Le poste de contrôles juxtaposés (PCJ) de Noépé-Akanu, situé à 30 km à l’est de Lomé (Togo) à la frontière avec le Ghana, sera opérationnel à partir de novembre prochain, ont annoncé les autorités togolaises. Ce, sept années après son inauguration officielle.

« Dans le cadre de l’opérationnalisation effective du Poste de contrôles juxtaposés (PCJ) de Noépé-Akanu et de la redéfinition du corridor Abidjan-Lagos, le commissaire général de l’Office togolais des recettes (OTR) porte à la connaissance des opérateurs économiques qu’à compter du 1er novembre 2021, les opérations de dédouanement de marchandises en transit, au départ ou en provenance du Ghana à destination du Togo ou d’autres pays sont impérativement logées au Poste de contrôles juxtaposés de Noépé-Akanu », indique un communiqué de la régie financière du Togo.

« Sont ainsi visées, les marchandises chargées dans les ports, usines, entrepôts ou autres installations similaires en provenance du Ghana. Il en est de même du transit douanier de marchandises au départ ou en provenance du Togo à destination du Ghana ou d’autres pays », précise la même source.

En ce qui concerne le trafic des marchandises diverses achetées sur le marché ghanéen ou togolais, conclut le communiqué, les formalités de dédouanement sont domiciliées à la Division des opérations douanières de Kwadjoviakopé et au bureau de Douane de Ségbé, situés au Togo.

Des engagements pris de part et d’autres

Longtemps attendue, l’annonce de l’opérationnalisation de ce poste inauguré depuis le 3 novembre 2014 par Faure Gnassingbé et John Dramani Mahama (alors président du Ghana voisin) fait suite à une réunion ministérielle inter-Etats tenue le 8 octobre dernier entre le Togo et le Ghana, tous deux membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). Cette réunion avait regroupé, entre autres, les ministres des Travaux publics, de la Sécurité, des Affaires étrangères, et le commissaire des infrastructures de la Commission de la CEDEAO.

Plusieurs décisions avaient été actées lors de cette rencontre : il s’agit, entre autres, de la mise en place d’un comité provisoire de gestion composé de tous les responsables au niveau national des services frontaliers, présidé alternativement sur une base annuelle par le responsable chargé de la douane de chaque pays. De même, le commissaire général de l’OTR et son homologue du Ghana, le commissaire général de la « Ghana revenue authority », ont pris l’engagement de prendre les mesures appropriées sur les besoins immédiats du poste, de façon équitable, et même de contribuer à hauteur d’un million de dollars USD par chaque pays, pour la mise en œuvre immédiate des travaux visant à rendre le site opérationnel, avant la fin de l’année.

Difficultés

En effet, a-t-on appris de cette réunion voulue par les présidents Faure Gnassingbé et Nana Akufo-Addo, le poste fait face à plusieurs obstacles d’ordre logistique qui retardent le démarrage de ses activités, malgré les rencontres effectuées depuis 2014 par les deux parties : des difficultés relatives à la fourniture durable d’électricité, à l’approvisionnement en eau, à la connectivité internet et téléphonie mobile; d’interconnexion des systèmes informatiques douaniers des deux pays; de fonctionnement et de la maintenance du scanner, du pont bascule et autres équipements; de l’entretien et de la gestion courante du site; ainsi que du renforcement de la sécurité du poste localisé au Togo.

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