L’Autorité générale de régulation financière (FRA) renforce les dispositifs de vérification des clients dans le secteur du financement non bancaire. En effet, le président de la FRA a annoncé l’application stricte des règles encadrant la vérification des données clients, imposant aux sociétés et entités agréées dans le financement à la consommation ainsi que dans le financement des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) de mettre en place un code de vérification à usage unique (OTP) dans un délai maximum de deux mois.
Annoncée le 25 août 2026, la décision concerne les sociétés de financement à la consommation, ainsi que les entreprises, associations et institutions spécialisées dans le financement des MPME. Elles devront prendre les mesures techniques et réglementaires nécessaires pour appliquer les dispositions de la résolution n° 133 de 2026, adoptée par le conseil d’administration de la FRA et publiée en juillet 2026. Cette résolution modifie et complète la résolution n° 186 de 2024, qui constituait le socle réglementaire de la vérification des données clients dans le secteur non bancaire.
Un OTP à chaque étape du financement
En vertu de ces nouvelles règles, les établissements concernés devront envoyer un mot de passe à usage unique (OTP) au client lors de la conclusion d’un contrat de financement. Le code devra être transmis au numéro de téléphone enregistré au nom du client, et ce à chaque étape clé du financement — un OTP à la souscription, puis un second lors de l’utilisation effective du crédit.
La vérification sera ainsi exigée à deux reprises : lors de la signature du contrat puis lors de l’utilisation du financement. Le dispositif vise à confirmer que le demandeur est bien le détenteur du numéro de téléphone associé à ses données d’identification, à chaque événement déclencheur d’engagement financier.
Pour le régulateur, l’intégration de l’OTP dans le processus d’identification doit permettre de détecter plus rapidement les pratiques frauduleuses ou les tentatives de manipulation lors de l’octroi de financements, à des fins de consommation ou de production. La mesure doit également contribuer à limiter les risques d’usurpation d’identité et de déclaration de données personnelles erronées, tout en protégeant les clients de bonne foi et en réduisant les risques d’impact injustifié sur leur solvabilité.
Renforcement de la vérification des données
La FRA rappelle par ailleurs que les règles applicables aux activités financières non bancaires imposent déjà aux entités placées sous sa supervision de vérifier la fiabilité des données fournies par leurs clients. Cette obligation concerne notamment les entreprises qui utilisent les technologies financières ainsi que les sociétés de services externalisés opérant dans ce domaine — la résolution n° 186 de 2024 et ses amendements fixant un cadre commun à ces prestataires.
La vérification doit s’appuyer sur les données du numéro d’identification national (carte d’identité égyptienne) et sur la preuve de propriété du numéro de téléphone mobile. La FRA a par ailleurs conclu des accords de coopération pour la vérification automatisée des numéros mobiles, destinés à accélérer la digitalisation des transactions financières non bancaires.
Les établissements doivent également vérifier si leurs clients figurent sur les listes relatives au blanchiment d’argent et au gel des avoirs, conformément au cadre réglementaire de la FRA — un volet qui s’inscrit dans le prolongement des obligations Know Your Customer (KYC) déjà en vigueur dans la supervision financière non bancaire égyptienne.
Ces exigences s’inscrivent dans le prolongement de la résolution n° 186 de 2024 du conseil d’administration de l’Autorité et de ses amendements successifs, dont le plus récent est la résolution n° 133 de 2026, publiée en juillet et dont l’application est désormais exigée sous deux mois. Le régulateur égyptien entend ainsi renforcer la fiabilité de l’identification à distance et sécuriser davantage l’accès au financement dans le secteur financier non bancaire.

