Le 7 septembre 2026, l’Autorité égyptienne de régulation financière (FRA) a autorisé quatre entreprises à exercer des activités financières non bancaires reposant sur les technologies financières, couvrant notamment la microfinance, le crédit à la consommation, le financement hypothécaire et les opérations sur fonds d’investissement.
Avec ces autorisations, l’Égypte accélère la digitalisation de ses services financiers non bancaires dans le but d’élargir le rôle de la fintech sur les marchés financiers africains.
Ashal for Digital Finance a obtenu une licence pour proposer des services de microfinance au moyen de solutions numériques. Manzil (MNZL), spécialisée dans le crédit à la consommation et le financement hypothécaire, a pour sa part reçu ses licences définitives pour ces deux activités.
Le régulateur a également autorisé Menthum Holding for Financial Investments à digitaliser le traitement des souscriptions et des achats de parts de fonds d’investissement ouverts agréés. La FRA a par ailleurs approuvé la création d’Azimut Investments – Egypt, une plateforme numérique destinée aux fonds de capital-investissement et de capital-risque.
Pour la FRA, ces autorisations doivent contribuer à élargir l’accès aux services financiers, améliorer leur efficacité et toucher de nouveaux publics. Elles témoignent aussi de l’extension de la fintech au-delà des services bancaires traditionnels.
L’Égypte rejoint ainsi une tendance observée dans plusieurs marchés africains, où les autorités cherchent à utiliser le numérique pour réduire les barrières d’accès aux services financiers et renforcer l’inclusion financière.
La FRA, qui supervise notamment les marchés de capitaux, l’assurance et les activités financières non bancaires, entend poursuivre cette transformation tout en renforçant les exigences de supervision et de protection des clients.

