaye, associé Senquant, passe en revue les grandes composantes de la dette sénégalaise et estime qu’une restructuration est inévitable. Par Seydina Alioune Ndiaye Face au mur de la dette symbolisé par 30% du PIB à refinancer et l’impératif de trouver 6 075 Milliards de FCFA1 en 2026, un consensus semble se dessiner : un nombre croissant d’économistes et de financiers pensent que la restructuration de la dette du Sénégal est désormais inévitable. Une feuille de route lisible, claire et articulée permettrait d’éviter le chaos d’une restructuration désorganisée et surtout…

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Par TRAORE Cheikh Tourad À l’aube du nouvel an 2026, les relations internationales sont encore secouées par des turbulences découlant de la politique étrangère des Etats-Unis. Les opérations conduites par les États-Unis au Venezuela constituent, au regard du droit international, des violations de l’interdiction du recours à la force, du principe de souveraineté et de l’obligation de s’abstenir de sanctions coercitives aux conséquences humanitaires contraires au respect des droits humains. Aujourd’hui, Samedi 3 février, une énième violation a eu lieu à savoir une attaque armée contre le Venezuela et l’exfiltration de son Président et de sa femme hors du pays.…

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Par le Pr. Abderrahmane Mebtoul,Professeur des universités, expert internationalPrésident de la Commission Transition énergétique 5+5+Allemagne (2019-2021). Le cours du pétrole dépend de multiples facteurs interdépendants : les tensions géostratégiques, le rythme de croissance de l’économie mondiale — qui conditionne la demande —, les coûts d’exploitation (qui peuvent rendre non rentables des milliers de gisements), ainsi que le développement des énergies substituables, lié aux politiques d’économies d’énergie et à la transition énergétique. Au 3 janvier 2026, le baril de Brent s’échange autour de 60,75 dollars, tandis que le WTI se situe à 57,32 dollars (soit respectivement 51,83 euros et 48,90 euros).…

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Par Thierno Seydou Nourou Sy,  Fondateur et Président de Nourou Financial Consulting Dakar – Sénégal. La cession envisagée des participations de la Société Générale France dans le capital de la Société Générale Sénégal, ainsi que l’éventuelle décision de l’État du Sénégal d’exercer son droit de préemption, doivent être analysées avec rigueur, au-delà des réactions émotionnelles et des lectures strictement politiques. Cette opération s’inscrit dans une dynamique globale de recomposition du secteur bancaire international et pose, de manière centrale, la question de la souveraineté financière des économies africaines. Pour un pays comme le Sénégal, l’enjeu dépasse largement la simple…

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Par Loic Ndolo, expert en finance.  Le 10 décembre 2025, la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) a adopté le règlement R-2025/02 portant le capital social minimum des banques de 10 à 25 milliards FCFA (+150%), avec entrée en vigueur au 1er janvier 2026. Cette réforme d’ampleur inédite est présentée comme une convergence vers les normes prudentielles internationales Bâle III. Toutefois, une analyse approfondie révèle une ambiguïté fondamentale : si cette mesure augmente effectivement le ticket d’entrée sur le marché bancaire CEMAC, elle ne garantit nullement une meilleure solidité financière du système. Pire, elle pourrait paradoxalement fragiliser la rentabilité…

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Par Pr Amath Ndiaye, FASEG-UCAD. Le débat public africain attribue souvent au franc CFA (FCFA) la responsabilité du sous-développement et du maintien de nombreux pays africains dans la catégorie des Pays les Moins Avancés (PMA). Une lecture factuelle des données des Nations unies montre pourtant que cette accusation ne résiste pas à l’analyse. Selon la liste officielle des PMA établie par l’Organisation des Nations unies pour l’année 2024, l’Afrique compte 32 PMA. Parmi eux, seuls 10 pays appartiennent à la zone franc CFA, soit 31,25 %. Et si l’on exclut le Sénégal, engagé depuis 2024 dans un processus de sortie…

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Par Demba Moussa Dembélé. Il y a 80 ans, le 26 décembre 1945, le gouvernement français créait le franc CFA. Evidemment, les Africains n’étaient pas consultés puisqu’ils n’avaient pas droit à la parole en tant que « sujets » de l’Empire colonial. I) Le franc CFA : symbole de servitude Selon le Pr. Tchétché N’Guessan, la Zone franc était un instrument du Pacte Colonial, destinée à renforcer le contrôle de l’Empire français sur ses colonies: « Le fondement originel de la zone franc reste le Pacte colonial…Le système des monnaies coloniales procédait du même état d’esprit que celui ayant instauré les mécanismes commerciaux du…

