United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) Antonio Guterres attends a press conference following the UNHCRs annual Executive Committee meeting on October 3, 2014 at the United Nations Office at Geneva.  AFP PHOTO / FABRICE COFFRINI        (Photo credit should read FABRICE COFFRINI/AFP/Getty Images)
United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) Antonio Guterres attends a press conference following the UNHCRs annual Executive Committee meeting on October 3, 2014 at the United Nations Office at Geneva. AFP PHOTO / FABRICE COFFRINI (Photo credit should read FABRICE COFFRINI/AFP/Getty Images)

L’Organisation des Nations Unies aura failli à sa mission si elle ne réussissait pas à faire une différence en Afrique, déclare ce dimanche, le Secrétaire général, António Guterres.

Lors de la réunion informelle avec le personnel des Nations Unies à Addis Abeba, le Secrétaire général de l’ONU, Guterres, déclare que le succès de l’ONU dans le monde repose sur son succès en Afrique, en particulier en ce qui concerne les politiques de développement et de paix et de sécurité de l’ONU.

Il déclare que l’ONU devrait aider les gouvernements africains à mettre en œuvre avec succès l’Agenda 2030 pour les Objectifs de développement durable, un plan d’action qui vise à éradiquer la pauvreté sous toutes ses formes et dimensions dans les communautés du monde entier.

M. Guterres dit qu’il est crucial pour l’ONU de le faire en Afrique et de changer la vie des gens ordinaires et ajoute que les politiques de paix et de sécurité de l’ONU devraient viser à aider davantage le continent.

« Malheureusement, l’Afrique est surtout considérée comme un continent en proie à des crises et parfois nous, les Nations Unies, en sommes également responsables », déclare-t-il.

Soulignant qu’il existe de nombreux cas de réussite africains remarquables qui sont méconnues, M. Guterres dit qu’il faut un autre récit sur l’Afrique – un récit positif, dont dit-il, la CEA a contribué de façon  extraordinaire à… Il fait savoir à la salle de réunion, noire de monde, que les nombreux dirigeants africains qu’il a rencontrés jusqu’à présent ont fait l’éloge de la CEA pour son rôle dans le changement du récit sur l’Afrique et la contribution à la transformation structurelle du continent.

Il parle de la nécessité de réformer la structure du maintien de la paix de l’ONU, qui selon lui, a encore beaucoup de chevauchements et complique la transition vers la paix d’un pays à l’autre.

« Nous devons faire preuve de transparence et de responsabilité vis-à-vis de ce que nous faisons », déclare-t-il sous les applaudissements du personnel de l’ONU et ajoute que l’ONU doit trouver trois grands domaines de réforme pour relever les défis auxquels l’organisation internationale doit faire face.

Il déclare que son domaine prioritaire concerne  la prévention des conflits.

« Il est clair que la meilleure prévention des conflits réside dans un développement durable et inclusif », dit M. Guterres. « Nous avons un programme de prévention, mais pas autant que nous devrions en avoir; Nous avons une certaine résolution de conflit, mais nous sommes loin d’avoir les capacités que nous devrions avoir; l’intégration horizontale et verticale de notre travail est une priorité importante et la réforme de l’organisation pour être en mesure de parvenir à nos fins est essentielle.

Pour sa part, le Secrétaire exécutif par intérim de la CEA, Abdalla Hamdok, se dit ravi qu’Addis-Abeba soit le premier lieu d’affectation des Nations Unies que M. Guterres visite officiellement, lui permettant de participer au 28ème Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine ainsi que de rencontrer le personnel de l’ONU en Éthiopie.

Il déclare que les Africains restent résilients face aux nombreux défis, y compris les aléas du changement climatique, la pauvreté et la malnutrition.

« L’Afrique a un potentiel et une capacité uniques à concevoir son propre programme de développement tel que mentionné dans l’Agenda 2063 », déclare M. Hamdok et ajoute que la CEA continuera à jouer son rôle de soutien aux gouvernements africains dans l’adoption des politiques qui transformeront structurellement l’économie du continent vers une croissance inclusive.

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