Auteur/autrice : Contribution

Les articles parus dans la rubrique «contributions» expriment le point de vue de leurs auteurs. Les contributions externes, validées  par la Rédaction de Financial Afrik en raison de leur utilité sociale, ne reflètent pas forcément la ligne éditoriale du journal. Vous voulez publier un article dans Financial Afrik, suivre le guide de la contribution (https://www.financialafrik.com/2015/02/21/guide-pour-publier-un-article-dans-financial-afrik) et la charte de la rédaction [https://www.financialafrik.com/charte-de-financial-afrik/].

Par Théophane Mokoko, économiste et analyste financier / spécialiste des politiques publiques L’Afrique centrale possède l’une des plus importantes concentrations de capital naturel carbone au monde. Pourtant, cet actif demeure encore faiblement intégré aux systèmes de finances publiques. Cet article analyse la manière dont les technologies du Big Data peuvent transformer structurellement la valorisation, la crédibilité et la monétisation des crédits carbone en Afrique centrale, avec un focus particulier sur la République du Congo. Au-delà de l’approche conceptuelle, cette étude intègre une simulation pratique illustrant comment un suivi du carbone fondé sur les données peut accroître de manière significative les…

Suite...

Par Franz Drees-Gross, directeur des Infrastructures pour l’Afrique de l’Ouest au sein du Groupe de la Banque mondiale ; et Wale Shonibare, directeur du pôle Solutions financières, politiques et réglementations énergétiques du Groupe de la Banque africaine de développement. Mission 300, une initiative pilotée par le Groupe de la Banque mondiale et le Groupe de la Banque africaine de développement visant à raccorder 300 millions de personnes à l’électricité en Afrique d’ici 2030, vient de franchir une étape remarquable. Plus de 50 millions de personnes ont été raccordées à l’électricité depuis le lancement de l’initiative et ont commencé à suivre les…

Suite...

Candidate de la République Démocratique du Congo au poste de Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Juliana Amato Lumumba estime que «la Francophonie doit devenir une puissance économique». Lire sa tribune. LA FRANCOPHONIE DOIT DEVENIR UNE PUISSANCE ÉCONOMIQUE Lorsque l’on parle de Francophonie, on pense spontanément à une langue, à une histoire partagée, à une communauté de valeurs. On oublie souvent qu’elle constitue aussi l’un des plus grands espaces économiques du monde. Près de 390 millions de locuteurs, 20 % du commerce mondial de marchandises, plus de 16 % du PIB mondial : la Francophonie est déjà une réalité économique. Pourtant, elle n’agit…

Suite...

Par Issa Malgoubri, Président-Directeur Général de SGI Image Finances Internationales, Arrangeur principal et Chef de file de placement Le premier Sukuk de l’État du Burkina Faso n’est pas seulement une innovation financière. C’est un appel national, régional et international à financer la souveraineté économique par l’éthique, l’économie réelle et la confiance. Il y a des opérations qui mobilisent des ressources. Et il y a des opérations qui mobilisent une Nation. Le lancement du FCES SUKUK BURKINA RENAISSANCE 6,80% 2026-2035 appartient à cette seconde catégorie. Avec cette émission de 75 milliards FCFA, structurée sous la forme d’un Fonds Commun d’Émission de…

Suite...

:Par Ismael Sy , Journaliste, correspondant de Financial Afrik à Casablanca  A notre sensi, la pensée selon laquelle l’intellectuel devrait être au service des défavorisés présente des limites. L’histoire du monde n’est que rapport de classe et reproduction de rapports de classe. Un intellectuel au service des faibles peut participer à la construction d’un autre système de rapports de classe. L’histoire de certains régimes communistes a montré comment certains intellectuels qui ont pensé soutenir une forme de justice sociale se sont réveillés avec un goût amer dans la bouche. Comment les faibles d’hier se sont transformés en tyrans d’aujourd’hui. Ces…

Suite...

Par Pr. Abderrahmane MebtoulProfesseur des universités, docteur d’État en économie, expert-comptable diplômé de l’Institut supérieur de gestion de Lille, ancien directeur général des études économiques et ancien premier conseiller à la Cour des comptes. La décision prise le 19 juin 2026 par le Groupe d’action financière (GAFI) marque une étape importante pour l’Algérie. Réunie en séance plénière à Paris, l’organisation internationale chargée de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) a officiellement retiré l’Algérie de sa liste des juridictions placées sous surveillance renforcée, communément appelée « liste grise ». La Namibie bénéficie également de cette décision. Cette évolution…

Suite...

