L’Afrique subsaharienne fera une croissance de 4% en 2021 selon le FMI

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Dans son rapport du mois d’avril  sur les perspectives  économiques régionales 2020  en Afrique subsaharienne intitulé «Covid-19 : une menace sans précédent pour le développement», le Fonds monétaire international (Fmi) explique que  les prévisions économiques sont soumises à une incertitude plus forte qu’à l’habitude. «La croissance dans la région devrait reprendre en 2021 pour avoisiner 4 % ».

 Toutefois, précise le FMI, l’ampleur du ralentissement en 2020 et la rapidité de la reprise dépendront de plusieurs facteurs, notamment l’interaction de la pandémie avec les fragiles systèmes de santé locaux, l’efficacité des mesures nationales d’endiguement et la vigueur du soutien apporté par la communauté internationale.

Dans ce rapport, l’institution de Bretton Woods invite les  dirigeants des pays  africains, confrontés  à  la crise sanitaire et économique sans précédent, à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour accroître les dépenses de santé publique afin de faire face aux besoins croissants de services de santé et de ralentir la propagation du virus.

Le Fonds soutient qu’une politique macroéconomique efficace est essentielle pour limiter les pertes économiques, protéger les groupes les plus vulnérables et assurer une reprise rapide lorsque la pandémie s’éloignera. «Etant donné l’ampleur du choc, mais aussi son caractère temporaire, un certain soutien budgétaire discrétionnaire se justifie, même dans les pays disposant d’un espace budgétaire réduit. Il convient de privilégier les mesures ciblées qui allègent les problèmes de liquidité des entreprises (pour qu’elles puissent surmonter la crise) et des ménages pour assurer l’approvisionnement continu en produits de première nécessité comme les produits alimentaires », poursuit cette institution. 

Dans cette perspective, la marge de relance budgétaire discrétionnaire demeure  restreinte   pour les pays exportateurs de pétrole. Selon le Fmi, ces pays doivent s’atteler  également à «financer les dépenses de santé prioritaires et d’entreprendre des ajustements bien rythmés des dépenses favorables à la croissance qui visent à protéger et à créer l’espace pour les dépenses sociales tout en mobilisant des financements additionnels auprès des institutions financières internationales et de la communauté des donateurs ».

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