Auteur/autrice : Abashi Shamamba

Docteur en sciences économiques, Journaliste professionnel depuis 25 ans. A dirigé la rubrique Macroéconomie du premier quotidien économique du Maroc. Longue expérience dans l'enseignement supérieur.

Bank Al-Maghrib relève son taux directeur à 2%. Dans une réunion marathon tenue ce mardi 27 septembre, le Conseil de la Banque du Maroc tire les leçons de l’accélération de l’inflation en décidant de relever le taux directeur de la Banque centrale de 50 points de base. Celui-ci se situe désormais à 2%. L’Institut d’émission acte par ailleurs le ralentissement de l’activité économique. La croissance s’établirait à « seulement » 0,8% cette année avant de rebondir à 3,6% en 2023. Bank Al-Maghrib table désormais sur un taux d’inflation à 6,3% sur l’ensemble de l’année, contre 1,4% en 2021, avant de revenir à…

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Accusées de prendre de haut les petites et moyennes entreprises en leur exigeant des garanties excessives, les banques se défendent en mettant en avant le manque de transparence et la sous-capitalisation de ces entreprises. Rien n’est irréversible, explique N’Guenor Codioro Haroune, co-fondateur du cabinet d’audit et conseil N&A Global Consulting Business & Advisors basé à Nouakchott. Ce consultant chevronné, docteur d’Etat en sciences de gestion, a travaillé pendant près de 20 ans chez Deloitte Maroc où il a accompagné de prestigieux clients au Maroc et en Mauritanie. Comment expliquez-vous que les PME éprouvent tant de difficultés à accéder au crédit…

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Par ABASHI SHAMAMBA. Dans les salons feutrés des hôtels d’affaires de Casablanca, les opérateurs économiques le surnomment «l’opposant universel» (ndlr : de tous les gouvernements qui se sont succédés sous son long mandat). Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib (la Banque centrale), n’a pas failli à sa réputation dans le rapport de l’exercice 2021 de l’institution présenté au Roi samedi 30 juillet. Comme à son habitude, Abdellatif Jouahri a distribué des bons et des mauvais points tout en émettant des doutes sur le rythme et la faisabilité de certaines réformes, voire leur opportunité. Son franc parler a le don d’irriter le…

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L’Afrique est sans aucun doute, le prochain territoire de conquête de la finance islamique, prédisent les spécialistes. La faible inclusion financière des populations ouvre aux produits bancaires ou d’assurance «charia compliant» de formidables relais de croissance. Si les banquiers, les assureurs, les opérateurs de la microfinance ou les fonds d’investissement arrivent à mettre à profit l’aubaine démographique que représentent les 635 millions de musulmans qui vivront sur le continent d’ici 2030 -c’est déjà demain-, alors oui, il ne fait aucun doute qu’ils pourraient décrocher le jackpot. Mais attention, le seul argument éthique ne suffira pas à vendre les services financiers…

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Le groupe d’assurance panafricain entend être un acteur clé dans le mouvement de consolidation du secteur sur le continent. Le récent deal avec Allianz n’est que le début d’une stratégie globale dont l’objectif est d’être dans le trio de tête dans tous les marchés où le groupe est présent. Silence radio sur les interrogations des spécialistes au sujet de la valorisation de la jointe-venture créée avec Allianz. Quelles sont les prochaines étapes des ambitions du groupe Sanlam après votre récente opération avec Allianz ? Au cours des deux dernières années, notre groupe a réalisé un travail important qui lui a…

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Dans la classe des obligations vertes (green bonds), on distingue les Sustainability-linked bonds. En quoi ces obligations se distinguent-elles dans l’univers obligataire ? En général, les obligations vertes sont émises pour financer des projets ayant un but climatique. Elles financent des projets pour la protection du climat, la préservation des ressources naturelles, le maintien de la biodiversité ou encore la prévention et la diminution de la pollution. Il existe aussi, dans cette classe d’actifs, des obligations sociales. Celles-ci ont pour but de financer des besoins de base, tels que l’emploi, les soins de santé ou des besoins des populations pour…