Par Pr Amath NDIAYE , FASEG-UCAD. Le débat sur la dette publique sénégalaise a donné lieu à l’utilisation de plusieurs expressions — dette cachée, dette non déclarée, fausses déclarations statistiques (misreporting) ou encore dette odieuse — qui ne recouvrent pas les mêmes réalités. Les trois premières renvoient globalement au même phénomène : l’existence d’engagements financiers qui n’ont pas été correctement enregistrés ou déclarés dans les statistiques officielles. La notion de dette odieuse, en revanche, relève d’une problématique différente, davantage juridique et politique. *Ce qu’a constaté la Cour des comptes* La Cour des comptes n’utilise pas systématiquement l’expression « dette cachée ».…

Suite...

Par Joëlle TRAORÉ, docteure en droit fiscal de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. ZONES ÉCONOMIQUES SPÉCIALES EN ÉTHIOPIE En avril 2024, l’Éthiopie a adopté la Proclamation n° 1322/2024, abrogeant le régime des parcs industriels issu de la Proclamation n° 886/2015. Ce texte institue un nouveau cadre juridique pour les zones économiques spéciales (ZES), élargit leur périmètre sectoriel et renforce les incitations fiscales offertes aux investisseurs. Pour un investisseur, la question n’est pas tant de savoir ce que prévoit le texte, que d’évaluer ce que le mécanisme fiscal produit réellement sur la décision d’implantation. Un changement de cadre, pas seulement de terminologie…

Suite...

À l’ère de l’économie de l’attention, la réputation d’un pays est devenue un actif stratégique aussi précieux que ses ressources naturelles. OPTIMISME STRATÉGIQUE L’Afrique que nous bâtissons – Par Thione Niang « Penser l’Afrique. Inspirer l’action. Construire l’avenir. » L’Afrique possède les plus grandes richesses naturelles de la planète, la population la plus jeune du monde et un potentiel économique exceptionnel. Pourtant, malgré ces atouts incontestables, nombre de nos pays continuent d’être définis par des récits construits ailleurs. Pendant des décennies, nous avons exporté nos matières premières tout en laissant d’autres façonner notre image. Or, dans un monde où la…

Suite...

Par Issa Cheiguer La controverse sur les carburants a eu au moins un mérite : elle a tiré de son silence la politique économique mauritanienne. Elle a forcé des choix à s’exprimer, des chiffres à circuler, des positions à se confronter. Je l’ai rejointe dans une première contribution. J’y reviens aujourd’hui, non pour rouvrir le même dossier, mais pour regarder plus loin : vers les fondamentaux de l’économie, vers les promesses du gaz, vers un filet social dont les chiffres les plus récents révèlent une réalité plus large qu’on ne le pensait. Je n’écris toujours qu’en citoyen attentif, sans autre…

Suite...

Dr Beringer GLOGLO – Économiste, ancien conseiller auprès de la Direction généraleM. Gilbert NYATANYI – Counsel chez Janson, ancien Directeur général du Fonds souverain du Rwanda Le déficit de financement du développement en Afrique demeure l’un des défis les plus structurants auxquels le continent est confronté. Les enjeux sociaux sont immenses, tandis que l’environnement financier mondial devient de plus en plus fragmenté et contraint. Selon la Banque africaine de développement (BAD, 2024), l’Afrique devra mobiliser 495,6 milliards de dollars par an, soit environ 17 % de son PIB projeté pour 2024, jusqu’en 2030 afin d’accélérer sa transformation structurelle et de…

Suite...

Après avoir montré, dans « Du naira au franc, la même servitude », que le régime monétaire ne décide pas du sort productif d’une économie, puis cerné, dans « Ce que la monnaie ne peut pas faire », les limites de l’instrument monétaire lui-même, l’économiste Dr Chérif Salif SY aborde une question que ces deux constats laissent ouverte : sur quel terrain la dépendance devient-elle lisible, et décidable ? Ce terrain a un nom, le change. Par Dr Chérif Salif Sy La monnaie n’est pas un instrument neutre que l’État manie pour stabiliser les prix : c’est un rapport social,…

Suite...

