Auteur/autrice : Abashi Shamamba

Docteur en sciences économiques, Journaliste professionnel depuis 25 ans. A dirigé la rubrique Macroéconomie du premier quotidien économique du Maroc. Longue expérience dans l'enseignement supérieur.

Dans sa dernière notation publiée ce week-end, l’agence S&P Global Ratings a confirmé les notes de crédit souverain à long et à court terme en devises étrangères et locales du Congo-Brazzaville à « CCC+/C », soit seulement deux crans avant le défaut de paiement. Si l’agence maintient les perspectives stables à propos de la solvabilité du Trésor congolais, elle exprime néanmoins des inquiétudes sur l’incapacité du pays à retrouver des marges budgétaires. Les perspectives stables adossées à la note souveraine sont d’emblée assorties d’une réserve des analystes de l’agence S&P. En langage moins technique, cela veut dire qu’il ne faut…

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Alors que l’inflation bat des records partout rognant le rendement des placements, se constituer un portefeuille obligataire de titres de la dette souveraine des Etats les mieux notés peut rapporter gros. Dans certains cas, le rendement atteint quasiment 2 chiffres. Concernant l’allocation entre les devises, il semble que le Dollar, par son statut de monnaie de réserve et de refuge, serait « la chemise moins sale des grandes devises ». Patrick FONTAN, directeur associé de Maubourg Patrimoine, basée à Paris, Frédéric Elbar, conseil fiscal international, dirigeant du cabinet Maghreb Consulting (Casablanca) et Steph NGUIMBI, conseiller financier, vous donnent des pistes. Les trois…

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Pour capter la TVA sur les transactions B to C qu’effectuent les géants du numérique sur le marché marocain, l’administration fiscale va installer une plateforme électronique, une sorte de mouchard relié au système bancaire. Les GAFA seront priés de s’y référencer. Le Maroc va essayer à son tour de capter une partie des revenus générés par l’activité des fameux GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple) sur son territoire et qui sont pour l’instant hors du radar du fisc. C’est l’une des priorités de la Direction générale des impôts (DGI), mais le chantier s’annonce plus que complexe, reconnaît une source à…

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En première ligne pour relever le défi de la souveraineté alimentaire du pays, La Banque Agricole consacre 60% de ses engagements au secteur agricole. Durant la saison 2021/2022, la banque a débloqué 21,418 milliards de Fcfa aux agriculteurs en plus de concours à la commercialisation des produits agricoles qui ont atteint 11,329 milliards Fcfa.  Sénégal : Le bras armé de l’Etat sur tous les fronts  Dans quel état se trouve actuellement La Banque Agricole ? Je dirai que La Banque Agricole se porte bien. En 2021, notre activité a été marquée par la poursuite de la mise en œuvre du…

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600 millions de dirhams, soit 60 millions de dollars ! C’est le montant de l’accord amiable conclu par Maroc Telecom avec le fisc pour clôturer un contrôle fiscal dont il faisait l’objet depuis juin 2022. Le deal a été conclu en décembre avec la direction régionale des Impôts de Rabat. Pour le Trésor marocain, l’année commence donc par deux jackpots exceptionnels. Après le groupe BCP qui lui a récemment signé un gros chèque de 1 milliard de dirhams comme Financial Afrik l’avait révélé en exclusivité, c’est le deuxième plus gros tableau de chasse des inspecteurs des impôts. La vérification de comptabilité…

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Comme il s’y est engagé auprès de l’OCDE, le gouvernement marocain appliquera dès septembre 2025 l’accord sur l’échange automatique des données bancaires à des fins fiscales. Le Royaume devrait mettre à profit ce sursis pour préparer les esprits des millions de membres  des Marocains résidant à l’étranger  (MRE),  sa diaspora en Europe,  à la levée du secret bancaire sur les comptes qu’elle détient dans son pays d’origine et qui ne sont pas toujours déclarés dans le pays de résidence. Le fisc et par ricochet, les organismes de sécurité sociale de ces pays auront ainsi accès à ces avoirs financiers dissimulés.…

