ProparcoEn 2015, sous forme de prêts essentiellement (90%), Les opérations de Proparco se sont élevées à 922 millions d’euros en 2015, rapporte la dernière du conseil des investisseurs français en Afrique (CIAN).  Libellés essentiellement sous forme de prêts, les concours de la filiale de l’Agence Française de Développement (AFD, qui devrait fusionner ou évoluer sou tutelle de la Caisse de Dépôt et de Consignation pour donner plus de visibilité à l’intervention française dans la coopération et l’aide au développement),  ont financé 59 projets  (portefeuille global de 4,5 milliards d’euros) représentant  20% de l’activité de l’AFD à l’étranger.

Présente dans 80 pays avec 6 bureaux en Afrique, Proparco a pour actionnaires  l’AFD (64%), des institutions françaises (22%), internationales (12%), des entreprises (Bolloré, Bouygues, etc. pour 1,7 %) et des fonds et fondations (0,6%). La structure intervient aussi en cofinancement  avec ses homologues allemande (DEG) et néerlandaise (FMO). Les secteurs d’intervention sont multiples : banques et marchés financiers (long terme), climat (30% des projets sont liés à la lutte contre le réchauffement), infrastructures (énergie, eau, transport), industries, santé et éducation (7% des fonds pour ces deux domaines), agriculture, microfinance (notamment aide au développement de l’économie sociale).

Proparco apporte également une aide à ses clients pour améliorer la performance et la gouvernance. Proparco a un budget de 3,7 milliards d’euros pour le développement de l’Afrique entre 2014 et 2019. Elle évalue qu’environ 900 000 emplois (dont 350 000 en plantation) ont été maintenus ou créés dans les projets où Proparco est partie prenante. Proparco propose une large gamme d’instruments financiers : prêts à maturité longue, de 5 à 20 ans, en devises mais également en monnaies locales, fonds propres via des fonds d’investissement, et garanties pour faciliter les crédits consentis par les banques locales. Proparco n’a pas vocation à concurrencer le secteur bancaire traditionnel, mais à le compléter ou à le suppléer. De ce fait, elle adapte ses offres et ses activités en fonction du développement de chaque pays.

 

Source: CIAN

 

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