Vers un État stratège orchestrateur du capital Par Antoine Christian Gomis, Founder, Bridge Africa Capital Le Sénégal entre dans une phase critique de son développement économique : les besoins en infrastructures continuent d’augmenter alors que la capacité du bilan souverain à les financer se réduit progressivement. Depuis plus d’une décennie, la transformation du pays a reposé sur un modèle relativement classique : l’État emprunte, l’État construit, l’État porte l’essentiel du risque financier. Ce modèle a permis des avancées importantes dans les infrastructures routières, portuaires, énergétiques et logistiques. Mais il atteint désormais ses limites. La dette publique sénégalaise, révisée à la…

Suite...

L​e 29 mai 2026, Abdoulaye, « Gorgui », « le vieux » en wolof, a eu 100 ans. À cette occasion, le gouvernement sénégalais rend hommage à cette personnalité politique dont l’héritage transcende les divisions politiques les 4 et 5 juin 2026. La commémoration a été décalée, car elle coïncidait auparavant avec l’Aïd el-Kebir – la fête de la Tabaski, l’Aïd el-Adha. Par Eric Topona, Journaliste, Écrivain, Ancien secrétaire général de l’Union des journalistes tchadiens (UJT). Des anniversaires, il en est qui ont une dimension symbolique toute particulière. Car ils célèbrent une longévité dont nous ne sommes pas coutumiers. C’est le cas de ces rares personnes qui peuvent revendiquer et s’enorgueillir de…

Suite...

Par Eric Topona, Journaliste, Écrivain, Ancien secrétaire général de l’Union des journalistes tchadiens (UJT). ​Le 31 mai 2026, un pétrolier du nom de Tagor a été arraisonné par la marine française en Atlantique. Ce bateau était associé à la ​« flotte fantôme ​» russe ​(réseau de tankers utilisés pour contourner les sanctions liées à la guerre en Ukraine). Il naviguait sous un pavillon suspect ou falsifié, ce qui a justifié l’intervention. ​ Éric Topona, journaliste, revient sur les « flottes fantômes ​» et l’usurpation des pavillons africains. Depuis l’imposition des sanctions occidentales en raison de sa guerre d’agression en Ukraine, la Russie n’a de cesse de vanter la bonne…

Suite...

Par Raphael Nkolwoudou, Docteur en droit PhD), Juriste Senior en droit du numérique et Contract Manager, Teragone Solutions – Paris, France.  Imaginons un hôpital de campagne au nord du Mozambique, après un cyclone. Les routes sont coupées, les antennes-relais gisent à terre, et le seul lien avec le monde extérieur est un mince faisceau montant vers un essaim de satellites basse orbite. Cette scène, vécue récemment lors du cyclone Idaï, résume la promesse des constellations satellitaires : offrir une communication fiable quand tout s’effondre autour. Pour l’Afrique, ce n’est pas un luxe. C’est une nécessité. Le continent reste très exposé aux orages violents, aux…

Suite...

Par Soukeyna LY, Ingénieure en énergie et macroéconomiste ; Fondatrice du think tank PRONA FUTURES; Montréal, 8 juin 2026. Alors que le Sénégal cherche à restaurer sa crédibilité macroéconomique auprès de ses partenaires financiers, la question des subventions énergétiques s’impose comme l’un des arbitrages les plus sensibles des prochaines années. Le pays n’a plus le temps de s’inscrire dans des débats uniquement théoriques. Avec une dette publique désormais estimée à plus de 130 % du PIB (selon les estimations 2026, après la découverte d’engagements non déclarés), un service de la dette qui absorbe une part croissante des recettes de l’État,…

Suite...

Par Jean Philippe MEIYE, Analyste des enjeux numériques, éducatifs et stratégiques africains, Ancien Directeur Général Adjoint de l’ANINF (Gabon), Docteur de l’Institut National Polytechnique de Grenoble (France). Pourquoi l’Afrique risque de rester dépendante malgré ses investissements numériques massifs ? Cet article est extrait de l’ouvrage que je consacre actuellement aux enjeux de souveraineté numérique et de capital humain en Afrique. À travers cet essai, j’ai souhaité partager une conviction née à la fois de l’observation, de l’expérience institutionnelle et de la réflexion stratégique : l’Afrique ne pourra bâtir une véritable souveraineté numérique durable si elle continue de concentrer l’essentiel de ses…

Suite...

