Le marché immobilier égyptien confirme sa solidité financière malgré un contexte inflationniste. Selon un rapport du cabinet The Board Consulting, publié mardi 18 août, les dix principaux promoteurs du pays ont enregistré des ventes combinées d’environ 13,2 milliards de dollars (670 milliards de livres égyptiennes) au cours du premier semestre 2026. Ce montant affiche une progression de 2,9 % en glissement annuel par rapport aux 12,8 milliards de dollars (environ 651 milliards de livres égyptiennes) engrangés à la même période en 2025, prolongeant ainsi la dynamique de croissance record amorcée ces dernières années.
En tête de ce classement semestriel, le groupe Talaat Moustafa (TMG) s’impose largement à la première place avec 4,3 milliards de dollars de ventes (environ 219 milliards de livres égyptiennes). Il est suivi par Palm Hills Developments (94 milliards de livres égyptiennes, soit 1,85 milliard de dollars) et par Mountain View, qui complète le podium avec 63,7 milliards de livres égyptiennes. Le reste du top 10 est composé d’acteurs majeurs tels qu’Emaar Misr (60,9 milliards de livres / 1,2 milliard de dollars), Hyde Park Developments (52,9 milliards de livres / 1,04 milliard de dollars), Tatweer Misr (50,5 milliards de livres / 995 millions de dollars), Modon Ras El Hekma (44 milliards de livres / 868 millions de dollars), G Developments (30 milliards de livres / 591 millions de dollars), Madinet Masr (28,4 milliards de livres / 560 millions de dollars) et La Vista Developments (26,5 milliards de livres / 522 millions de dollars).
Cependant, une analyse plus fine des performances révèle un paradoxe structurel entre la valeur financière et le volume physique des transactions. Le rapport met en évidence une baisse d’environ 5 % du nombre d’unités vendues par ces promoteurs de premier plan, le volume total s’établissant à environ 39 000 unités au cours du premier semestre 2026.
Cet écart marqué entre la hausse du chiffre d’affaires et la contraction des volumes montre que la flambée des prix de l’immobilier constitue le principal moteur de cette croissance financière. Si les promoteurs affichent des résultats record, la demande sous-jacente des acheteurs demeure, quant à elle, sous pression face à l’enchérissement des biens.