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Dès le 1er janvier 2025, le gouvernement marocain va mettre fin aux subventions de « produits de base ». Le gaz butane, le sucre et le pain seront achetés au prix dumarché. L’huile, depuis 22 ans, et les carburants, depuis 2014, étaient déjà sortis du panier subventionné. Cette décision est une petite révolution en matière de politique économique. Elle ne résulte pas de la pression du FMI ou de la Banque mondiale qui ont souvent prêché l’abandon de ces politiques de soutien de prix un peu partout. Les 2,4 milliards de dollars que l’Etat dépense chaque année en subventions, seront versés directement aux…

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Exclusif. Pour solder un redressement fiscal, le groupe BCP vient de conclure une transaction avec la Direction Générale des Impôts (DGI) pour un montant d’un milliard de dirhams, soit 100 millions de dollars. La divergence des règles fiscales de provisionnement des créances en souffrance avec la réglementation de Bank Al-Maghrib continue à faire peser un gros risque fiscal sur les banques marocaines. Un travail de convergence est annoncé pour l’année prochaine. Les banques marocaines ne sont pas que de gros contributeurs aux recettes fiscales, elles sont également, des « bons clients » pour les inspecteurs des impôts. A chaque «…

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 Pendant des années, les compagnies d’assurance adossées aux groupes bancaires du Royaume organisaient des montages fiscaux agressifs sur les rachats partiels des placements d’épargne-retraite de leurs clients, cadres et salariés de leurs maisons mères. La Direction Générale des Impôts (DGI) a démasqué cette « ingénierie » qui a coûté 60 millions de dollars au Trésor marocain en trois ans. Et ce n’est qu’une estimation partielle. Les premières notifications de redressements fiscaux sont parties. La peur gagne par ailleurs les professions libérales où se recrutent les clients des placements d’assurance-vie. Elles redoutent qu’elles soient la prochaine cible du fisc.     600…

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Dans une synthèse publiée ce vendredi 02 décembre dans la soirée, l’agence S&P Global Ratings confirme les notes de crédit souverain à long et court terme en devise étrangère et locale « B+/B » du Sénégal, assorties de perspectives stables grâce à une embellie de finances publiques et la baisse attendue du déficit extérieur. Les analystes de l’agence de notation financière justifient leur appréciation par plusieurs facteurs favorables à l’économie sénégalaise : La croissance moyenne du PIB devrait s’accélérer pour atteindre un peu moins de 10 % en 2023, tirée par le démarrage de la production de pétrole et de gaz et l’augmentation…

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La Cnuced a publié ce mardi 29 novembre, une étude sur les grandes tendances du fret maritime dans le monde. Les données analysées dans le rapport portent naturellement sur l’année 2021. Globalement, le commerce maritime de l’Afrique marque une croissance de 5,6%, à 1,3 milliard de tonnes. L’an dernier, le continent représentait 6,9 % du volume mondial des marchandises chargées et 5% des déchargements. Par ailleurs, les échanges Sud-Sud conteneurisés, tels que l’Afrique subsaharienne vers l’Amérique latine et les Caraïbes, représentaient 12,5%, et le Nord-Sud, comme l’Afrique vers l’Europe, 7,8%. Trois points essentiels se dégage de l’activité portuaire sur…

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La société Akdital, propriétaire du premier réseau de cliniques au Maroc, vient d’obtenir le visa de l’Autorité marocaine des marchés financiers et des capitaux pour son introduction à la Bourse de Casablanca. La souscription s’effectuera du 29 novembre au 6 décembre 2022 au prix de 300 dirhams, soit près de 30 dollars l’action. De cette opération, la société entend lever 1,2 milliards de dirhams pour financer son développement. Une tranche de 799,99 millions de dirhams proviendra d’une augmentation du capital social réservée au public et de la cession d’actions de la société pour un montant de 400 millions de dirhams.…