Par Abderrahmane Mebtoul, Professeur des universités, expert international  docteur d’Etat 1974 en management stratégique  La Coupe du monde 2026 est conjointement organisée par trois pays :  les  Etats-Unis, le Canada et le Mexique  C’est la première fois dans l’histoire de la compétition que trois nations s’associent pour accueillir le tournoi, qui rassemble un format record de 48 équipes. Les pays organisateurs ont  fait les choses en grand. Les infrastructures et la logistique ont permis aux équipes de se concentrer uniquement sur le jeu. Le sport comme la musique et la culture sont des facteurs de rapprochement des peuples.  Si chaque équipe brandit avec fierté et passion son drapeau, avec le…

Suite...

Réagissant à la parution de l’ouvrage « premier lexique bancaire et financier Français-Pulaar », Seybatou Aw, président de la compagnie de réassurance Aveni Ré estime que « nos langues africaines portent en elles la capacité d’exprimer le monde d’hier comme celui de demain ». Voici sa lettre intégrale adressée à Alassane Ba, l’auteur de l’ouvrage. Cher Alassane, À la lecture du beau témoignage de notre aîné Mamadou Oumakala, une profonde émotion m’a envahi. Ses mots ont ravivé en moi les souvenirs d’une époque qui a façonné notre génération, celle des solidarités naturelles et des amitiés sincères forgées dans les épreuves de la vie villageoise. J’y ai…

Suite...

Par Chérif Salif Sy, économiste-politiste, Dakar. Tribune faisant suite au volet sur le naira et le franc CFA. J’ai soutenu, dans un premier texte, que le naira et le franc CFA enchaînent les mêmes peuples à la même servitude, par-delà l’opposition de leurs régimes. Cette thèse a sa contrepartie, qu’il faut maintenant énoncer de front. Si deux monnaies que tout sépare produisent une dépendance identique, c’est que la monnaie n’est pas la cause première de notre blocage. On me dira que je vais trop loin, que les modalités de création monétaire orientent et conditionnent les structures productives. C’est confondre le…

Suite...

Par professeur Amath Ndiaye, FASEG/UCAD Dans le débat public africain, le Fonds monétaire international (FMI) est souvent présenté comme un instrument de domination de l’Afrique au service des grandes puissances occidentales. Cette perception s’explique en partie par les souvenirs des programmes d’ajustement structurel des années 1980 et 1990. Mais lorsqu’on examine les faits, cette affirmation apparaît largement discutable.  *Une institution mondiale*  Le FMI est une organisation internationale créée en 1944 pour contribuer à la stabilité financière mondiale. Il compte aujourd’hui 191 États membres et intervient sur tous les continents. Son rôle principal est d’aider les pays confrontés à une crise…

Suite...

Par Beatrice Blondin Diop, Fondatrice et directrice générale Béaba L’entrée du Sénégal dans le cercle des pays producteurs de pétrole et de gaz marque un tournant historique. Avec le projet pétrolier Sangomar, opéré par Woodside, et le projet gazier Greater Tortue Ahmeyim, opéré par BP à la frontière sénégalo-mauritanienne, notre pays ne découvre pas seulement une nouvelle source de revenus publics. Il découvre surtout une question stratégique : comment faire en sorte que l’exploitation de nos ressources naturelles ne se traduise pas uniquement par des exportations, des recettes fiscales et des communiqués de performance, mais par une transformation réelle du tissu…

Suite...

Par Dr Mohamed H’MIDOUCHE Après le réengagement historique de la Banque mondiale dans le nucléaire civil, l’Afrique dispose d’une fenêtre stratégique pour inscrire les SMR dans un nouveau pacte financier de l’énergie pilotable. À condition de préparer les projets avec rigueur, de bâtir une doctrine africaine responsable et de faire du nucléaire sûr non pas un privilège de puissance, mais une option ouverte au service de l’industrialisation, de la souveraineté numérique et de la justice énergétique. Dans une précédente tribune publiée dans Financial Afrik le 22 mars 2026, nous avions souligné que les Small Modular Reactors — SMR — pouvaient…

Suite...

