Chedid Re Africa a annoncé la nomination de Jean-Baptiste Aizan au poste de directeur général en charge de l’Afrique de l’Ouest et centrale. Annoncée le 1er septembre 2026, cette arrivée intervient dans un contexte de développement des activités de réassurance sur des marchés africains caractérisés par une demande croissante de capacités de couverture et une évolution progressive des cadres réglementaires.
Avec plus de 30 ans d’expérience dans l’assurance et la réassurance, Jean-Baptiste Aizan dispose d’un parcours largement consacré aux marchés africains. Il a notamment exercé des fonctions de direction régionale, avec une connaissance fine des marchés d’Afrique de l’Ouest francophone.
Avant de rejoindre Chedid Re Africa, il a travaillé au sein de la CICA-RE, où il a notamment dirigé le bureau régional d’Abidjan dès son implantation. Depuis cette base, ses responsabilités couvraient la Mauritanie ainsi qu’une grande partie de l’Afrique de l’Ouest. En 2023 encore, la CICA-RE le présentait comme son Directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest francophone.
Expansion
Sa nomination intervient alors que Chedid Re poursuit la structuration de ses activités sur le continent. Le groupe a ouvert son premier bureau en Côte d’Ivoire en 2022, renforçant ainsi sa présence directe en Afrique de l’Ouest. Cette implantation s’inscrit dans une stratégie plus large de développement régional, complétée par l’intégration d’Ascoma, dont Chedid Capital a pris le contrôle intégral en 2024.
Le réseau issu de cette opération est présent dans 21 pays africains, notamment au travers d’activités de courtage en assurance et en réassurance. Cette implantation donne au groupe une présence locale dans plusieurs marchés où les besoins en couverture des risques liés aux infrastructures, aux entreprises et aux activités industrielles progressent.
Rapprocher deux régions
Pour Chedid Re Africa, la nomination de Jean-Baptiste Aizan devrait ainsi contribuer à rapprocher les activités de réassurance des réalités des marchés d’Afrique de l’Ouest et centrale. Elle intervient également dans un environnement marqué par l’évolution des risques auxquels sont confrontés les assureurs africains, notamment les risques climatiques, industriels et liés aux grands projets d’infrastructure.
À travers ce changement de gouvernance, le groupe entend notamment s’appuyer sur une connaissance approfondie des marchés régionaux, alors que le secteur africain de la réassurance cherche à accroître ses capacités locales et à mieux retenir les risques sur le continent.