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Du nord au sud, les groupes bancaires africains verdissent à vive allure leurs bilans. Ils sont pleinement engagés dans le processus d’adaptation climatique des économies du continent. Mais les besoins sont immenses. Il va falloir mobiliser des dizaines de milliards de dollars, voire des centaines pour réussir cette transformation. Un basculement s’opère clairement chez les gérants de fonds d’investissement : les projets à fort impact environnemental bénéficient d’une «prime». En plus d’une réelle impulsion politique, l’adaptation climatique des économies africaines va exiger énormément des ressources financières qui se chiffrent en milliards de dollars. Cette adaptation est d’autant indispensable que le…

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Le groupe bancaire marocain est accrédité par le Fonds Vert pour le Climat des Nations Unies. En plus d’un impressionnant « paquet » de projets dans l’éolien qu’il a financés sur ses terres, Attijariwafa bank accompagne des programmes éoliens, solaires et d’agriculture durable dans plusieurs pays africains. Fatmi SQUALLI, directeur Financement de Projets Groupe à la Banque de Financement – Corporate & Investment Banking – chez Attijariwafa bank explique la stratégie du groupe. Comment apprécier le risque d’un projet en fonction de son exposition au changement climatique ? Le groupe Attijariwafa bank est conscient des défis sociaux et environnementaux qui…

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Le groupe bancaire panafricain est l’un des plus actifs dans la finance climatique sur le continent. Les émissions obligataires qu’il a émises ont connu un tel engouement auprès des investisseurs que BOA souhaite étendre c-es green bonds aux obligations économiques et sociales, en conformité avec son nouveau virage stratégique. Décryptage de Brahim BENJELLOUN TOUIMI, administrateur-directeur général délégué du groupe. Quels sont les grands axes de la stratégie du groupe en matière de finance verte ? Au-delà d’une stratégie, la promotion d’un business model à impact, prenant en compte les trois piliers de la durabilité – environnemental, social et économique-, représente…

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Ingénieur financier, Fabrice Kom Tchuenté dirige FinAfrique, cabinet-conseil en Banque, Finance et Assurance spécialisé dans les problématiques africaines. Il a mené de nombreuses recherches et missions sur la finance Inclusive et les financements alternatifs. Pour un fonds d’investissement ou une banque, comment apprécier le risque d’un projet ou d’une entreprise en fonction de son exposition au changement climatique ? Il existe aujourd’hui des outils d’analyse et de scoring qui, pour un portefeuille d’actifs donné, permettent d’évaluer les Risques Climatiques Physiques, c’est-à-dire ceux qui proviennent des dommages directement causés par les phénomènes météorologiques (sécheresse, canicule, tempête, élévation de la mer, …)…

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Goksenin Karagoz est analyste chargé des services financiers à l’agence S&P Global pour les régions du Moyen-Orient, Afrique et l’Europe centrale. C’est lui qui supervise le Maroc. Dans cet entretien, il estime que la hausse des créances en souffrance accélérée par les conséquences de la pandémie dans les banques marocaines devrait s’estomper dès cette année avant une inversion de la courbe en 2023. Par ailleurs, malgré le coût du risque, l’activité africaine reste rentable. Quelle est l’appréciation de S&P Global de la progression des créances en souffrance dans les banques marocaines en 2020 et 2021 ? En quoi cela peut-il…

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Par ABASHI SHAMAMBA. L’agence de notation Fitch Ratings vient de boucler une revue des banques marocaines sous sa couverture, représentant environ 77% des actifs du secteur. L’examen a conduit l’agence à revoir ses perspectives sur l’environnement opérationnel des banques marocaines de stable à négative. « Cela reflète notre opinion selon laquelle les risques induits par la pandémie se sont suffisamment atténués avec l’ouverture de l’économie et des marchés d’exportation du Maroc, et que, malgré les risques actuels, les banques continueront de fournir des mesures financières résilientes en 2022 », explique Jamal El Mellali, directeur Banques EMEA chez Fitch. La qualité des…