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Par Dr. Mohamed H’Midouche Expert en finance du développement et partenariats public-privé De Dublin à Banjul, le débat sur le financement du développement africain entre dans une phase décisive. Face à la contrainte croissante de la dette publique, l’expérience irlandaise offre un enseignement central : l’attractivité des investissements et la soutenabilité financière ne reposent ni sur des incitations ponctuelles ni sur l’endettement excessif, mais sur la capacité à structurer des partenariats public–privé crédibles, fondés sur la prévisibilité, la discipline d’exécution et la confiance institutionnelle. Pour l’Afrique, l’enjeu n’est plus seulement d’attirer des capitaux, mais de les mobiliser autrement — à…

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Par Ismail Sy L’agence de notation Fitch a confirmé les notations de défaut émetteur à long terme de Bank of Africa (BOA), en devises étrangères et en monnaie locale, au niveau «BB», assorties d’une perspective stable. Fitch Ratings a confirmé, le 17 décembre 2025, la notation de long terme de Bank of Africa (BOA) à ‘BB’, assortie de perspectives stables. Cette décision, attendue mais significative, réaffirme la solidité du groupe bancaire marocain, troisième acteur du secteur, tout en soulignant des fragilités structurelles à surveiller dans un contexte régional volatil. BOA conserve également sa notation de soutien gouvernemental (‘bb’) ainsi que…

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Par Thierno Seydou Nourou SY, Président et Fondateur de Nourou Financial Consulting (NFC) Dakar-Sénégal.  En dépit d’une évolution satisfaisante des principaux indicateurs du secteur de la microfinance dans l’UMOA au cours des deux (2) dernières décennies, marquée notamment par une prépondérance des institutions de grande taille qui représentent près de 90% des actifs du secteur de la microfinance à fin 2024, une frange importante de nos populations, en particulier les couches les plus vulnérables, demeure exclue de l’accès aux services financiers. La promotion d’un nouveau type d’institution de microfinance dénommée sociétés coopératives de Microfinance Participative (SCMP) pourrait constituer un début de réponse pertinente à cette problématique. . Depuis deux…

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Par Fatimetou Mint BOUTEBIB, Docteur en Droit. Nous assistons, aujourd’hui, dans le monde à une transition radicale vers les énergies renouvelables où l’hydrogène vert est l’une des solutions les plus prometteuses contribuant à la durabilité environnementale et à la réduction des émissions de carbone. C’est dans ce contexte, que la Mauritanie a fait œuvre de pionnier au niveau africain en promulguant son Code de l’hydrogène vert, qui vise à réglementer le secteur, à attirer les investissements et à assurer un développement durable basé sur des sources d’énergie propres. L’hydrogène vert est l’un des principaux piliers de la stratégie de la Mauritanie…

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Par Pr Amath Ndiaye FASEG-UCAD La publication du projet de loi de finances 2026 dévoile l’ampleur de l’urgence : le Sénégal affiche un besoin brut de financement de 6 075,2 milliards FCFA, soit près de 37 % du PIB, toutes composantes confondues — amortissements de la dette, déficit budgétaire, arriérés, emprunts rétro­cédés. Le service de la dette, lui, absorbe déjà une part disproportionnée des recettes : 4 307,4 milliards pour l’amortissement du capital et 1 190,6 milliards pour les intérêts et commissions. Ces montants dépassent largement les investissements publics prévus et menacent la soutenabilité financière de l’État. Par ailleurs, la…

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Par Dr. Loubna KARROUM Dans quelques jours, le Maroc accueillera la CAN 2025. Au-delà de l’événement sportif, c’est l’occasion d’interroger sérieusement le potentiel de l’industrie sportive comme vecteur de développement économique territorial en Afrique. Les données sont éloquentes. L’industrie sportive mondiale génère 2,65 trillions de dollars annuels, soit 3% du PIB mondial. La part africaine ? 0,5%, environ 14 milliards de dollars. Ce différentiel interpelle d’autant plus que le continent abrite une proportion significative des athlètes de classe mondiale et possède la population la plus jeune de la planète. Cette sous-représentation économique coïncide avec une crise structurelle de l’emploi. Selon…

