Premier assureur généraliste d’Afrique du Sud, le groupe Santam a enregistré une progression de 10 % de ses primes brutes émises (PBE / Conventional insurance GWP) au premier semestre 2026, à 23,0 milliards de rands (environ 1,40 milliard de dollars), selon les résultats financiers semestriels publiés ce jeudi 3 septembre. Sur les six mois clos le 30 juin, les primes nettes acquises ont augmenté de 6 %, tandis que la marge de souscription nette s’est établie à 8,1 %, contre 11,3 % un an auparavant.
Santam a parallèlement dégagé un résultat net de 2,19 milliards de rands (environ 133,38 millions de dollars) , en hausse de 7 % sur un an, avec un BPA et un BPA sous-jacent tous deux en progression grâce notamment à un rendement des investissements sur fonds propres multiplié par plus de 20 (727 millions de rands, contre 35 millions au premier semestre 2025).
Une croissance portée par les activités internationales
La progression des primes brutes a été soutenue par les performances à deux chiffres de Miway, Santam Direct, Santam Re et Santam Partner Solutions, ainsi que par la première contribution de Santam Syndicate 1918, basé au Lloyd’s de Londres. Selon les résultats semestriels, les assurances de biens ont progressé d’environ 17 %, tandis que Miway a affiché une croissance de 13 %.
Pour sa première année d’activité, le Syndicate 1918 — opérationnel depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 après avoir reçu l’approbation finale du Lloyd’s — a conclu de nouvelles affaires représentant environ 1,3 milliard de rands de revenus de primes. Sur ce montant, 461 millions de rands ont été comptabilisés dans les PBE consolidées du groupe au premier semestre, le solde devant être reconnu en 2027 et 2028 conformément aux règles de comptabilisation en primes acquises.
La diversification géographique se poursuit. Les activités réalisées hors d’Afrique du Sud représentent désormais 23 % des PBE conventionnelles, contre 20 % un an auparavant. Elles ont progressé de 25 %, à 5,3 milliards de rands (environ 295 millions USD au cours de change moyen du premier semestre 2026). Le marché sud-africain, qui représente encore 77 % des primes du groupe, a pour sa part progressé de 6,4 %, à 17,8 milliards de rands (environ 0,99 milliard USD).
Santam a également renforcé sa présence internationale avec le lancement, en janvier 2026, des activités de souscription de son Syndicate 1918 à Londres et l’ouverture, en avril 2026, d’un bureau de réassurance à GIFT City, en Inde.
Une performance malgré une sinistralité climatique lourde
Cette performance intervient dans un environnement marqué par une croissance économique modérée, la volatilité des marchés financiers et une forte sinistralité climatique. Au cours du semestre, Santam a versé plus de 12 milliards de rands d’indemnités aux assurés (environ 670 millions USD), contribuant ainsi à soutenir la trésorerie de ses clients.
Les catastrophes naturelles et autres pertes importantes ont atteint 1,5 milliard de rands nets de réassurance (environ 84 millions USD), contre 144 millions de rands (environ 8 millions USD) sur la même période en 2025 — soit plus de dix fois le niveau de l’an dernier. Sans ces pertes exceptionnelles, la marge de souscription sous-jacente aurait atteint 15,7 % selon la direction du groupe.
Malgré cette sinistralité hors norme, la marge de souscription publiée est restée dans la fourchette cible de 5 % à 10 %, au-dessus de son point médian. Santam attribue cette résilience à l’amélioration de la rentabilité sous-jacente du portefeuille, aux mesures de souscription mises en œuvre ces dernières années et à une gestion rigoureuse des dépenses.
Une situation financière solide
Le groupe demeure bien capitalisé, avec un ratio de couverture du capital économique de 167 %, contre 169 % en décembre 2025 — un niveau qui reste au-dessus de sa fourchette cible de 145 % à 165 %.
Les activités de transfert alternatif des risques (ART) ont également contribué à la performance, avec un bénéfice en hausse de 12 %, à 466 millions de rands (environ 26 millions USD).
Cette solidité financière a permis au conseil d’administration de relever le dividende intérimaire à 650 cents par action, contre 590 cents un an auparavant, soit une progression de +10,2 %.