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S’ils ne sont pas des solutions-miracles, les PPP sur les services d’eau potable, lorsqu’ils sont le fruit d’une réflexion élaborée et dépassionnée, ont fait la preuve de leur efficacité Des quartiers entiers qui reçoivent de l’eau potable deux heures par jour ou des femmes contraintes de veiller devant le robinet afin de remplir des seaux, des bidons et des fûts d’eau. Soixante ans après les indépendances, ce spectacle est courant dans plusieurs capitales africaines. 4 personnes sur 10 n’ont pas accès à l’eau potable sur le continent, et seulement 1/3 de la population au sud du Sahara dispose de services…

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Leader sur ses terres, le groupe d’assurance marocain opère également dans six marchés africains dont l’Egypte. D’ici trois ans, son objectif est de couvrir une dizaine de pays en se positionnant sur le marché de l’assistance. L’assureur affiche des ambitions stratégiques dans la réassurance. Il vient d’ailleurs de recruter un technicien expérimenté, Abdel Wahab Nougaoui pour lancer cette activité. Meriem Benkhayat, directrice exécutif Pôle Finances et Stratégie de Wafa Assurance analyse la stratégie du groupe. Quelle première évaluation feriez-vous de votre implantation sur les marchés africains ? Wafa Assurance a vocation à accompagner la stratégie continentale de son actionnaire de…

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Depuis sa nomination, c’est la première interview de Delphine TRAORE, CEO d’Allianz Africa à la presse. Dans l’analyse qu’elle fait du secteur des assurances sur le continent, elle voit l’assurance-vie continuer son ascension et l’émergence des produits de couverture santé internationale haut de gamme. Les branches Automobile et Transport devraient par ailleurs retrouver leur trajectoire d’avant la pandémie du covid-19. Quelle appréciation faites-vous de l’année 2021 des marchés dans lesquels vous opérez ? Comme partout ailleurs, le secteur des assurances en Afrique a subi les effets du ralentissement de l’activité économique dû à la pandémie, mais aussi en raison des…

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La Marocaine Vie plane sur un marché euphorique Spécialisée dans l’assurance-vie, La Marocaine Vie est une particularité sur le marché de l’assurance au Maroc. Vingt ans après son intégration dans le groupe Société Générale, la compagnie a multiplié par 11 son business et peut compter sur un marché de l’assurance-vie en pleine euphorie. Cette branche concentre aujourd’hui 45% des primes totales du marché et croît de plus de 10% par an. L’épargne-retraite mais aussi, la préparation de la succession de la part de classes moyennes aisées du Royaume, font exploser la demande. Taoufik LACHKER, directeur général de La Marocaine Vie…

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Les barreaux du Maroc sont sur la sellette. Ils vont peut-être apprendre à rendre des comptes car l’omerta qui régnait sur les écarts de gestion de ces instances de régulation de la profession d’avocat est en train de voler en éclats. Par crainte de représailles, personne n’osait contester l’opacité de leur gestion et les «curiosités» financières qui gangrènent les barreaux. Les avocats n’ont pas de mot assez dur pour dénoncer le racket sur leurs honoraires organisé par les barreaux. L’heure de l’assainissement a sonné. Ce qui est certain, c’est que la fronde monte auprès de la base. Celle-ci peut compter sur le…

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A 190,6 milliards de dirhams, soit 19 milliards de dollars, le chiffre d’affaires des entreprises cotées à Casablanca marque une croissance de 8,4% à fin septembre 2021. Les valeurs industrielles et le secteur financier sont les deux moteurs de ce dynamisme.  A moins d’un improbable retournement de la situation, les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca devraient réaliser une très bonne croissance cette année à l’exception de quelques entreprises en grande difficulté comme Delâtre Levivier et Stroc Industries. Cette dynamique est portée par le secteur industriel qui profite de l’accélération de la reprise de l’activité. Les carnets de commande…