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La numérisation rapide des services financiers transforme en profondeur les pratiques bancaires en Afrique. Si elle favorise l’inclusion financière et la fluidité des transactions, elle expose également les usagers à des risques cybernétiques croissants. Entre banques traditionnelles et FinTech, la question de la sécurité juridique et technique des opérations en ligne devient centrale. Cette analyse interroge les failles actuelles et les défis de la protection des consommateurs africains. La sécurité des opérations bancaires en ligne, la course est-elle engagée en Afrique? Avec les avancées technologiques, les banques offrent une large gamme de services accessibles à distance via canaux numériques :…

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Par Aboubakr Kaira Barry, Directeur Général, Results Associates, Bethesda, Maryland, USA Le régime de change est habituellement un choix technique aride. En Afrique de l’Ouest, cependant, il est devenu aujourd’hui une ligne de fracture existentielle. La convertibilité du franc CFA en euro (1 € = 655,957 francs CFA) tient toujours, mais ses fondations sont de plus en plus mises à rude épreuve. La vraie question n’est plus de savoir si la configuration actuelle peut durer, mais si la France et les pays de l’UEMOA choisiront une transition gérée ou s’ils attendront qu’un choc impose le changement à des conditions bien…

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Par M. Raphaël Nkolwoudou Afane Docteur en droit, Juriste en droit du numérique et Legal Ops Officer En Afrique, le téléphone mobile est bien plus qu’un outil de communication : il est devenu le portefeuille numérique de centaines de millions de personnes. Avec plus d’un milliard de comptes de mobile money actifs depuis l’avènement du MPesa au Kenya – par l’opérateur Safaricom, le continent a sauté des étapes technologiques pour se hisser au rang de leader mondial de la finance mobile. Mais cette révolution a un point faible, une faille béante : la carte SIM. Autrefois simple puce de connexion,…

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Par M Jean-Arsène Yerima, Directeur régional des opérations, Afrique de l’Ouest francophone, Afreximbank  Pendant des décennies, l’histoire économique de l’Afrique s’est caractérisée par un scenario répétitif : exporter des matières premières, importer des produits finis, entrainant un déséquilibre constant de la balance commerciale. En collaboration avec les pouvoirs publics, Afreximbank et son partenaire en matière d’industrialisation Arise IIP, contribuent au développement de zones industrielles favorisant l’écoulement de produits à valeur ajoutée qui transforment la contribution de l’Afrique aux échanges internationaux. Le développement de ces zones industrielles s’appuie sur la disponibilité de matières premières et la forte avancée technologique dont le continent Africain peut profiter pour accélérer sa transformation industrielle et…

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Histoire, construction, destruction et perspectives  Par Abdou Cissé, Groupe Cisco Consulting -Solviseo Pour comprendre les raisons pour lesquelles l’Afrique francophone n’a jamais pu bâtir un corps de protection sociale, il faut remonter aux origines de nos régimes de retraite et de santé, copiés sur le modèle français et plus ou moins très mal collés dans les pays de la zone franc CFA. Ce retour dans l’histoire permettra aussi de bien comprendre pourquoi les pensions de retraite en Afrique sont restées faibles et inadaptées aux réalités économiques actuelles. Depuis que la solidarité a arrêté de fonctionner en France, la retraite est…

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Par Thierno Seydou Nourou SY, Banquier, Fondateur de Nourou Financial Consulting (NFC) Dakar- Sénégal. Le Sénégal traverse une période économique complexe, caractérisée par un endettement public élevé (près de 110% du PIB) des déficits jumeaux persistants (Déficit budgétaire prévu en 2025 à 7,1% du PIB et déficit du compte courant entre 12% et 14% en 2025) et une confiance érodée des partenaires. Pourtant, paradoxalement, le pays dispose d’atouts considérables : ressources naturelles (pétrole, gaz, minéraux), une démographie jeune, une diaspora dynamique et des plans de vision ambitieux (SND 2025-2029, Vision 2050). La question centrale n’est pas celle du manque de vision,…

