L’Algérie veut réduire ses dépenses publiques de près de 9% en 2016. Ce vœu des autorités s’explique par la baisse des cours du pétrole sur le marché international.

Selon le premier ministre, Abdelmalek Sellal, cette baisse des dépenses publiques n’entrave en rien les programmes de logements sociaux et de recrutements.

Le chef du gouvernement a également fait savoir que son cabinet présentera bientôt un budget qui table sur une croissance de 4,6% durant l’année 2016.

Cette réduction des dépenses publiques ne justifie pas pour autant une crise économique en Algérie. Car, ce pays est, jusque là, loin d’une situation catastrophique, la marge de manœuvre qu’il détient lui permettant de faire face à la baisse des cours du pétrole.

Cependant, l’accélération des réformes économiques devient plus que nécessaire. Sur ce, le gouvernement entend favoriser la production nationale, le soutien aux entreprises créatrices de richesses, notamment la petite et moyenne entreprise (PME-PMI), la réduction des importations et transferts des devises. Une série de mesures législatives, fiscales et financières allant dans le sens de la promotion du développement économique du pays est en gestation.

Toutefois, « la rationalisation des dépenses publiques ne touchera pas les salaires des travailleurs », a affirmé le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa.

l’Algérie, souffre comme la plupart des pays pétroliers de la morosité du marché du pétrole, qui a fini de plomber plusieurs économiques africaines. Dans ce pays, les hydrocarbures représentent 95% des recettes extérieures, et contribuent à hauteur de 60% au budget de l’Etat.

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