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Le Rwanda a enregistré la première récession de son histoire due aux conséquences de la pandémie en 2020. Le tourisme s’effondre pendant que la dette publique prend l’ascenseur. Sur le plan politique, la domination de Paul Kagamé, 63 ans, et de son parti, le FPR, assuré de rester au pouvoir jusqu’en 2034, est un atout à court terme mais un facteur d’incertitude et porteur de risques à long terme. Retour sur le résultat du scan du groupe d’assurance-crédit Credendo. En 2020, le Choc Covid-19 a entraîné la première contraction du PIB réel (-3,4%) du Rwanda en 25 ans, après…

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Par ABASHI SHAMAMBA Poussé par une contraction de la demande des devises sur le marché de change et une explosion des transferts des MRE (9 milliards de dollars attendus à fin décembre)., le cours de la monnaie marocaine face à l’euro et au dollar se rapproche de la limite inférieure de sa bande de fluctuation. Pas du tout inquiète, la Banque centrale (Bank Al-Maghrib) y voit une arme pour contrer l’inflation importée.  Les Marocains qui reçoivent de l’argent envoyé par leurs parents résidant en Europe, aux Etats-Unis ou les MRE réinstallés au Maroc qui perçoivent leur pension de l’étranger, le…

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Par ABASHI SHAMAMBA Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a conclu la consultation le 19 novembre dernier en Algérie au titre de l’article IV. Les experts du Fonds relèvent que l’économie algérienne devrait traverser une longue convalescence à la différence de celle du Maroc. S’ils saluent le processus d’assainissement budgétaire par la réforme de la politique des subventions, ils émettent des critiques à peine voilées sur le recours à la planche à billets. Après une contraction de 4,9 % en 2020, le PIB réel a augmenté de 2,3 % en glissement annuel au 1er trimestre 2021, sous l’effet d’un rebond…

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Suite au départ fracassant de KPMG du Maroc, il y a un constat qui se dégage de lui même. Les Big Four ne règnent plus en Maître dans le pays et doivent batailler dur pour conserver leurs parts de marché face à la montée en force de l’expertise locale.  Les Big Four (EY, Deloitte, PwC et KPMG) réunissent les quatre plus grands groupes d’audit dans le monde. Ils se sont créés autour des métiers de l’expertise comptable et se sont diversifiés dans les services intellectuels au fil des décennies. Fidèles à la stratégie de guichet unique, ces grands réseaux sont…

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Fragilisé par les difficultés financières et une crise de gouvernance, KPMG Maroc a été évincé du réseau international KPMG. Dans l’immédiat, rien ne change pour les mandats en cours de commissariat aux comptes. Dans la profession, c’est la stupéfaction. L’éviction confirmée par un associé du cabinet d’audit KPMG Maroc du réseau KPMG International a eu l’effet d’une bombe dans la profession. «Personne ne connaît vraiment les raisons de cette rupture», confie un professionnel. Ce qui est certain, c’est que depuis un moment, KPMG Maroc traversait de gosses difficultés financières qui l’avaient contraint à tailler dans ses effectifs, des difficultés doublées d’une…

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«Ne dure pas au pouvoir qui veut…». L’auteur de ces propos est arrivé au pouvoir le 6 novembre 1982. Ce 6 novembre 2021, cela fait exactement 39 ans jour pour jour qu’il est au pouvoir. Paul Biya puisque c’est de lui qu’il s’agit a accédé à la magistrature suprême en devenant le deuxième président du Cameroun suite à la démission surprise du président Ahmadou Ahidjo alors au pouvoir depuis l’indépendance du pays, le 1er janvier 1960, et dont il était «le successeur constitutionnel». Agé aujourd’hui de 88 ans, le chef de l’Etat, tantôt qualifié de sphinx, tantôt d’épervier, fêtera l’an…

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Porté par la dynamique de ses filiales africaines et malgré une baisse de régime sur ses terres, l’opérateur historique marocain tient désormais un impressionnant portefeuille clients de 73 millions d’abonnés sur le Mobile, en progression de 3,3%. A fin septembre, le chiffre d’affaires consolidé s’établit à près de 2,6 milliards d’euros. Avec une marge d’Ebitda de 51,6%, le groupe affiche l’une des toutes premières profitabilités du secteur. Malgré un contexte toujours marqué par l’impact de la pandémie du Covid-19 sur l’économie, le groupe Maroc Telecom a su préserver les performances au troisième trimestre. En difficulté sur ses bases marocaines, ce…