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C’est le grand enseignement tiré de données publiées par l’Agence du contrôle des assurances et de la prévention sociale (Acaps) : le secteur des assurances marocain a retrouvé au 1er semestre 2022 son rythme de croissance de 2019. Ainsi, les primes émises marquent une progression de 6,2% par rapport au premier semestre 2021, à 29,5 milliards de dirhams, soit 2,95 milliards de dollars. Cette croissance est portée par la vigueur retrouvée de la branche Non-vie qui enregistre une croissance de 5,9%, bien au-dessus de la performance moyenne de ces cinq dernières années (5%). En revanche, les assurances vie connaissent un coup…

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La proposition de directive bancaire en cours de discussion au Parlement européen pourrait durcir la législation de l’UE envers les banques des pays tiers. Ainsi, les banques africaines qui voudraient exercer une activité bancaire en Europe ou y commercialiser un service, devront y créer une filiale ou une succursale. S’il est adopté en l’état, ce texte poserait une barrière à l’entrée car il restreindrait la commercialisation de plusieurs services, notamment à la diaspora africaine vivant en Europe. Spécialiste du droit bancaire et financier, Me Alain GAUVIN, avocat au Barreau de Paris décrypte les enjeux de cette future directive pour les banques…

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Par Abashi SHAMAMBA. C’est tout le secteur financier du Royaume-banques, assurances, sociétés de leasing et organismes de crédit à la consommation qui est sous le choc. Selon la réforme de l’impôt sur les sociétés (I.S) contenue dans le projet de loi de finances 2023, les banques, comme toutes les entreprises financières, supporteront un taux de 40% sur leurs bénéfices à partir de 2026 ! A cela, il faut ajouter 5% supplémentaires au titre de la contribution sociale de solidarité, une surtaxe qui, à l’origine, devait être temporaire mais qui s’installe durablement. Pour faire passer la pullule, le gouvernement va alléger la…

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Pour faire sauter l’imposition de certains revenus, notamment les dividendes, les investisseurs ont longtemps pratiqué le chalandage fiscal. Cette utilisation abusive mais légale des conventions de non double imposition n’épargne aucun secteur. Beaucoup d’accords ont été dénoncés par le Maroc, tandis que l’accord BEPS (ndlr : lutte contre l’érosion de la base imposable) négocié à l’OCDE, resserre encore plus l’étau. L’utilisation abusive des conventions fiscales par les investisseurs est un cauchemar pour le Trésor, au Maroc comme partout d’ailleurs. Chez les « Big Four » installés au Maroc, comme chez le plus petits cabinets ou fiduciaires, le « chalandage fiscal » est un montage courant…

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Bank Al-Maghrib relève son taux directeur à 2%. Dans une réunion marathon tenue ce mardi 27 septembre, le Conseil de la Banque du Maroc tire les leçons de l’accélération de l’inflation en décidant de relever le taux directeur de la Banque centrale de 50 points de base. Celui-ci se situe désormais à 2%. L’Institut d’émission acte par ailleurs le ralentissement de l’activité économique. La croissance s’établirait à « seulement » 0,8% cette année avant de rebondir à 3,6% en 2023. Bank Al-Maghrib table désormais sur un taux d’inflation à 6,3% sur l’ensemble de l’année, contre 1,4% en 2021, avant de revenir à…

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Accusées de prendre de haut les petites et moyennes entreprises en leur exigeant des garanties excessives, les banques se défendent en mettant en avant le manque de transparence et la sous-capitalisation de ces entreprises. Rien n’est irréversible, explique N’Guenor Codioro Haroune, co-fondateur du cabinet d’audit et conseil N&A Global Consulting Business & Advisors basé à Nouakchott. Ce consultant chevronné, docteur d’Etat en sciences de gestion, a travaillé pendant près de 20 ans chez Deloitte Maroc où il a accompagné de prestigieux clients au Maroc et en Mauritanie. Comment expliquez-vous que les PME éprouvent tant de difficultés à accéder au crédit…

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Par ABASHI SHAMAMBA. Dans les salons feutrés des hôtels d’affaires de Casablanca, les opérateurs économiques le surnomment «l’opposant universel» (ndlr : de tous les gouvernements qui se sont succédés sous son long mandat). Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib (la Banque centrale), n’a pas failli à sa réputation dans le rapport de l’exercice 2021 de l’institution présenté au Roi samedi 30 juillet. Comme à son habitude, Abdellatif Jouahri a distribué des bons et des mauvais points tout en émettant des doutes sur le rythme et la faisabilité de certaines réformes, voire leur opportunité. Son franc parler a le don d’irriter le…