Par Dr. Ananou Foly, Économiste & Dr. Gloglo Beringer, Économiste Le paradoxe de départ Fin 2024, le Sénégal et le Bénin offrent deux trajectoires macroéconomiques radicalement opposées. Le Sénégal révèle l’une des plus importantes dissimulations de dette de l’histoire du continent : un ratio dette/PIB réel de 99,7 % contre 74,4 % déclaré, un déficit budgétaire moyen de 11 % du PIB sur 2019-2023 contre 4,9 % affiché, et environ 7 milliards de dollars de dette cachée selon le FMI. Le Bénin, lui, affiche une croissance de 7,5 %, un déficit ramené à 3 % du PIB, une notation S&P à BB- avec perspective positive. L’écart…

Suite...

Par Ghislain KAPSSU, Managing Partner – Kompt Capital West Africa S.A. Pendant plusieurs décennies, le débat sur le financement des infrastructures en Afrique s’est concentré sur les grands projets structurants : barrages hydroélectriques, autoroutes, ports, aéroports ou réseaux nationaux d’énergie. Ces actifs jouent naturellement un rôle essentiel dans la transformation économique du continent et mobilisent l’attention des bailleurs internationaux, des banques multilatérales de développement et des marchés de capitaux. Pourtant, cette focalisation sur les méga-projets tend à occulter un autre enjeu, tout aussi déterminant pour le développement économique et social : celui des infrastructures de proximité. Un déficit qui ne…

Suite...

Par Abd’El Kader NDIAYE, Président de  la CNES Le Sénégal parle souveraineté. Le Sénégal parle refondation. Mais le Sénégal oublie ses entreprises. Depuis l’avènement du nouveau régime, un constat s’impose : les autorités publiques snobent le secteur privé à tous les échelons de la hiérarchie. Ce silence est d’autant plus assourdissant que la conjoncture l’exige. Les opérateurs économiques font face, seuls, à un triple fardeau : la dette intérieure de l’État, dont les promesses de règlement s’empilent sans suite ; la fronde sociale, nourrie par le non-respect des engagements du Pacte national de stabilité sociale ; et l’absence totale de…

Suite...

Par Issa CHEIGUER Je n’écris pas ici en expert patenté, ni au nom d’une quelconque chapelle. Je suis un citoyen attaché aux questions économiques de notre pays, qui souhaite verser modestement sa part au débat. Mon ambition n’est pas de trancher, mais de clarifier les termes et de vérifier les chiffres. Chacun jugera ensuite sur pièces. Une décision sur le prix du carburant n’est jamais une simple ligne dans un tableau. Elle touche le panier de la ménagère, le coût du transport, le prix du pain. Elle dit aussi quelque chose de l’État : jusqu’où protège-til, et à quel moment…

Suite...

Par Abderrahmane Mebtoul  docteur d’Etat 1974- management stratégique -expert international Cette problématique de la valeur de la  monnaie  algérienne est liée à l’importance de la sphère informelle, dominante en Afrique,   qui n’est pas propre  à l’en Algérie  qui selon la Banque d’Algérie  représente environ 30 % du PIB national  échappant  au contrôle fiscal et aux circuits bancaires, drainant  des dizaines de milliards de dollars hors des banques et concentrant  selon certaines sources plus de 4 millions d’emplois. 1.Léconomie algérienne : dominance de la rente des hydrocarbures Alors que l’unité de la monnaie européenne s’échange à 150,62 dinars à l’achat et 150,66 dinars à la…

Suite...

Par Seydina Alioune NDIAYE, Economiste, Banquier d’affaires, SENQUANT Briefing. Dans les salles de marchés et au sein des analystes financiers mobilisés sur le cas du Sénégal, la crise de la dette ne se joue pas seulement sur le front de la dette extérieure, mais de plus en plus sur celui de la dette domestique : les Total Return Swaps (TRS) sont devenus une préoccupation centrale. L’enjeu n’est plus uniquement technique ; il touche à la transparence de l’endettement, au coût du financement public et à la soutenabilité de la stratégie de gestion active de la dette. Une crise de dette de…

Suite...

Par Aboubakr Kaira Barry, CFA, Directeur Général, Results Associates · Bethesda, Maryland, États-Unis. POINTS ESSENTIELS ▸  Au Nigéria, la monnaie est créée principalement par les banques commerciales et, dans une moindre mesure, par la Banque centrale du Nigéria. ▸  Entre 2015 et 2024, la masse monétaire a progressé au rythme de 20 % par an tandis que le PIB réel par habitant reculait de 0,6 %, alimentant l’inflation et érodant le niveau de vie. ▸  Les réformes de la BCN sont nécessaires, mais la stabilité des prix ne peut être atteinte sans discipline budgétaire, une gestion des finances publiques plus…

Suite...

