La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) et le gouvernement de l’État de Bauchi ont officialisé, le 29 juillet 2026 à Lomé, un accord de financement de 91,63 millions de dollars destiné à la construction et à l’achèvement de 24 projets routiers et d’ouvrages d’art stratégiques. Au-delà du montant, l’opération traduit une ambition plus large : renforcer la connectivité territoriale, désenclaver les bassins de production, fluidifier les échanges et soutenir une croissance plus inclusive dans le nord-est du Nigeria.
La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) et le gouvernement de l’État de Bauchi, en République fédérale du Nigeria, ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération avec la signature d’un accord de financement consacré aux infrastructures de transport. Paraphé au siège de la BIDC à Lomé par le président de l’institution, le Dr George Agyekum Donkor, et par le gouverneur exécutif de l’État de Bauchi, le sénateur Bala Abdulkadir Mohammed, cet accord porte précisément sur 91,63 millions de dollars américains. Il vise la construction et l’achèvement de 24 projets routiers et d’ouvrages d’art stratégiques à travers l’État.
L’enjeu dépasse toutefois la simple réalisation de chantiers. Selon la BIDC, le programme doit renforcer la connectivité entre les communautés urbaines et rurales, améliorer l’accès aux marchés ainsi qu’aux services sociaux essentiels, tout en réduisant les coûts logistiques. Il s’agit de faire des infrastructures de transport un levier direct de transformation économique, dans un État où la circulation des personnes, des biens et des productions locales conditionne fortement le dynamisme du tissu productif.
Un levier de compétitivité pour l’État de Bauchi
Le projet s’inscrit, de surcroît, dans une logique de cohérence avec les priorités publiques locales et nationales. Un communiqué de la BIDC communiqué souligne en effet que ce programme est aligné à la fois sur le Plan de développement de l’État de Bauchi et sur les priorités nationales de développement du Nigeria. Son objectif est de contribuer à la modernisation des infrastructures de transport, au renforcement de la compétitivité régionale et à la consolidation des chaînes de valeur agricoles et commerciales. Cette dernière dimension est loin d’être accessoire : dans une économie territoriale où l’agriculture et le commerce constituent des moteurs majeurs, la qualité du réseau routier influence directement la productivité, la circulation des récoltes et l’accès aux débouchés.
Les retombées attendues sont également significatives sur le front de l’emploi. La BIDC estime que le programme devrait générer environ 5 000 emplois pendant la phase de construction et 2 000 emplois permanents après l’achèvement des travaux. Ce double impact, immédiat et structurel, renforce la portée socio-économique du projet : à court terme par l’activité de chantier, à plus long terme par l’amélioration durable de la mobilité, des échanges et de l’attractivité économique de l’État.
Lors de la cérémonie, le président de la BIDC, le Dr George Agyekum Donkor, a insisté sur la dimension transformatrice de l’investissement. « Cet investissement reflète l’engagement de la BIDC à financer des infrastructures transformatrices qui créent des emplois, stimulent les investissements et améliorent les conditions de vie des populations », a-t-il déclaré. Il a ajouté que le renforcement de la connectivité des transports dans l’État de Bauchi doit permettre de réduire les coûts logistiques, d’améliorer l’accès aux marchés et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour une croissance économique durable et une intégration régionale accrue. Cette formulation éclaire la philosophie d’intervention de la banque : financer des infrastructures non comme des fins en soi, mais comme des multiplicateurs de développement.
La BIDC consolide son rôle de financeur régional
Le gouverneur Bala Abdulkadir Mohammed a, de son côté, présenté cet accord comme un tournant pour son État. « Cette collaboration avec la BIDC constitue une étape majeure dans la réalisation de notre vision d’une économie plus compétitive et plus résiliente », a-t-il affirmé. Le responsable nigérian a rappelé que les infrastructures de transport demeurent un moteur essentiel de l’investissement, de la croissance du secteur privé et de l’amélioration du niveau de vie des populations, tout en saluant un appui financier appelé à accélérer la mise en œuvre de projets à fort impact économique et social.
Au-delà du cas de Bauchi, l’opération illustre la volonté de la BIDC de conforter son rôle de partenaire stratégique des États membres dans le financement d’investissements durables. Le communiqué précise que cette intervention s’inscrit pleinement dans la stratégie GRO de la banque — pour Croissance, Résilience et Optimisation —, une doctrine destinée à promouvoir une croissance soutenable, à renforcer la résilience des économies ouest-africaines et à maximiser l’impact des financements sur le développement. En soutenant les infrastructures de transport dans l’un des États clés du Nigeria, la banque régionale confirme ainsi son positionnement : catalyser l’intégration régionale par des investissements concrets, visibles et structurants.