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L’Afrique est sans aucun doute, le prochain territoire de conquête de la finance islamique, prédisent les spécialistes. La faible inclusion financière des populations ouvre aux produits bancaires ou d’assurance «charia compliant» de formidables relais de croissance. Si les banquiers, les assureurs, les opérateurs de la microfinance ou les fonds d’investissement arrivent à mettre à profit l’aubaine démographique que représentent les 635 millions de musulmans qui vivront sur le continent d’ici 2030 -c’est déjà demain-, alors oui, il ne fait aucun doute qu’ils pourraient décrocher le jackpot. Mais attention, le seul argument éthique ne suffira pas à vendre les services financiers…

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Le groupe d’assurance panafricain entend être un acteur clé dans le mouvement de consolidation du secteur sur le continent. Le récent deal avec Allianz n’est que le début d’une stratégie globale dont l’objectif est d’être dans le trio de tête dans tous les marchés où le groupe est présent. Silence radio sur les interrogations des spécialistes au sujet de la valorisation de la jointe-venture créée avec Allianz. Quelles sont les prochaines étapes des ambitions du groupe Sanlam après votre récente opération avec Allianz ? Au cours des deux dernières années, notre groupe a réalisé un travail important qui lui a…

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Dans la classe des obligations vertes (green bonds), on distingue les Sustainability-linked bonds. En quoi ces obligations se distinguent-elles dans l’univers obligataire ? En général, les obligations vertes sont émises pour financer des projets ayant un but climatique. Elles financent des projets pour la protection du climat, la préservation des ressources naturelles, le maintien de la biodiversité ou encore la prévention et la diminution de la pollution. Il existe aussi, dans cette classe d’actifs, des obligations sociales. Celles-ci ont pour but de financer des besoins de base, tels que l’emploi, les soins de santé ou des besoins des populations pour…

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Du nord au sud, les groupes bancaires africains verdissent à vive allure leurs bilans. Ils sont pleinement engagés dans le processus d’adaptation climatique des économies du continent. Mais les besoins sont immenses. Il va falloir mobiliser des dizaines de milliards de dollars, voire des centaines pour réussir cette transformation. Un basculement s’opère clairement chez les gérants de fonds d’investissement : les projets à fort impact environnemental bénéficient d’une «prime». En plus d’une réelle impulsion politique, l’adaptation climatique des économies africaines va exiger énormément des ressources financières qui se chiffrent en milliards de dollars. Cette adaptation est d’autant indispensable que le…

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Le groupe bancaire marocain est accrédité par le Fonds Vert pour le Climat des Nations Unies. En plus d’un impressionnant « paquet » de projets dans l’éolien qu’il a financés sur ses terres, Attijariwafa bank accompagne des programmes éoliens, solaires et d’agriculture durable dans plusieurs pays africains. Fatmi SQUALLI, directeur Financement de Projets Groupe à la Banque de Financement – Corporate & Investment Banking – chez Attijariwafa bank explique la stratégie du groupe. Comment apprécier le risque d’un projet en fonction de son exposition au changement climatique ? Le groupe Attijariwafa bank est conscient des défis sociaux et environnementaux qui…

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Le groupe bancaire panafricain est l’un des plus actifs dans la finance climatique sur le continent. Les émissions obligataires qu’il a émises ont connu un tel engouement auprès des investisseurs que BOA souhaite étendre c-es green bonds aux obligations économiques et sociales, en conformité avec son nouveau virage stratégique. Décryptage de Brahim BENJELLOUN TOUIMI, administrateur-directeur général délégué du groupe. Quels sont les grands axes de la stratégie du groupe en matière de finance verte ? Au-delà d’une stratégie, la promotion d’un business model à impact, prenant en compte les trois piliers de la durabilité – environnemental, social et économique-, représente…

