La bonne nouvelle:  la Banque mondiale table sur une croissance de 2,6% en 2017.

La mauvaise nouvelle: une contraction du PIB par habitant de 0,1% en 2017.

 

Dans  l’édition juin 2017 de son rapport intitulé “Perspectives pour l’économie mondiale”, la Banque Mondiale anticipe une  croissance économique mondiale de  2,7 % en 2017. Le trend positif est tiré principalement par la reprise des activités manufacturières et des échanges commerciaux, le regain de confiance sur les marchés et la stabilisation des prix des produits de base permettent aux pays émergents et ceux en développement,  exportateurs de ces produits,  de renouer avec la croissance.

Selon les prévisions, la croissance en Afrique subsaharienne devrait s’accélérer pour atteindre 2,6 % en 2017 et 3,2 % en 2018 grâce à une augmentation modérée des prix des produits de base et aux réformes visant à corriger les déséquilibres macroéconomiques. Le PIB  par habitant devrait toutefois se contracter de 0,1 % en 2017 avant d’enregistrer une modeste croissance de 0,7 % sur la période 2018-19. À ce rythme, la croissance ne sera pas suffisante pour permettre d’atteindre les objectifs de réduction de la pauvreté dans la région, surtout si les obstacles à une expansion plus robuste persistent. La croissance sud-africaine se renforcera pour atteindre 0,6 % en 2017 puis 1,1 % en 2018.

Le Nigeria devrait pour sa part  passer d’une situation de récession à une croissance de 1,2 % en 2017 puis de 2,4 % en 2018. La croissance des pays pauvres en ressources naturelles devrait rester solide, soutenue par l’investissement dans les infrastructures, la résilience du secteur des services et la reprise de la production agricole. L’Éthiopie devrait enregistrer un taux de croissance de 8,3 % en 2017, la Tanzanie de 7,2 %, la Côte d’Ivoire de 6,8 % et le Sénégal de 6,7 %.


Mariata DIENG