Le taux d’inflation annuel global en Égypte s’est établi à 12,7 % en août 2026, contre 13 % en juillet, marquant un léger ralentissement. Ces données ont été publiées jeudi 10 septembre par l’Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques (CAPMAS).
Ce taux mesure l’inflation sur l’ensemble du pays. L’inflation urbaine, la référence de la Banque centrale d’Égypte, s’établit pour sa part à 14,5 % en août après 14,9 % en juillet, tandis que l’inflation sous-jacente (core) ressort à 14,9 %.
Le poste logement, eau, électricité, gaz et carburants demeure le principal contributeur à la hausse des prix, avec une progression de 33 % sur un an en août, en accélération par rapport aux 31,1 % enregistrés en juillet. En août, cette hausse a été portée par les loyers effectifs (+28 %) et les tarifs d’électricité, de gaz et de combustibles (+22,4 %). Le mois précédent, la CAPMAS avait également relevé l’envolée des loyers imputés (+50,9 % en juillet).
Les prix du transport ont grimpé de 21,7 % sur un an en août, contre 21,1 % en juillet pour l’ensemble transport et communications, sous l’effet des services de transport (+24,9 %) et des achats de véhicules (+11,7 %) ; les communications ont progressé de 10,5 %. L’éducation affiche l’une des plus fortes hausses annuelles (+20 %). Les prix des meubles, de l’équipement ménager et des travaux d’entretien ont augmenté de 14,8 % en août, un rythme légèrement inférieur à celui de juillet (+15,2 %). Ceux de l’habillement et des chaussures ont progressé de 12,6 %, contre 13 % le mois précédent, confirmant une décélération sur plusieurs postes non alimentaires.
À l’inverse, l’inflation alimentaire apparaît plus contenue. Les prix des produits alimentaires et des boissons ont augmenté de 6,5 % en août, en net repli par rapport aux 7,9 % observés en juillet, malgré la hausse annuelle des légumes (+27,7 %) ; les produits laitiers, le fromage et les œufs ont baissé de 0,5 % sur un an. Sur le mois, la catégorie a reculé de 1,2 %, tirée par la chute des légumes (−7 %) et le repli de la viande et de la volaille (−1,5 %). Les boissons alcoolisées et le tabac affichent, quant à eux, une hausse de 7,7 % sur un an, tandis que les prix des services de santé ont progressé de 5,2 %.
L’indice global des prix à la consommation s’est établi à 289,8 points en août, quasiment stable par rapport à juillet (289,9 points selon le précédent communiqué). La CAPMAS évoque des mouvements de prix contrastés au sein du panier : le recul mensuel de l’alimentation (−1,2 %) a été compensé par la poursuite de la hausse des dépenses de logement, d’eau, d’électricité et de gaz (+1,9 % sur le mois, dont +4,3 % pour les tarifs d’électricité, gaz et combustibles).
Malgré ce ralentissement d’un mois sur l’autre, l’inflation reste supérieure à son niveau d’un an auparavant (11,2 % en août 2025), un écart qui témoigne de la persistance des tensions inflationnistes, notamment sur le logement et l’énergie. La Banque centrale, qui a indiqué s’attendre à une accélération au troisième trimestre sous l’effet d’effets de base défavorables et des tensions sur les prix du pétrole, doit se réunir le 24 septembre ; son objectif de 7 % (±2 points) est envisagé pour le second semestre 2027.