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Ingénieur financier, Fabrice Kom Tchuenté dirige FinAfrique, cabinet-conseil en Banque, Finance et Assurance spécialisé dans les problématiques africaines. Il a mené de nombreuses recherches et missions sur la finance Inclusive et les financements alternatifs. Pour un fonds d’investissement ou une banque, comment apprécier le risque d’un projet ou d’une entreprise en fonction de son exposition au changement climatique ? Il existe aujourd’hui des outils d’analyse et de scoring qui, pour un portefeuille d’actifs donné, permettent d’évaluer les Risques Climatiques Physiques, c’est-à-dire ceux qui proviennent des dommages directement causés par les phénomènes météorologiques (sécheresse, canicule, tempête, élévation de la mer, …)…

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Goksenin Karagoz est analyste chargé des services financiers à l’agence S&P Global pour les régions du Moyen-Orient, Afrique et l’Europe centrale. C’est lui qui supervise le Maroc. Dans cet entretien, il estime que la hausse des créances en souffrance accélérée par les conséquences de la pandémie dans les banques marocaines devrait s’estomper dès cette année avant une inversion de la courbe en 2023. Par ailleurs, malgré le coût du risque, l’activité africaine reste rentable. Quelle est l’appréciation de S&P Global de la progression des créances en souffrance dans les banques marocaines en 2020 et 2021 ? En quoi cela peut-il…

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Par ABASHI SHAMAMBA. L’agence de notation Fitch Ratings vient de boucler une revue des banques marocaines sous sa couverture, représentant environ 77% des actifs du secteur. L’examen a conduit l’agence à revoir ses perspectives sur l’environnement opérationnel des banques marocaines de stable à négative. « Cela reflète notre opinion selon laquelle les risques induits par la pandémie se sont suffisamment atténués avec l’ouverture de l’économie et des marchés d’exportation du Maroc, et que, malgré les risques actuels, les banques continueront de fournir des mesures financières résilientes en 2022 », explique Jamal El Mellali, directeur Banques EMEA chez Fitch. La qualité des…

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S’ils ne sont pas des solutions-miracles, les PPP sur les services d’eau potable, lorsqu’ils sont le fruit d’une réflexion élaborée et dépassionnée, ont fait la preuve de leur efficacité Des quartiers entiers qui reçoivent de l’eau potable deux heures par jour ou des femmes contraintes de veiller devant le robinet afin de remplir des seaux, des bidons et des fûts d’eau. Soixante ans après les indépendances, ce spectacle est courant dans plusieurs capitales africaines. 4 personnes sur 10 n’ont pas accès à l’eau potable sur le continent, et seulement 1/3 de la population au sud du Sahara dispose de services…

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Leader sur ses terres, le groupe d’assurance marocain opère également dans six marchés africains dont l’Egypte. D’ici trois ans, son objectif est de couvrir une dizaine de pays en se positionnant sur le marché de l’assistance. L’assureur affiche des ambitions stratégiques dans la réassurance. Il vient d’ailleurs de recruter un technicien expérimenté, Abdel Wahab Nougaoui pour lancer cette activité. Meriem Benkhayat, directrice exécutif Pôle Finances et Stratégie de Wafa Assurance analyse la stratégie du groupe. Quelle première évaluation feriez-vous de votre implantation sur les marchés africains ? Wafa Assurance a vocation à accompagner la stratégie continentale de son actionnaire de…

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Depuis sa nomination, c’est la première interview de Delphine TRAORE, CEO d’Allianz Africa à la presse. Dans l’analyse qu’elle fait du secteur des assurances sur le continent, elle voit l’assurance-vie continuer son ascension et l’émergence des produits de couverture santé internationale haut de gamme. Les branches Automobile et Transport devraient par ailleurs retrouver leur trajectoire d’avant la pandémie du covid-19. Quelle appréciation faites-vous de l’année 2021 des marchés dans lesquels vous opérez ? Comme partout ailleurs, le secteur des assurances en Afrique a subi les effets du ralentissement de l’activité économique dû à la pandémie, mais aussi en raison des…

