Le Ghana reste noté Caa1 par Moody’s, qui a relevé la perspective de stable à positive, invoquant une amélioration des conditions de financement intérieur et une stabilisation progressive du cadre macroéconomique.
L’agence souligne une baisse des coûts de financement domestique, soutenue par l’assouplissement monétaire et l’amélioration de la situation budgétaire, ainsi qu’un regain d’activité sur le marché obligataire local. La reprise des émissions de dette intérieure pourrait, si elle se maintient, réduire progressivement les risques de refinancement.
Le Ghana a notamment récemment effectué sa première émission obligataire à 7 ans depuis 2023, après la levée des restrictions sur les émissions souveraines intervenues en mars à la suite du programme d’échange de dette domestique (DDEP).
Moody’s met également en avant une amélioration de la participation des investisseurs sur le marché des titres publics et une meilleure coordination entre politique budgétaire et monétaire, contribuant à stabiliser les conditions de liquidité et les rendements.
Malgré ces avancées, le profil de crédit du Ghana reste contraint par un niveau d’endettement élevé et des vulnérabilités structurelles, notamment la sensibilité aux fluctuations des taux de change et des prix des matières premières.
Cette évaluation intervient dans le cadre du programme soutenu par le Fonds monétaire international, axé sur la consolidation budgétaire et la soutenabilité de la dette.
Dans ce contexte, la trajectoire du Ghana est également jugée cohérente par d’autres agences de notation. Standard & Poor’s a confirmé le 27 mars la note souveraine du pays à B-/B avec perspective stable, estimant que le redressement économique post-crise progresse, tout en restant exposé à des risques élevés liés à l’endettement et à la dépendance aux matières premières.

