L’État mozambicain compte porter à 34,7 milliards de meticais, soit 475 millions d’euros, le montant des investissements publics nationaux mobilisables en 2029, contre 15,2 milliards de meticais (208 millions d’euros) en 2027. Cette enveloppe devrait atteindre 21 milliards de meticais (287 millions d’euros) en 2028, selon le Cadre budgétaire à moyen terme (CBMT) 2027-2029, publié le 20 août 2026. Les infrastructures devraient absorber la plus grande part de ces ressources.
Selon le document, ces montants correspondent aux ressources nationales susceptibles d’être affectées aux programmes et projets prioritaires, après prise en compte des dépenses fixes et autres engagements budgétaires. Le gouvernement entend ainsi renforcer la programmation des investissements dans le cadre de sa stratégie de consolidation des finances publiques et de mise en œuvre de ses priorités de développement.
Par ailleurs, le nouveau cadre introduit, pour la première fois, des critères quantitatifs de sélection des projets publics. L’alignement sur le Programme quinquennal du gouvernement et la Stratégie nationale de développement comptera pour 35 %, devant l’impact économique et social (25 %), la capacité institutionnelle de mise en œuvre (20 %), l’équité territoriale (10 %) et la capacité à mobiliser des financements supplémentaires (10 %).
Les infrastructures, l’organisation territoriale et la planification concentreront 30 % des ressources prévues. Les secteurs liés à la transformation économique structurelle et à la transformation sociale et démographique recevront chacun 23 %, tandis que l’unité nationale, la paix et la sécurité bénéficieront de 18 %. La durabilité environnementale et le changement climatique représenteront 6 %.
Dans le secteur des infrastructures, les investissements passeront de 3,8 milliards de meticais (52 millions d’euros) en 2027 à 5,4 milliards de meticais (74 millions d’euros) en 2028, puis à 10,1 milliards de meticais (138 millions d’euros) en 2029. Le gouvernement justifie cette priorité par la nécessité de développer et de réhabiliter les infrastructures économiques et sociales, essentielles à la croissance et à la fourniture des services publics.
Cette hausse des investissements intervient alors que Maputo poursuit sa politique de consolidation budgétaire. Le gouvernement vise une réduction de la dette publique, de 72,2 % du PIB en 2025 à 67,1 % en 2029, tout en maintenant des ressources pour les secteurs jugés stratégiques.