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La Marocaine Vie plane sur un marché euphorique Spécialisée dans l’assurance-vie, La Marocaine Vie est une particularité sur le marché de l’assurance au Maroc. Vingt ans après son intégration dans le groupe Société Générale, la compagnie a multiplié par 11 son business et peut compter sur un marché de l’assurance-vie en pleine euphorie. Cette branche concentre aujourd’hui 45% des primes totales du marché et croît de plus de 10% par an. L’épargne-retraite mais aussi, la préparation de la succession de la part de classes moyennes aisées du Royaume, font exploser la demande. Taoufik LACHKER, directeur général de La Marocaine Vie…

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Les barreaux du Maroc sont sur la sellette. Ils vont peut-être apprendre à rendre des comptes car l’omerta qui régnait sur les écarts de gestion de ces instances de régulation de la profession d’avocat est en train de voler en éclats. Par crainte de représailles, personne n’osait contester l’opacité de leur gestion et les «curiosités» financières qui gangrènent les barreaux. Les avocats n’ont pas de mot assez dur pour dénoncer le racket sur leurs honoraires organisé par les barreaux. L’heure de l’assainissement a sonné. Ce qui est certain, c’est que la fronde monte auprès de la base. Celle-ci peut compter sur le…

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A 190,6 milliards de dirhams, soit 19 milliards de dollars, le chiffre d’affaires des entreprises cotées à Casablanca marque une croissance de 8,4% à fin septembre 2021. Les valeurs industrielles et le secteur financier sont les deux moteurs de ce dynamisme.  A moins d’un improbable retournement de la situation, les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca devraient réaliser une très bonne croissance cette année à l’exception de quelques entreprises en grande difficulté comme Delâtre Levivier et Stroc Industries. Cette dynamique est portée par le secteur industriel qui profite de l’accélération de la reprise de l’activité. Les carnets de commande…

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Le Rwanda a enregistré la première récession de son histoire due aux conséquences de la pandémie en 2020. Le tourisme s’effondre pendant que la dette publique prend l’ascenseur. Sur le plan politique, la domination de Paul Kagamé, 63 ans, et de son parti, le FPR, assuré de rester au pouvoir jusqu’en 2034, est un atout à court terme mais un facteur d’incertitude et porteur de risques à long terme. Retour sur le résultat du scan du groupe d’assurance-crédit Credendo. En 2020, le Choc Covid-19 a entraîné la première contraction du PIB réel (-3,4%) du Rwanda en 25 ans, après…

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Par ABASHI SHAMAMBA Poussé par une contraction de la demande des devises sur le marché de change et une explosion des transferts des MRE (9 milliards de dollars attendus à fin décembre)., le cours de la monnaie marocaine face à l’euro et au dollar se rapproche de la limite inférieure de sa bande de fluctuation. Pas du tout inquiète, la Banque centrale (Bank Al-Maghrib) y voit une arme pour contrer l’inflation importée.  Les Marocains qui reçoivent de l’argent envoyé par leurs parents résidant en Europe, aux Etats-Unis ou les MRE réinstallés au Maroc qui perçoivent leur pension de l’étranger, le…

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Par ABASHI SHAMAMBA Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a conclu la consultation le 19 novembre dernier en Algérie au titre de l’article IV. Les experts du Fonds relèvent que l’économie algérienne devrait traverser une longue convalescence à la différence de celle du Maroc. S’ils saluent le processus d’assainissement budgétaire par la réforme de la politique des subventions, ils émettent des critiques à peine voilées sur le recours à la planche à billets. Après une contraction de 4,9 % en 2020, le PIB réel a augmenté de 2,3 % en glissement annuel au 1er trimestre 2021, sous l’effet d’un rebond…

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Suite au départ fracassant de KPMG du Maroc, il y a un constat qui se dégage de lui même. Les Big Four ne règnent plus en Maître dans le pays et doivent batailler dur pour conserver leurs parts de marché face à la montée en force de l’expertise locale.  Les Big Four (EY, Deloitte, PwC et KPMG) réunissent les quatre plus grands groupes d’audit dans le monde. Ils se sont créés autour des métiers de l’expertise comptable et se sont diversifiés dans les services intellectuels au fil des décennies. Fidèles à la stratégie de guichet unique, ces grands réseaux sont…

