En 2024, les citoyens originaires de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) vivant hors de cette zone ont transféré 1.354 milliards de FCFA (environ 2,42 milliards USD) ont été reçus directement sur des comptes de paiement mobile. Ce volume est en hausse d’environ 77% par rapport aux 763,81 milliards de FCFA (environ 1,4 milliard USD) de 2023. L’information est révélée par le rapport 2024 de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) sur les services de paiement en zone CEMAC.
Cette tendance haussière rentre dans la logique de celle, plus large, des transferts internationaux entrants vers la CEMAC. Et montre que les transferts d’argent vers cette sous-région se font de plus en plus vers les canaux digitaux.
Dans le détail, l’Union européenne (UE), avec un volume de transferts estimé à 804 milliards de FCFA (environ 1,44 milliard USD), soit près de 60% de l’encours global, reste la principale zone d’origine des flux recensés. L’UE est suivie par l’Amérique du Nord, avec 275 milliards de FCFA (environ 491 millions USD), soit environ 20,3% du total transféré par Mobile Money. Au cours de la période sous revue, les ressortissants de la CEMAC vivant en Afrique de l’Ouest ont renvoyé 21,8 milliards de FCFA (près de 39 millions USD), soit une contribution évaluée à près de 2% de l’enveloppe globale.
A l’analyse, les données du rapport de la BEAC confirment la tendance haussière du Mobile Money dans les transferts internationaux. Cette option qui s’offre désormais à la diaspora de la CEMAC s’explique par son accessibilité et son maillage territorial. Surtout que, si pour les envois, les montants ne peuvent excéder un million de FCFA vers des destinations hors de la CEMAC, il n’y aucune limitation pour la réception des fonds au sein de la communauté.