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Par ABASHI SHAMAMBA. C’est le premier incident majeur entre le gouvernement d’Aziz Akhannouch et le monde des affaires. Confrontés à une avalanche d’annulations de séjours des touristes étrangers suite à la décision des autorités de suspendre les vols au départ et vers l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, la Confédération nationale du tourisme a publié un communiqué virulent accusant le gouvernement de «pousser le secteur à une mort certaine ». Sous couvert d’anonymat, certains opérateurs parlent d’« amateurisme».  Le «bannissement» temporaire par le gouvernement marocain de vols provenant de l’Allemagne, Pays-Bas et du Royaume-Uni, trois gros pourvoyeurs mondiaux de flux touristiques…

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L’importance des investissements directs étrangers (IDE) est un marqueur de l’attractivité d’un pays et de l’efficacité de sa politique économique. Au Maroc, le stock des IDE évalué au 31 décembre 2020, s’élevait à 644 milliards de DH, soit 66 milliards de dollars. Au-delà l’effet structurant sur l’économie, ces investissements ont, en retour, un coût financier sous forme de transferts en devises. Entre les dividendes, l’assistance technique et diverses redevances, le Maroc a réglé 980 millions de dollars en 2020. Les investissements directs étrangers (IDE) sont un formidable levier de développement et de structuration de l’économie mais ils ont aussi un…

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Entretien avec Ludovic Subran*, économiste en chef du groupe Allianz. Premier assureur et investisseur en Europe et maison-mère d’Euler Hermes, numéro un mondial de l’assurance-crédit, le groupe Allianz prédit une accélération de la croissance pour la Côté d’Ivoire, le Sénégal et le Burkina Faso. Au moins 6% cette année et en 2022. La zone CFA en Afrique de l’Ouest a été la région du continent la plus résiliente à la pandémie du coronavirus. Par ailleurs, les pressions à la hausse des salaires auxquelles sont confrontées les économies avancées ne sont pas dues à l’inflation, estime Ludovic Subran, économiste en chef…

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Le patronat marocain ne concédera pas la fameuse période de grâce de 100 jours au gouvernement d’Aziz Akhannouch fraîchement installé aux affaires. Quarante-huit heures seulement après l’adoption du programme gouvernemental au Parlement, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) met la pression sur l’exécutif en dévoilant un livre blanc où il liste une dizaine de priorités «de nature à transformer l’économie et atteindre une croissance durable et responsable». Des propositions qui constitueraient presque un programme gouvernemental. Avec habileté, le patronat marocain renvoie chacune de ses propositions au «Nouveau modèle de développement», un mémorandum détaillé issu d’un travail que le…

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A 33 milliards de dollars, les avoirs extérieurs du Maroc n’ont jamais été aussi confortables. Ils représentent 7 mois d’importations, mettant ainsi le Royaume à l’abri de toute crise de paiement extérieur. La banque centrale marocaine gère cette cagnotte par une politique de placements très offensive. Au dernier décompte arrêté au 24 septembre 2021, le trésor de guerre de Bank Al-Maghrib s’élevait à 318 milliards de dirhams, soit 33 milliards de dollars. Même légèrement en dessous de ce qu’il était à fin 2020, ce niveau d’avoirs officiels de réserve, selon la nomenclature du FMI, équivalant à un peu plus de…

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Depuis leur QG de Rabat, les équipes de la Direction générale des impôts (DGI) et du Trésor devraient être soulagées en regardant les résultats dégagés au premier semestre par les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca. Le choc de la contraction de l’activité économique sur le Budget de l’Etat devrait être contenu grâce à une bien meilleure performance de ces entreprises qui font partie des grands contributeurs aux recettes fiscales. Selon une étude effectuée par BMCE Capital (la banque d’affaires du groupe BOA BMCE Bank) datée du 1er octobre, le chiffre d’affaires total des sociétés cotées s’est élevé à…