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Fragilisé par les difficultés financières et une crise de gouvernance, KPMG Maroc a été évincé du réseau international KPMG. Dans l’immédiat, rien ne change pour les mandats en cours de commissariat aux comptes. Dans la profession, c’est la stupéfaction. L’éviction confirmée par un associé du cabinet d’audit KPMG Maroc du réseau KPMG International a eu l’effet d’une bombe dans la profession. «Personne ne connaît vraiment les raisons de cette rupture», confie un professionnel. Ce qui est certain, c’est que depuis un moment, KPMG Maroc traversait de gosses difficultés financières qui l’avaient contraint à tailler dans ses effectifs, des difficultés doublées d’une…

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«Ne dure pas au pouvoir qui veut…». L’auteur de ces propos est arrivé au pouvoir le 6 novembre 1982. Ce 6 novembre 2021, cela fait exactement 39 ans jour pour jour qu’il est au pouvoir. Paul Biya puisque c’est de lui qu’il s’agit a accédé à la magistrature suprême en devenant le deuxième président du Cameroun suite à la démission surprise du président Ahmadou Ahidjo alors au pouvoir depuis l’indépendance du pays, le 1er janvier 1960, et dont il était «le successeur constitutionnel». Agé aujourd’hui de 88 ans, le chef de l’Etat, tantôt qualifié de sphinx, tantôt d’épervier, fêtera l’an…

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Porté par la dynamique de ses filiales africaines et malgré une baisse de régime sur ses terres, l’opérateur historique marocain tient désormais un impressionnant portefeuille clients de 73 millions d’abonnés sur le Mobile, en progression de 3,3%. A fin septembre, le chiffre d’affaires consolidé s’établit à près de 2,6 milliards d’euros. Avec une marge d’Ebitda de 51,6%, le groupe affiche l’une des toutes premières profitabilités du secteur. Malgré un contexte toujours marqué par l’impact de la pandémie du Covid-19 sur l’économie, le groupe Maroc Telecom a su préserver les performances au troisième trimestre. En difficulté sur ses bases marocaines, ce…

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Par ABASHI SHAMAMBA. C’est le premier incident majeur entre le gouvernement d’Aziz Akhannouch et le monde des affaires. Confrontés à une avalanche d’annulations de séjours des touristes étrangers suite à la décision des autorités de suspendre les vols au départ et vers l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, la Confédération nationale du tourisme a publié un communiqué virulent accusant le gouvernement de «pousser le secteur à une mort certaine ». Sous couvert d’anonymat, certains opérateurs parlent d’« amateurisme».  Le «bannissement» temporaire par le gouvernement marocain de vols provenant de l’Allemagne, Pays-Bas et du Royaume-Uni, trois gros pourvoyeurs mondiaux de flux touristiques…

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L’importance des investissements directs étrangers (IDE) est un marqueur de l’attractivité d’un pays et de l’efficacité de sa politique économique. Au Maroc, le stock des IDE évalué au 31 décembre 2020, s’élevait à 644 milliards de DH, soit 66 milliards de dollars. Au-delà l’effet structurant sur l’économie, ces investissements ont, en retour, un coût financier sous forme de transferts en devises. Entre les dividendes, l’assistance technique et diverses redevances, le Maroc a réglé 980 millions de dollars en 2020. Les investissements directs étrangers (IDE) sont un formidable levier de développement et de structuration de l’économie mais ils ont aussi un…

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Entretien avec Ludovic Subran*, économiste en chef du groupe Allianz. Premier assureur et investisseur en Europe et maison-mère d’Euler Hermes, numéro un mondial de l’assurance-crédit, le groupe Allianz prédit une accélération de la croissance pour la Côté d’Ivoire, le Sénégal et le Burkina Faso. Au moins 6% cette année et en 2022. La zone CFA en Afrique de l’Ouest a été la région du continent la plus résiliente à la pandémie du coronavirus. Par ailleurs, les pressions à la hausse des salaires auxquelles sont confrontées les économies avancées ne sont pas dues à l’inflation, estime Ludovic Subran, économiste en chef…