Par Chérif Salif Sy* Ce que nous appelons « politique monétaire » en Afrique est une fiction commode, un écran qui recouvre la réalité brute des rapports de force entre États périphériques et centres financiers du Nord. Suzanne de Brunhoff l’avait posé dès le début des années 1970 : la monnaie n’est pas un instrument neutre que l’État manierait à sa guise pour lisser les cycles. Elle est une contrainte objective, l’incarnation matérielle de la loi de la valeur sur le marché mondial. En Afrique, cette contrainte change de forme selon les zones, mais elle produit partout le même effet, la subordination.…

Suite...

Tribune | Transition énergétique & Finance durable en Afrique Par Thierno Seydou Nourou Sy, Banquier . Président et fondateur de Nourou Financial Consulting (NFC). Dakar .Sénégal. www. Nouroufinancial.com La finance durable en Afrique finance-t-elle réellement la transformation de nos économies ?Derrière les concepts en vogue — ESG, obligations vertes, fonds climat, taxonomies durables — c’est bien cette question, inconfortable mais nécessaire, qui doit guider nos décisions aujourd’hui. L’Afrique se trouve dans une situation inédite dans l’histoire contemporaine : elle représente environ 3 % des émissions mondiales de CO₂ tout en abritant près de 18 % de la population mondiale. Les…

Suite...

Par Abdoulaye DIOP, Président de la Commission de l’UEMOA C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès le 1er juin 2026 à Dakar du Professeur Moustapha Kassé. Économiste de renom, il a marqué les étudiants que nous fûmes par sa compétence et sa rigueur scientifique.  Premier doyen de la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, son engagement et ses actions de tous les jours ont contribué au développement de l’enseignement des sciences économiques et de gestion Pédagogue exigeant et généreux, le Professeur Kassé a formé des générations d’économistes sénégalais et africains, de cadres et de décideurs qui…

Suite...

Par Ghita LAMRIKI, Directrice des Études, Géraldine MERMOUX, Directrice Générale Associée et Lossani ZINA, Directeur Associé. Groupe FINACTU. Pour la première fois dans l’histoire, sur la période 2021-2023, l’Afrique a consacré plus d’argent au remboursement de sa dette qu’à l’éducation de ses enfants[1]. Et la tendance n’est pas bonne : en 2024, 18% des recettes publiques du continent ont servi à rembourser la dette : c’est trois fois plus qu’en 2010. Aucun autre continent n’atteint ces niveaux. Derrière ces chiffres, une réalité concrète : chaque milliard versé en intérêts est un milliard qui ne finance pas une école, un hôpital ou une…

Suite...

Par Kabiné Komara, ancien Premier ministre de Guinée  Le Président Abdoulaye Wade a eu cent ans ce 29 mai 2026. La coïncidence de cette date avec la fête de Tabaski explique que l’événement ait fait l’objet d’une moindre solennité pour l’instant.  Cependant une telle longévité pour une personnalité d’exception est toujours l’occasion pour ceux qui ont eu l’honneur et la chance de le côtoyer tant soit peu, de lui exprimer quelques marques de gratitude. C’est ce que j’essaierai de faire dans ce narratif. Je suis tombé sous le charme de ce Grand Homme d’État bardé de diplômes, quand un jour de l’année…

Suite...

Témoignage de Tidiane WANE, ingénieur polytechnicien au Palais de la République Maître Abdoulaye WADE, Centenaire en ce 29 mai 2026. Machallah. Puisse Dieu lui accorder encore des années de santé. Le Président Wade a travaillé pour son pays et pour l’Afrique. Nous, les jeunes des années de braise (1988-2000) pouvons amplement en témoigner. Le maître du SOPI, le changement, nous a initié à la Démocratie et au combat pour l’affirmation de soi. Depuis que nous sommes élève au Lycée puis étudiant à l’Université, nous avons suivi avec attention les combats épiques de Maître Wade face aux dérives du pouvoir socialiste…

Suite...