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Diplômé de Solvay Brussels Schools Economics & Management, Mourad Chatar, belgo-marocain, est associé au cabinet Value Square basé à Dubaï après plus de 15 ans de pratique dans les cabinets internationaux en Europe et au Moyen-Orient. Son domaine d’expertise est le conseil stratégique en matière de prix de transfert et de fiscalité internationale. Pour cet expert, «la crise sanitaire a créé un contexte inédit pour l’application des accords préalables sur les prix de transfert. Leur révision est tout à fait envisageable». Décryptage. Les prix de transfert cristallisent une attention particulière lors des contrôles fiscaux. Où situez-vous les zones à risque…

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L’information a fait l’effet d’une bombe. Après avoir suspendu le «Doing Business» l’année dernière, la Banque Mondiale a décidé d’arrêter définitivement cette publication pour cause de manipulation de conclusions des éditions 2018 et 2019 sous la pression de certains gouvernements qui voulaient à tout prix enjoliver leur situation. L’enquête et les audits diligentés par la direction accusent nommément la Chine, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l’Azerbaïdjan. Plusieurs anciens hauts cadres dont l’actuelle patronne du FMI, Kristalina Georgevia, alors directrice exécutive de la Banque Mondiale, sont impliqués dans ce qui est désormais un vrai scandale. La directrice générale du…

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 Les sorties illicites d’argent de l’Afrique sont estimées à au moins 50 milliards d’euros par an, soit l’équivalent du PIB de la Côte d’ivoire ou 45% de celui du Maroc, selon un rapport que vient de publier Initiative Afrique, un groupement qui réunit 32 pays du continent. La guerre contre les voyous fiscaux est ouvertement déclarée. Entre 50 et 80 milliards de dollars au minimum sortent illicitement chaque année de l’Afrique en empruntant des voies « souterraines ». Aucun pays n’est épargné par cette « hémorragie des capitaux » et le mouvement semble suivre une trajectoire ascendante, mettent en garde les auteurs d’un rapport…

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Par Abashi Shamamba. A l’occasion du triple rendez-vous électoral – législatives, communales et régionales – de ce mercredi 8 septembre au Maroc, le Haut-commissariat au Plan (HCP), l’institut chargé de produire des statistiques officielles au Maroc, brosse un portrait-robot de la population en âge de voter en mettant l’accent sur les primo-votants, ceux qui atteignent 18 ans cette année. La population en âge de voter s’élève à près de 25,226 millions de personnes, soit 2 millions par rapport au scrutin de 2016. Cela représente 69,5% de la population totale, dont un peu plus de la moitié sont des femmes (50,7%).…

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Par Abashi Shamamba. A 832,5 milliards de dirhams, soit 82 milliards d’euros et à 76% du PIB, l’endettement du Trésor marocain est à un niveau jamais atteint. La facture de l’après Covid-19 passerait peut-être par une hausse d’impôts car la croissance ne suffira pas à elle seule, à rembourser la dette. La seule limite à la dette des Etats aujourd’hui, c’est le ciel, disent les économistes même parmi les intégristes des politiques d’austérité. Les conséquences de la crise du Covid-19 ont balayé tous les standards de soutenabilité macroéconomique de l’endettement des Etats et mis à mal la discipline budgétaire. Au…

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Le chiffre d’affaires consolidé de la société des autoroutes du Maroc (ADM) s’est établi à 1,72 milliards de dirhams au premier semestre contre 1,36 milliard pour la même période de l’année 2020. Cette croissance de 26% s’explique par la forte hausse du chiffre d’affaires (+35%) lié à la reprise graduelle du niveau du trafic sur le réseau autoroutier.  Le gestionnaire des autoroutes marocaines a poursuivi son effort d’investissement dans la rénovation du réseau. Pour les six premiers mois de l’année, elle y a consacré 37 millions d’euros (388 millions de dirhams). A 39, 56 milliards de dirhams, soit 3,8 milliards d’euros,…

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Nommé directeur général de LafargeHolcim Maroc, José Antonio Primo s’installe dans ses nouvelles fonctions le 1er septembre 2021. Il succède à George Michos, qui a quitté le groupe cimentier. José Antonio Primo est un pur produit du groupe dont il a dirigé plusieurs filiales, notamment en Europe centrale et aux Etats-Unis. Le nouveau patron de LafargeHolcim Maroc connaît bien le Maroc où il a tenu la fonction de directeur industriel de la société pendant plusieurs années. LafargeHolcim Maroc est une joint-venture entre le groupe franco-suisse et Al Mada, la holding qui porte les participations de la famille royale marocaine.