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Par Dr Mohamed H’MIDOUCHE, Expert international en financement du développement | Inclusion financière | PME africaines | Politiques publiques | Leadership & transformation économique L’avenir économique de l’Afrique repose sur un paradoxe devenu insoutenable : les femmes, qui constituent la véritable colonne vertébrale de l’économie réelle, restent les actrices les moins financées du continent. Elles produisent, commercent, innovent, amortissent les chocs, stabilisent les foyers, irriguent les villes et les campagnes. Elles sont le moteur le plus fiable, mais aussi le plus négligé. Chaque année, ce sont plus de 42 milliards de dollars de financement qui leur échappent. À force d’être…

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Par Abdelhak ZEGRARI, Economiste Chercheur en Migration & Développement Durable. L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a confirmé que 2024 était l’année la plus chaude jamais enregistrée d’après six jeux de données internationaux. Les dix dernières années sont aussi les dix années les plus chaudes jamais constatées. Nous dépasserons 1,5 °C , a averti Chris Stokes, glaciologue à l’université de Durham au Royaume-Uni, « mais il est désormais essentiel de limiter ce dépassement ». La protection du climat est depuis longtemps une évidence, économiquement viable, juridiquement fondée, moralement ancrée ; notre Terre brûle et nous regardons les cours de la Bourse ! Organisée à la…

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Par Mamadou Lamine TABALY Président & CEO InfiniteNexus Inc. Canada. En cette fin d’année 2025, notre pays se trouve à un carrefour décisif de son histoire financière récente. Rarement les lignes de force de notre économie auront été autant bousculées en si peu de temps : des audits qui ont mis au jour l’ampleur réelle des engagements publics, une alternance politique porteuse d’attentes et d’incertitudes, l’entrée progressive dans l’ère pétro-gazière avec ce que cela comporte de promesses et de risques, et une réaction des marchés d’une intensité telle qu’elle a entraîné une succession de déclassements sans équivalent dans notre trajectoire…

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Par Yasmine Aboubacar Sedikhe SY* Un continent en mouvement, des élites en décalage ? L’Afrique traverse une phase de transformation d’une intensité rarement observée dans son histoire contemporaine. Les données de la Banque africaine de développement (BAD, African Economic Outlook 2024) indiquent que six des dix économies mondiales à la croissance la plus rapide en 2024 sont africaines. En parallèle, les projections démographiques des Nations Unies (World Population Prospects 2022, United Nations Department of Economic and Social Affairs) annoncent un continent qui comptera près de 2,5 milliards d’habitants en 2050, dont environ 60 % seront âgés de moins de 25…

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Par Dr Laëtitia MAKITA-NGADI, Founder & CEO SEMEN AFRICA Consulting, Initiatrice du Sommet sur les Investissements dans les Systèmes de Santé en Afrique (SISSA) . Au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), le nombre élevé d’évacuations sanitaires vers l’étranger ne constituent plus seulement un symptôme de fragilité : il incarne désormais une véritable hémorragie financière et un révélateur de dépendance systémique. Les États membres, déjà fragilisés par un déficit budgétaire chronique et un endettement dépassant parfois 70 % du PIB annuel, seuil fixé par le Règlement N° 12/07-UEAC-186-CM-15, voient leurs réserves de change s’évaporer pour couvrir des soins extérieurs. Cette…

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Par Dr Abdourahmane BaPrésident, Think Tank FOYREExpert en évaluation des politiques publiques, évidence, management et stratégie de développement. Le rebasing du Produit Intérieur Brut (PIB) du Sénégal intervient à un moment où la crédibilité financière de l’État traverse une crise profonde, alimentée par la révélation d’une dette publique cachée dont l’ampleur a surpris tant les analystes que les institutions internationales. La décision d’adopter la nouvelle base 2021 pour les comptes nationaux, officiellement mise en œuvre par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) en novembre 2025, confère à cet exercice statistique une portée qui dépasse largement ses fondements…

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Par Thierno Seydou Nourou Sy, Banquier, Président et fondateur de Nourou Financial Consulting (NFC) Dakar-Sénégal Le nouveau partenariat entre l’État et la BOAD ouvre la voie à une valorisation stratégique du patrimoine public, nécessitant une mise en œuvre prudente et rigoureuse.La signature récente d’un protocole d’accord entre l’État du Sénégal et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) pour la création du Fonds de Valorisation des Actifs du Sénégal (FOVAS) marque une étape ambitieuse. Ce mécanisme, visant à exploiter le potentiel économique des infrastructures publiques pour générer de nouveaux financements, est une initiative louable. Cependant, son succès dépendra d’une analyse…

