Ces « jeunesses plurielles », « mieux instruites, plus exigeantes et plus connectées que leurs ainés » passent en moyenne quotidiennement 2h20 minutes sur internet et les réseaux sociaux et ceux-ci influencent, pour 44% d’entre eux, leurs décisions d’achat.

Ipsos Africap, le pôle Afrique subsaharienne et Maghreb de l’institut de sondage Ipsos, a livré ce 24 mai les premiers résultats de son baromètre trimestriel « Jeunesse africaine », qui scrute les 15-24 ans dans 7 pays africain. D’un optimisme « difficilement trouvable ailleurs », ces jeunes « stimulent la consommation » en Afrique, révèle l’étude.

Estimés à 220 millions d’individus, soit la plus forte concentration de jeunes sur la planète, ces Africains de 15-24 ans « jouent déjà un rôle majeur dans le développement du continent » et « stimulent la consommation (et) la fréquentation des centres commerciaux », explique Florence de Bigault, directrice d’Ipsos Africap.

Interrogés, ces derniers sont plutôt d’humeur enthousiaste. Certes, ils sont 69% à se préoccuper du chômage, 63% de la hausse du coût de la vie et 59% de la corruption, mais ils sont tout de même 81% à être optimistes pour leur avenir personnel, et 63% croient en leur pays.

Ces « jeunesses plurielles », « mieux instruites, plus exigeantes et plus connectées que leurs ainés » passent en moyenne quotidiennement 2h20 minutes sur internet et les réseaux sociaux et ceux-ci influencent, pour 44% d’entre eux, leurs décisions d’achat.

En outre, en moyenne, les 3 premiers postes de dépenses sont les aliments et boissons (43%), les vêtements (38%), et la communication (internet et téléphonie, 33%). Et 34% des jeunes urbains fréquentent régulièrement les centres commerciaux.

Par ailleurs, note l’étude, les marques françaises sont préférées par 49% des jeunes Ivoiriens et 30% des jeunes Sénégalais, contre moins de 2% des Nigérians et des Sud-Africains (qui sont les deux premières économies d’Afrique).

Il s’agit d’« un formidable potentiel de consommation de nouveaux produits, d’adoption de nouveaux comportements et styles de vie » souligne Florence De Bigault. « L’ambition de ces jeunesses Africaines, leurs énergies et leur confiance en l’avenir atteignent un degré d’intensité difficilement trouvable ailleurs », a-t-elle commenté.

L’étude barométrique, qui sera menée tous les trois mois sur un scope évolutif, sera conduite par Ipsos Africap, le nouveau pôle d’expertise d’Ipsos, le leader du marché français des études et spécialiste du comportement des consommateurs.