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Malgré un environnement marqué par l’impact de la pandémie du Covid-19, Saham Assurance Maroc, affiche une bonne performance de ses activités au premier semestre. Pour les six premiers mois de l’année, la filiale du groupe sud-africain Sanlam a réalisé un chiffre d’affaires global de 3,2 milliards de dirhams (300 millions d’euros), en hausse de 8,3%. Sur la même période, les primes émises dans l’assurance-vie s’élèvent à 498 millions de dirhams, en progression de 17,7%. Pour sa part, le chiffre d’affaires de la branche Non-Vie s’établit à 2,612 milliards de dirhams (250 millions d’euros), en hausse de 6,7%.

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Près de 5 millions de personnes d’origine ou de nationalité marocaine vivent à l’étranger, essentiellement en Europe, au Canada, aux Etats-Unis et dans les pays du Golfe. Cette diaspora transfère chaque année 6 milliards d’euros au Maroc. Cela en fait un des principaux contributeurs aux réserves de change et un stabilisateur social. Malgré la crise sanitaire, les transferts des Marocains du monde vers leur pays étaient en hausse de 5% en 2020. Par milliers, la deuxième vague des Marocains résidant à l’étranger (MRE) qui ont passé leurs vacances au Maroc devraient repartent dans leur pays de résidence. Par les envois…

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ce que l’Afrique peut gagner de la fin des paradis fiscaux Propos recueillis par Abashi Shamamba. Le traité conclu début juillet dernier sous l’impulsion de l’OCDE et du G20 marque une rupture dans la lutte contre l’évasion fiscale à l’échelle internationale. C’est l’accord multilatéral le plus ambitieux depuis un siècle, assure Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique et d’administration fiscales de l’OCDE. C’est la cheville ouvrière de cet accord pour avoir piloté et coordonné les négociations difficiles entre Etats. Avec cette convention, ce sont plus de 100 milliards de dollars captés par les multinationales via des montages sophistiqués qui…

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Par Abashi Shamamba. C’est une révolution de velours à laquelle pousse la Banque Centrale du Maroc (Bank Al-Maghrib) en adoptant une réglementation fixant un ratio qui reflète les exigences relatives à la mesure du risque de taux d’intérêt inhérent au portefeuille des banques. «Le risque de taux d’intérêt se définit comme étant le risque, actuel ou futur, auquel la marge nette prévisionnelle et la valeur économique des fonds propres d’une banque sont exposées, en raison de mouvements défavorables des taux d’intérêt qui influent sur les positions du portefeuille bancaire sensibles au taux d’intérêt», précise la banque centrale.   La circulaire de…

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Par Abashi Shamamba. Bank Al-Maghrib a mis en œuvre la directive portant sur le dispositif de gestion des risques financiers liés au changement climatique et à l’environnement. La directive est en vigueur depuis le 4 mars 2021 et s’inscrit dans le consensus entre les autorités de régulation internationales, regroupées au sein du Réseau des banques centrales et superviseurs pour le verdissement du secteur financier. Pour les autorités monétaires, cette réforme constitue un signal à l’attention des banques et permet d’expliciter ses attentes dans ce domaine. Elle énonce les principes à mettre en œuvre par les établissements de crédit pour appréhender…

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Par Abashi Shamamba. Par son montant, le rappel d’impôts infligé par le fisc marocain à Nestlé Maroc est historique. L’administration fiscale marocaine réclame un milliard de dirhams (110 millions de dollars) à la filiale du groupe agroalimentaire suisse à la suite d’un contrôle mené par la redoutable équipe de la division nationale des vérifications fiscales relevant directement du patron de la Direction Générale des Impôts à Rabat. Le fisc a en effet rejeté la méthode de calcul des prix de transfert appliquée par Nestlé Maroc, c’est-à-dire, les prix auxquels sont facturés les achats et les ventes des biens et services…

