Avec l’accélération de l’urbanisation et l’essor des services de mobilité numérique, le marché africain du VTC entre dans une nouvelle phase. Au-delà du prix et de la disponibilité des véhicules, la sécurité s’impose progressivement comme un facteur de différenciation et de confiance. Le Rapport Sécurité 2024-2025 de Yango Ride illustre cette évolution, avec une baisse de 38 % des incidents de conduite dangereuse signalés sur ses marchés africains.
La croissance des grandes métropoles africaines transforme rapidement les besoins de mobilité. Selon ONU-Habitat, la population urbaine du continent devrait atteindre 1,4 milliard de personnes à l’horizon 2050. Cette dynamique ouvre un espace important aux solutions de mobilité numérique, mais s’accompagne d’un enjeu majeur : celui de la sécurité routière.
C’est dans ce contexte que Yango Ride vient de publier son Rapport Sécurité 2024-2025, qui documente les technologies, dispositifs de prévention et mécanismes d’assistance déployés par la plateforme sur ses différents marchés. Entre 2024 et 2025, les incidents de conduite dangereuse signalés ont reculé de 38 % en Afrique, passant de 13,05 à 8,08 par million de courses. Le rapport fait notamment état de baisses de 35 % en Côte d’Ivoire, 49 % en Zambie, 34 % en Angola et 33 % au Sénégal.
Ces résultats prennent une dimension particulière sur un continent où les enjeux de sécurité routière restent importants. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, la Région africaine de l’OMS est la seule région du monde où le nombre de décès sur les routes a augmenté entre 2010 et 2021, avec une progression de 17 %.
Dans ce contexte, pour les plateformes de VTC, la sécurité dépasse progressivement le seul registre de la conformité ou de la responsabilité sociale. Elle devient aussi un enjeu économique : renforcer la confiance des utilisateurs, fidéliser chauffeurs et passagers, limiter les incidents et construire une relation durable avec les autorités.
La technologie au service de la maîtrise du risque
Chez Yango Ride, le dispositif intervient avant, pendant et après chaque course. Vérification de l’identité et des documents, contrôles réguliers, systèmes anti-fraude, analyse du style de conduite et contrôle de la vitesse par GPS permettent de détecter plus rapidement les situations à risque.
Les données GPS et celles issues de l’accéléromètre peuvent notamment identifier des excès de vitesse répétés ou des manœuvres brusques. Associées aux évaluations et signalements des passagers, elles peuvent entraîner des mesures graduées, allant de l’avertissement à la suspension ou à la perte d’accès au service. Pour une plateforme présente sur plusieurs marchés, l’enjeu consiste ainsi à accompagner la croissance du nombre de courses tout en maintenant un niveau de contrôle homogène.
La sécurité concerne également la protection des données et des interactions entre utilisateurs. Yango a notamment déployé des technologies permettant aux appels effectués depuis l’application de transiter sans divulguer les numéros personnels. Les premières données disponibles en 2026 font apparaître une diminution des plaintes pour contact après la course de 11 % en Côte d’Ivoire, 22 % en Angola, 8 % au Sénégal et 4 % en Zambie.
L’assistance d’urgence combine par ailleurs technologie et intervention humaine. Disponible 24h/24 et 7j/7 sur les marchés où Yango Ride est présent, elle vise, dans 90 % des situations urgentes traitées à l’échelle mondiale, à établir un premier contact dans un délai de cinq minutes.
« Une baisse de 38 % des incidents de conduite dangereuse en Afrique ne s’obtient pas avec une fonctionnalité unique ni avec une solution taillée pour un seul marché. Elle résulte d’une technologie appliquée partout avec la même rigueur, doublée de l’expertise et de la connaissance du terrain que nos équipes apportent dans chaque pays », souligne Roman Karlash, Directeur général de Yango Ride.
Technologie globale, ancrage local
Cette adaptation aux réalités locales passe également par la coopération avec les acteurs publics et les organisations spécialisées.
En Angola, Yango a signé un protocole d’accord avec le Centro Integrado de Segurança Pública afin de faciliter la coordination avec différentes divisions de la police nationale pour certains incidents. En Zambie, le programme Safer Journeys to School, mené avec le Zambia Road Safety Trust, a concerné cinq écoles de Lusaka accueillant environ 8 000 élèves.
Au Sénégal, 300 chauffeurs partenaires ont également participé en 2024 à un programme consacré aux comportements responsables et à la sécurité routière, prolongé par des actions de sensibilisation en 2025.
À mesure que le marché africain du VTC se développe, la compétition entre opérateurs ne devrait ainsi plus se jouer uniquement sur les prix, la couverture géographique ou la disponibilité des véhicules. La capacité à accompagner la croissance par une meilleure maîtrise des risques devient progressivement un indicateur de maturité des plateformes.
Le Rapport Sécurité 2024-2025 de Yango Ride illustre ainsi la place croissante prise par la sécurité dans l’infrastructure technologique et opérationnelle des plateformes de mobilité en Afrique.

