La Banque africaine de développement (BAD) va apporter un appui à la Côte et au Ghana, deux pays confrontés à la chute des cours du cacao de 40% en moins d’un an, a annoncé Akinwumi Adesina au cours d’une visite au Ghana en début de mois.

Cet accompagnement s’inscrit dans le cadre des rencontres organisées par les deux pays, via leurs structures de gestion de la filière, et visant à mieux coordonner leurs actions communes afin de limiter la volatilité des cours. Abidjan et Accra ont à cet effet soumis à l’institution une demande de financement de 1,2 milliard de dollars.

Cette enveloppe est destinée à alimenter un fonds de stabilisation et un fonds d’industrialisation au profits des deux pays qui représentent pas moins de 60% de l’offre mondiale de fèves, sans pour autant avoir un minimum de contrôle sur les cours internationaux.

De façon concrète, il s’agira de soutenir la transformation locale de fèves ainsi que la consommation du chocolats et produits dérivés du cacao sur les marchés locaux et régionaux, de bâtir des installations de stockage et d’entreposage afin de réguler la mise sur le marché des fèves, de mettre en place une bourse africaine du cacao, de lutter contre les maladies virales du cacaoyer entre autres.

L’enjeu est important pour un pays comme la Côte d’Ivoire dont le cacao représente 40% des exportations et 15% du PIB.

La BAD annonce la constitution d’équipes d’experts qui vont effectuer une mission d’évaluation dans les deux pays.