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Dans un an, plusieurs sociétés cotées à la Bourse de Casablanca devraient procéder au renouvellement du mandat de leur commissaire aux comptes ou à la désignation d’un nouvel auditeur. Quelques banques et sociétés de financement sont dans ce cas. En coulisses, la bataille est frontale entre les membres du fameux «Big four» de l’audit (PwC, Deloitte, KPMG et E & Y) et des challengers très entreprenants. Par Abashi Shamamba. Si pour les stars du football, la signature dans un nouveau club intervient entre début juillet et fin août, chez les commissaires aux comptes, le mercato intervient durant la saison des…

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Par Abashi Shamamba. Pour ses résultats du 1er semestre 2021. Maroc Télécom peut dire merci à ses filiales africaines regroupées sous l’identité de Moov Africa. Le chiffre d’affaires consolidé du groupe décroche de 3%, à 17,78 milliards de dirhams (1,8 milliard d’euros) suite à une nette contraction des activités du Mobile au Maroc et l’intensification de la concurrence. Mais cette baisse aurait pu être encore plus importante n’eut été la bonne dynamique affichée par les filiales Moov Africa et le haut débit sur le marché marocain, souligne l’opérateur. Le résultat opérationnel avant amortissements (Ebitda) ajusté du groupe atteint 9,16 milliards…

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« Le Maroc a fait le choix stratégique de s’ouvrir sur le monde » Propos recueillis par Abashi Shamamba. Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie Numérique du Maroc, est sur tous les fronts. Cet ancien assureur et financier a un agenda démentiel et mène sa mission à un rythme d’enfer. Gare aux collaborateurs qui ne soutiennent pas le tempo ! « MHE » comme l’a surnommé la presse a réussi à mobiliser les industriels marocains dès le début de la crise sanitaire pour répondre aux besoins pressants du pays. Dans le textile, plusieurs PME se sont converties en peu…

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La Banque centrale du Maroc (Bank Al-Maghrib) vient d’annoncer qu’elle travaille sur un projet de comparateur des tarifs bancaires et des dates de valeur. Un prestataire technique qui fournira la plateforme a déjà été sélectionné. Pour les autorités monétaires, cet outil servira d’introduire plus de transparence entre le client et sa banque. L’initiative de Bank Al-Maghrib va bousculer un certain immobilisme qu’entretiennent les banques marocaines sur les dates de valeur en dépit de moyens technologiques modernes qui ne justifient plus le statu-quo. Deux établissements, CIH Bank et CFG Bank avaient brisé une sorte d’entente tacite du secteur sur les dates…

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Si elles restent solides au vu de leur ratio de solvabilité moyen (15,7%) et de leur coefficient de liquidité à court terme (164%), les banques marocaines ont vu leurs bénéfices fondre de 43,2% en 2020, à 6,8 milliards de dirhams contre 12 milliards en 2019. Mais les performances de leurs filiales en Afrique subsaharienne ont été moins affectées par la crise sanitaire. Pour l’exercice 2020 elles représentaient 41% des bénéfices nets part du groupe de leurs maisons-mère, relève Hiba Zahoui, directrice de la Supervision bancaire à la banque centrale (Bank Al-Maghrib). Malgré la hausse mécanique de cette part du fait…

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Par Abashi Shamamba. Dans la guerre que se livrent les industriels marocains et tunisiens du cahier scolaire, ces derniers viennent de remporter une bataille capitale auprès de l’OMC à quelques semaines précédant la rentrée scolaire, la période où se réalisent les plus gros volumes de vente. L’OMC vient en effet de donner raison à la Tunisie qui contestait les droits antidumping appliqués depuis quatre ans par le Maroc sur les importations des cahiers tunisiens. Le Groupe spécial, l’organe de l’OMC chargé de ce type de requête, a rendu sa décision le 27 juillet dernier. Une semaine après, soit mercredi 4…

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