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Par Boileau Loko, ancien représentant du FMI à Dakar La dette africaine suscite à la fois inquiétude et incompréhension. Pourtant, elle traduit d’abord une réalité incontournable : les pays doivent financer leur développement — infrastructures, éducation, santé, énergie. La question n’est donc pas tant de savoir si la dette existe, mais si elle est soutenable et utilisée efficacement. La situation est-elle réellement alarmante ? Et comment mobiliser davantage de ressources pour sortir durablement de la pauvreté sans basculer dans une spirale de surendettement ? Une dette trop élevée… ou simplement mal perçue ? Après les annulations massives du début des…

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Par Raphaël NKOLWOUDOU AFANE, Docteur en droit (PhD) & Legal Ops Officer L’Afrique est en train de gagner la bataille de la transformation numérique, mais elle risque de perdre celle de la cybersécurité. Avec un taux de pénétration mobile en croissance exponentielle, une innovation financière révolutionnant les services bancaires et un écosystème de fintech dynamique, le continent saute des étapes technologiques à un rythme effréné. Pourtant, cette réussite éclatante est gravement compromise par une menace silencieuse et omniprésente : la cybercriminalité. Le récent rapport Check Point 2025 African Perspectives on Cyber Security  dresse un constat sans appel : les organisations africaines…

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Par Cedric Achille MBENG MEZUI, Économiste et spécialiste des systèmes financiers  Messages clés : Pour accélérer sa transformation structurelle, l’Afrique doit booster l’accroissement des flux d’investissements dans des domaines clés tels que l’éducation, l’énergie, les technologies, et les infrastructures de transport. Le déficit de financement y est colossal, la BAD1 l’estime à environ 402 milliards d’USD par an jusqu’en 2030, des statistiques qui donnent le vertige et exigent d’accroître la mobilisation des ressources intérieures ainsi que d’encourager les investissements privés. Faute de relever ce défi de manière satisfaisante, la renaissance économique prometteuse de l’Afrique pourrait être mise en danger. A…

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Un enjeu vital pour les citoyens, les entreprises et les institutions africaines Par Dr Mohamed H’Midouche, ancien Haut Fonctionnaire International – expert en Gouvernance et Développement. La transformation numérique de l’Afrique constitue aujourd’hui l’un des leviers majeurs de modernisation économique et sociale du continent. L’essor du mobile money, des fintech, du e-gouvernement, des plateformes scolaires et sanitaires ou encore de l’administration digitale a profondément modifié les usages et stimulé la croissance. Cette révolution technologique ouvre un large éventail d’opportunités : inclusion financière, innovation, transparence, productivité, amélioration des services publics. Mais cet écosystème numérique, aussi dynamique soit-il, amplifie simultanément la surface…

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Gora DIOP, diplômé de l’IEDES de la SORBONNE. L’objectif de ce thème est de présenter les gains mais également les difficultés de la coordination de la politique monétaire. Cependant, dans un premier temps, il nous semble opportun de revenir sur l’inflation ou plus exactement sur ses origines, ses effets et les politiques souvent menées pour la contrecarrer. Le but étant, dans la mesure où une condition nécessaire pour coordonner les politiques monétaires est l’existence d’externalités, de montrer que l’inflation peut avoir des origines externes. On la qualifiera d’importée.En effet, l’on va essayer de montrer qu’un atout majeur qui peut provenir…

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Par Lauric NGOUEMBEDocteur ès sciences économiquesAdministrateur – Associé, Business Unit ManagerGouvernance macroéconomique, finances publiques et systèmes d’informationCabinet ITONGA Consulting & Co., R. du Congo. La question extrêmement pertinente de l’économie politique de la rente et du marché financier dans la zone CEMAC, pour comprendre pourquoi les principales sources de financement des économies nationales manquent de valorisation locale, se pose avec acuité. En outre, les contextes spécifiques des pays membres limitent-ils l’application des fondements de l’économie politique dans cette zone ? Enfin, qu’est-ce qui explique le retard des pays de la CEMAC dans la mise en place d’un marché financier dérivé…

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