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Le patronat marocain ne concédera pas la fameuse période de grâce de 100 jours au gouvernement d’Aziz Akhannouch fraîchement installé aux affaires. Quarante-huit heures seulement après l’adoption du programme gouvernemental au Parlement, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) met la pression sur l’exécutif en dévoilant un livre blanc où il liste une dizaine de priorités «de nature à transformer l’économie et atteindre une croissance durable et responsable». Des propositions qui constitueraient presque un programme gouvernemental. Avec habileté, le patronat marocain renvoie chacune de ses propositions au «Nouveau modèle de développement», un mémorandum détaillé issu d’un travail que le…

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A 33 milliards de dollars, les avoirs extérieurs du Maroc n’ont jamais été aussi confortables. Ils représentent 7 mois d’importations, mettant ainsi le Royaume à l’abri de toute crise de paiement extérieur. La banque centrale marocaine gère cette cagnotte par une politique de placements très offensive. Au dernier décompte arrêté au 24 septembre 2021, le trésor de guerre de Bank Al-Maghrib s’élevait à 318 milliards de dirhams, soit 33 milliards de dollars. Même légèrement en dessous de ce qu’il était à fin 2020, ce niveau d’avoirs officiels de réserve, selon la nomenclature du FMI, équivalant à un peu plus de…

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Depuis leur QG de Rabat, les équipes de la Direction générale des impôts (DGI) et du Trésor devraient être soulagées en regardant les résultats dégagés au premier semestre par les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca. Le choc de la contraction de l’activité économique sur le Budget de l’Etat devrait être contenu grâce à une bien meilleure performance de ces entreprises qui font partie des grands contributeurs aux recettes fiscales. Selon une étude effectuée par BMCE Capital (la banque d’affaires du groupe BOA BMCE Bank) datée du 1er octobre, le chiffre d’affaires total des sociétés cotées s’est élevé à…

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Diplômé de Solvay Brussels Schools Economics & Management, Mourad Chatar, belgo-marocain, est associé au cabinet Value Square basé à Dubaï après plus de 15 ans de pratique dans les cabinets internationaux en Europe et au Moyen-Orient. Son domaine d’expertise est le conseil stratégique en matière de prix de transfert et de fiscalité internationale. Pour cet expert, «la crise sanitaire a créé un contexte inédit pour l’application des accords préalables sur les prix de transfert. Leur révision est tout à fait envisageable». Décryptage. Les prix de transfert cristallisent une attention particulière lors des contrôles fiscaux. Où situez-vous les zones à risque…

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L’information a fait l’effet d’une bombe. Après avoir suspendu le «Doing Business» l’année dernière, la Banque Mondiale a décidé d’arrêter définitivement cette publication pour cause de manipulation de conclusions des éditions 2018 et 2019 sous la pression de certains gouvernements qui voulaient à tout prix enjoliver leur situation. L’enquête et les audits diligentés par la direction accusent nommément la Chine, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l’Azerbaïdjan. Plusieurs anciens hauts cadres dont l’actuelle patronne du FMI, Kristalina Georgevia, alors directrice exécutive de la Banque Mondiale, sont impliqués dans ce qui est désormais un vrai scandale. La directrice générale du…

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 Les sorties illicites d’argent de l’Afrique sont estimées à au moins 50 milliards d’euros par an, soit l’équivalent du PIB de la Côte d’ivoire ou 45% de celui du Maroc, selon un rapport que vient de publier Initiative Afrique, un groupement qui réunit 32 pays du continent. La guerre contre les voyous fiscaux est ouvertement déclarée. Entre 50 et 80 milliards de dollars au minimum sortent illicitement chaque année de l’Afrique en empruntant des voies « souterraines ». Aucun pays n’est épargné par cette « hémorragie des capitaux » et le mouvement semble suivre une trajectoire ascendante, mettent en garde les auteurs d’un rapport…

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