Le gouvernement du Burkina Faso poursuit la restructuration de son cadre institutionnel avec la dissolution de 118 associations, ce mercredi 15 avril. Cette mesure s’inscrit dans la continuité des réformes entamées en janvier dernier, visant à assainir l’espace associatif national. Selon les autorités, la décision repose sur le constat du non-respect des dispositions légales en vigueur par ces organisations, dont les activités sont désormais formellement interdites sur l’ensemble du territoire.
Sur le plan juridique, cette procédure s’appuie sur la loi n°011-2025/ALT du 17 juillet 2025 portant liberté d’association. Selon le communiqué officiel du ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, ces structures sont désormais « réputées dissoutes ». Le cadre réglementaire prévoit que toute poursuite d’activités par ces entités ou leurs responsables constitue une violation flagrante de la loi, exposant les contrevenants à des sanctions administratives et pénales rigoureuses.
Le périmètre d’action de ces 118 organisations couvrait des secteurs stratégiques et variés de la vie publique. Les domaines touchés incluent la protection des droits humains, de l’enfance et des femmes, ainsi que des enjeux de santé publique tels que la lutte contre le VIH/Sida. D’autres structures intervenaient dans la promotion de la citoyenneté, des droits civils et politiques, ou encore dans des secteurs liés à l’environnement et au développement socio-économique.
L’impact de cette dissolution s’étend également aux domaines de l’éducation, de la scolarisation et de l’intégration africaine, où ces associations opéraient sous diverses directions. En mettant fin à leurs opérations, l’État burkinabè réaffirme sa volonté de renforcer le contrôle sur les groupements de la société civile afin de garantir leur conformité avec les orientations nationales. Cette décision marque une volonté de régulation stricte des acteurs non étatiques dans un contexte de transition institutionnelle.

