Les banques et les institutions de microfinance de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont accru leur contribution au financement de l’économie en 2025. Selon des données présentées par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) lors d’un séminaire de formation organisé les 20 et 21 juillet 2026 à l’intention des journalistes de l’Union, l’encours des crédits bancaires à la clientèle s’est établi à près de 39 000 milliards de FCFA à fin décembre 2025.
À cette occasion, la Banque centrale a présenté un état des lieux du secteur financier ainsi que les principales réformes engagées pour améliorer les conditions de financement dans l’Union.
Un rôle d’appui au financement de l’économie
La BCEAO rappelle que le financement de l’économie repose principalement sur les banques et les institutions de microfinance. La Banque centrale n’intervient pas directement auprès des entreprises ou des particuliers, mais agit en mettant en place les conditions permettant aux établissements financiers d’accorder des crédits.
Son action s’appuie notamment sur la politique monétaire, les dispositifs de stabilité financière ainsi que les réformes destinées à développer le secteur financier et ses infrastructures.
Des indicateurs en hausse à fin décembre 2025
À fin décembre 2025, l’UMOA comptait 161 établissements de crédit agréés, dont 136 banques et 25 établissements financiers.
Selon les données communiquées par la BCEAO, les emplois bancaires se sont établis à 70 177 milliards de FCFA, en hausse de 9 % par rapport à 2024. Les crédits accordés à la clientèle ont atteint près de 39 000 milliards de FCFA, soit une progression annuelle de 5,3 %.
Le secteur de la microfinance a également poursuivi son expansion. L’Union comptait 524 institutions agréées, pour des emplois totaux de 3 210 milliards de FCFA, en augmentation de 12 %. Les crédits distribués par les systèmes financiers décentralisés se sont élevés à 2 937 milliards de FCFA, en hausse de 9,2 % sur un an.
Une réforme sur le capital minimum des banques
Parmi les réformes en cours, la BCEAO a rappelé le relèvement du capital social minimum exigé pour l’exercice de l’activité bancaire. Depuis le 1er janvier 2024, ce seuil est passé de 10 à 20 milliards de FCFA.
Les établissements déjà agréés disposent d’une période transitoire jusqu’au 31 décembre 2026 pour se conformer à cette exigence.
Selon la BCEAO, cette mesure vise à renforcer la solidité financière des banques et leur capacité à mobiliser des ressources stables.