Le PDG de la SGI IFI, Issa Malgoubri, soutient que la véritable sophistication de la finance structurée réside dans la transparence et la robustesse du risque, et non dans sa complexité. Cette analyse s’applique directement à la crise politique sénégalaise de 2026, qui met à l’épreuve la crédibilité de la signature souveraine du pays après qu’un audit du FMI en 2025 a révisé la dette nationale fortement à la hausse. Par ISSA MALGOUBRI, PDG de la SGI IFI Pourquoi la sophistication utile commence toujours par la lisibilité du risque, et comment un choc politique peut redéfinir la stratégie de dette,…

Suite...

Par Lansana Gagny SAKHO,   Adm.A, C.M.C, président du Cercle des Administrateurs Publics ; Secrétaire Général du CAVIE, et Expert en gouvernance publique & Intelligence économique. Mai 2026. Notation souveraine, secteur privé exsangue et responsabilité collective : dans cette polémique, il n’y a pas de vainqueurs il n’y a qu’un seul perdant, estime l’auteur de cette tribune. I. Un signal, pas un simple événement technique Il y a des moments où un pays doit apprendre à se tenir droit non pas parce que tout va bien, mais parce que vaciller serait pire encore. La décision de Bloomfield d’assombrir la perspective de…

Suite...

Par Dr Mohamed H’MIDOUCHE L’intelligence artificielle n’est plus une simple innovation technologique. Elle devient un langage de puissance, un facteur de compétitivité, un instrument d’influence et un enjeu majeur de souveraineté. Pour l’Afrique, la question n’est donc pas de savoir s’il faut entrer dans cette révolution, mais comment y entrer : comme simple consommatrice de technologies importées, ou comme coproductrice de savoir-faire, de valeur, d’emplois qualifiés et de souveraineté numérique. Cette réflexion intervient à un moment particulier. Cette semaine, Brazzaville accueille les Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque africaine de développement, du 25 au 29 mai, au Centre international…

Suite...

La Fondation africaine du coton (ACF) réaffirme son engagement sans faille en faveur d’une croissance durable, compétitive et inclusive de la chaîne de valeur textile africaine. Alors que les chaînes d’approvisionnement mondiales évoluent et que les investisseurs recherchent des sources d’approvisionnement résilientes, la prochaine étape stratégique est claire : l’Afrique doit renforcer ses capacités de transformation locales et accélérer la création de valeur sur le continent. Par Belinda EdmondsDirectrice généraleAfrican Cotton Foundation (ACF) La mission principale de l’ACF est d’améliorer les moyens de subsistance des agriculteurs et des communautés agricoles, tout en protégeant l’environnement dans lequel ils vivent et travaillent.…

Suite...

Par Dr Abderrahmane Mebtoul, Professeur des universités, expert international, expert-comptable de l’Institut supérieur de gestion de Lille (France) 1974 . Les « cryptomonnaies » sont des actifs numériques virtuels qui reposent sur la technologie de la blockchain à travers un registre décentralisé et un protocole informatique crypté. Un crypto-actif n’est pas une monnaie, sa valeur se déterminant uniquement en fonction de l’offre et de la demande, ne reposant pas sur un organisme de confiance, comme une banque centrale. 1.- En 1976, l’Autrichien Friedrich von Hayek, prix Nobel d’économie, prédisait dans son ouvrage la dénationalisation de la monnaie, une économie alternative…

Suite...

Trop vaste pour être ignoré, trop inédit  pour être compris Par Maryam Garba-Sani*  La simplicité, en l’absence de complexité, incite les humains à compliquer les choses. Prenons l’exemple d’un miroir : utilisé comme un médium d’échange ou dans un but précis, il produit un effet différent que lorsque l’on se contente de se regarder. Après avoir vérifié sa tenue, on commence à s’interroger intérieurement, à se demander si l’on est vraiment réel. L’un des thèmes qui traversent cet écrit est ancré dans cette observation. Les innovateurs s’intéressent davantage à l’innovation produit qu’à l’innovation de procédé. Certains soutiennent que les procédés standardisés…

Suite...

Par Éric Topona Début mai 2026, le parlement français a définitivement adopté le projet de loi visant à faciliter la restitution des œuvres d’art dérobées pendant la période coloniale. Cette loi-cadre a été adoptée le 9 mai par le président Emmanuel Macron. Ceci constitue, à n’en pas douter, une évolution significative dans les relations entre la France et ses anciennes colonies d’Afrique, plus largement entre l’Afrique et l’Europe. ​ Le parlement, en se prononçant pour la restitution aux pays africains d’une partie substantielle de leurs œuvres d’art pillées durant la période coloniale, ne répare pas seulement une injustice. Elle contribue ​également à sa manière à renforcer…

Suite...

