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L’offensive des banques marocaines en Afrique est pointée du doigt par l’agence de notation. Dans son rapport publié jeudi 11 mai sur son site, l’agence révèle que l’augmentation des bénéfices des banques marocaines  en Afrique n’est pas sans risques.

Pour étayer son analyse, Fitch affirme que les banques marocaines  qui créent ou acquièrent des banques sur des marchés africains ayant des notes souveraines inférieures « sont exposées aux grands portefeuilles d’obligations des gouvernements que leurs filiales détiennent généralement ».

Allant plus loin, l’agence avertit que dans la plupart des marchés africains, les obligations souveraines nationales sont évaluées à plusieurs niveaux inférieurs aux obligations souveraines marocaines (BBB-). « Les environnements d’exploitation  généralement plus risqués, exposent les banques à un risque d’actif plus important et les normes réglementaires peuvent être moins développées qu’elles ne le sont au Maroc », argue Fitch.

En sus, l’agence étale dans son rapport les bénéfices enregistrés en Afrique en  2016 par les banques marocaines. « Les filiales africaines ont fortement contribué aux bénéfices des banques marocaines (32% en 2016 pour BMCE, 29% pour Attijariwafa et 12% pour Groupe BPC) », lit-on dans le document.

Le réseau des filiales africaines des banques marocaines, principalement dans les pays subsahariens, est considérable. BMCE a des filiales dans 19 pays africains, Attijariwafa dans 13 pays et la Banque populaire est présente dans 8 pays.

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