Une mission de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) est attendue ce mardi à Lomé pour « analyser le contexte sociopolitique global » et « identifier les secteurs pour lesquels l’action de la Francophonie pourrait être utile à cette étape ».

 

Selon un communiqué de l’instance, la Secrétaire générale Michaëlle Jean « dépêchera du 10 au 13 octobre 2017 une mission politique de haut niveau » à Lomé, « dans le prolongement de son accompagnement en faveur de la consolidation du processus démocratique au Togo ». La délégation sera conduite par Aichatou Mindaoudou Souleymane, ancienne ministre des affaires étrangères du Niger et ancienne représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire.

Dans cette perspective, poursuit le communiqué, la délégation rencontrera notamment les autorités nationales, l’ensemble des acteurs politiques et de la société civile, les responsables d’institutions impliquées dans la vie démocratique, ainsi que les partenaires bilatéraux et multilatéraux. Le pays traverse en effet une crise politique depuis le 19 aout, date à laquelle Tikpi Atchadam, le leader du PNP a appelé à des manifestations dans plusieurs villes du pays pour réclamer le retour à la constitution de 1992 et le vote de la diaspora.

Du côté de l’opposition, cette mission n’est pas la bienvenue. Et pour cause, la nigérienne Aichatou Mindaoudou est soupçonnée d’avoir pris fait et cause en 2005, aux temps forts de la crise politique intervenue suite au décès du feu Eyadema.

« Je la recuse, et je ferai tout pour que l’opposition la récuse », avait déclaré Jean-Pierre Fabre, le leader de l’opposition, lors des dernières manifestions de rue. « Mes collègues sont dans la même réflexion que moi. Nous pensons qu’elle n’a pas les qualités requises, qu’elle n’a pas les compétences parce qu’elle n’a pas les convictions pour mener à bien une médiation qui soit impartiale », a-t-il ajouté.

 

« Une date pour l’organisation du référendum »

Dans un communiqué  conjoint publié mercredi 4 octobre, la CEDEAO, l’Union africaine et le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel ont annoncé avoir pris acte « en particulier de l’adoption du projet de loi constitutionnelle visant à modifier les articles pertinents de la Constitution togolaise ». Par ailleurs,  ils appellent les acteurs politiques à « poursuivre le dialogue sur cette question importante de manière pacifique », après avoir demandé à l’exécutif, dans ledit communiqué, de « fixer une date pour l’organisation du référendum ».

Mais avant, d’autres diplomaties se sont prononcées sur la crise togolaise. L’Union Européenne, la France, l’Allemagne, les Etats-Unis et la Coordination du Système des Nations unies, par le biais de leurs représentations au Togo, avaient appelé les Togolais à « s’inscrire dans un dialogue pacifique » en vue de l’adoption des réformes recommandées par l’Accord Politique Global de 2006.

Pour l’heure, la majorité se réserve de tout commentaire au sujet de ces différentes interventions.

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