Par Dr Mohamed H’MIDOUCHE Le Forum régional consacré à la chaîne de valeur du café en Afrique, tenu à Marrakech les 5 et 6 mai 2026, a rappelé une évidence trop longtemps négligée : l’Afrique ne peut plus se contenter de produire et d’exporter du café brut. Elle doit désormais mieux organiser sa filière, transformer davantage localement, renforcer le pouvoir économique des producteurs et faire du café un levier de souveraineté productive, de développement rural et d’intégration commerciale africaine. Ayant pris part, les 5 et 6 mai 2026 à Marrakech, au Forum régional consacré à la chaîne de valeur du…

Suite...

Par Douty Fadiga – Managing Partner, ReY Advisory L’Angola est progressivement en train de déplacer le centre de gravité de son modèle de financement : d’un État dépendant de l’endettement extérieur vers une économie où les marchés de capitaux domestiques deviennent un véritable moteur d’allocation du capital. La BODIVA (Bolsa de Dívida e Valores de Angola, la bourse angolaise ) est au cœur de cette transition, avec une ambition assumée : faire des marchés de capitaux domestiques un pilier du financement de l’économie, avec l’objectif d’atteindre près de 50 % du PIB à moyen terme, grâce à un pipeline crédible d’introductions en bourse, à la montée en puissance des investisseurs domestiques et…

Suite...

Par Yasmine Aboubacar Sedikhe SY Le XXIᵉ siècle ne sera pas dominé uniquement par les États qui contrôlent les ressources naturelles, les infrastructures énergétiques ou les routes commerciales. Il sera structuré par ceux qui maîtrisent les architectures de la connaissance : les données, les systèmes d’intelligence artificielle, les capacités de calcul, les infrastructures scientifiques et les modèles cognitifs capables d’organiser le monde. Une mutation silencieuse est en cours. La puissance ne se mesure plus seulement à la capacité de produire ; elle se mesure désormais à la capacité de définir les cadres d’interprétation du réel, de structurer les flux de…

Suite...

Par Dr Mohamed H’MIDOUCHE À Nairobi, le Forum Africa Forward 2026 a marqué une nouvelle étape dans la recomposition des relations entre l’Afrique, la France, l’Europe et les autres puissances économiques mondiales. Au-delà de l’annonce de 23 milliards d’euros d’engagements d’investissement, cette rencontre a confirmé un basculement doctrinal majeur : l’Afrique ne veut plus être abordée comme un continent demandeur d’aide, mais comme un partenaire stratégique, un marché de croissance, un espace d’investissement productif et un acteur légitime de la gouvernance mondiale. Entre l’appel d’Emmanuel Macron à bâtir une autonomie stratégique commune entre l’Europe et l’Afrique, et la déclaration forte du Président kényan…

Suite...

Par Abderrahmane Mebtoul, Docteur d’Etat 1974-professeur des universités expert international New Delhi accueillera le 31 mai 2026 le 4e Sommet Inde-Afrique sous le thème « IA SPIRIT », consacré au partenariat, à l’innovation, à la résilience et à la transformation inclusive. L’Inde est aujourd’hui le pays le plus peuplé du monde avec environ 1,477 milliard d’habitants. Son PIB nominal devrait atteindre 4 153 milliards de dollars en 2026, avec un PIB par habitant estimé à 2 813 dollars selon le FMI. Malgré un léger ralentissement par rapport à 2024, la croissance demeure particulièrement soutenue, avec des prévisions oscillant entre 6,6…

Suite...

Par Jean Baptiste Noé, expert géopolitique En Mauritanie, les mises en cause visant le groupe Addax se sont multipliées ces dernières semaines, alimentées notamment par un enregistrement audio faux largement relayé dans les boucles WhatsApp. Le procédé est connu : un ton assuré, des accusations graves, une apparente maîtrise du sujet, et au final un récit qui se répend vite dans l’espace public. Mais lorsque l’on reprend les faits, document par document, la mécanique accusatoire apparaît beaucoup moins solide qu’elle n’en a l’air. Le premier point de crispation concerne un épisode de carburant livré par Addax à la Mauritanie et présenté…

Suite...